Diana Ianakieva

En parallèle de son métier d’architecte, sa pratique artistique gravite principalement autour de la photographie, de la gravure et de la vidéo. Les principaux thèmes de ses réalisations sont basés sur une recherche et une expérimentation par la gravure qui tentent plus particulièrement d’explorer le vide qui anime la matière, de chercher une tonalité générale pour faire ressortir des matérialités, d’explorer les fonds pour créer une atmosphère et mettre en valeur leur contenu, d’explorer l’empreinte, la trace sans vouloir les définir ou chercher une finalité. Aussi, par la photographie, elle tente de composer des cadrages avec des matières et des végétaux, de capturer des moments de vie des autres, des coins et recoins urbains pour explorer au hasard des histoires et compositions abstraites qui se présentent à nous. Par les vidéos elle essaie d’attraper des moments du quotidien, spontanés et innocents, laissant la perception par leur transformation « libre et ouverte ». Sa pratique artistique est nourrie en grande partie par le processus de création en lui-même, basé sur l’intuition et d’une certaine manière sur l’innocence de la création d’une œuvre, en laissant place à l’inattendu. Par ses travaux artistiques, elle tente d’explorer l’imaginaire pour traiter l’irréel afin de composer des espaces-temps où l’irréel laisse place à la rêverie, à l’errance. Il est ainsi question d’explorer à l’aveugle, en faisant confiance à l’intuition, les contradictions, les accidents et les doutes afin de révéler une autre réalité, la sienne. Gravitant autour du primaire et de l’innocence, sa démarche touche au réapprentissage et renvoie de manière analogique à l’infans, « l’enfant à l’esprit inachevé, sur la collecte systématique et sur le postulat de la possibilité de la découverte émerveillée » .

La spontanéité et l’expression libre sont mises à l’épreuve car il n’y a rien d’immédiat. L’émotion ou l’impulsion sont là quelque part en attente pour devenir lentement, par l’exploration et la transmission, une matière affective. Ces sensations intimes font naître et constituent une histoire particulière, racontée à un moment singulier afin de devenir un récit sous une forme imaginaire et bâtie.

Îlot

L’Îlot à accueilli diverses personnalités et pratiques au cours des dernières années. Aujourd’hui, ce sont 3 artistes-artisanes qui font vivre l’atelier niché au cœur de la Krutenau. Établis, pinceaux, billots, crayons, papiers, limes, aquarelle et plantes vertes cohabitent dans cet espace chaleureux baigné par la chaleur du thé ou du soleil selon la saison.L’atelier ouvre ses portes sur rendez-vous pour des initiations lors desquelles Charlotte et Yvanne partagent leur sensibilité à travers leur pratique de la bijouterie. Valérie de son côté, dessine et peint le vivant avec une attention particulière portée au détail, à la couleur et au trait.Pour l’édition 2023 des Ateliers Ouverts, L’Îlot invite deux artistes dont les œuvres tissent des liens entre les pratiques de chacun. La photographie de Jérôme attire notre regard sur le petit, le fragile, la poésie et la part de rêve qui se cache dans les détails. Pauline réalise des sculptures en papier d’une grande finesse sur le thème du cabinet de curiosités.Cette année l’atelier réunit cinq artistes qui s’expriment à travers des formes et des techniques minutieuses, précises, attentives. Cinq artistes qui se réjouissent d’ouvrir les portes de leurs univers.

Iwan

La galerie Iwan est aussi un lieu de pédagogie, d’exposition et de rencontre. Cela fait 20 ans que cet espace, nommé « Iwan » (en hommage à l’architecture iranienne) sert de cadre à ces activités. Et le hasard crée une place devant mes humbles vitrines ! Place encore inconnue à Strasbourg. Lieu à découvrir.Depuis 2003 ce sont près de 30 expositions qui ont été montées.

In Extremis

Association IN EXTREMIS Situé au 27 rue sainte Madeleine, l’espace d’exposition IN EXTREMIS est un Atelier à la forme particulière : c’est l’atelier d’une collection et non un atelier d’artistes au sens strict du terme. Depuis plus de 30 ans, le lieu permet à l’association In Extremis de présenter à l’occasion d’expositions temporaires les œuvres d’artistes figurant dans la collection de photographies de la collectionneuse strasbourgeoise Madeleine MILLOT-DURRENBERGER. Pour la collectionneuse, la « cave » de la rue sainte Madeleine est un lieu propice pour proposer à un large public de partager avec elle non seulement les richesses de sa collection mais surtout ses émotions de collectionneuse, ses découvertes, l’importance de ses relations directes et personnelles avec la plupart des artistes figurant dans sa collection. Par le biais d’expositions parfois thématiques, parfois monographiques, Madeleine, soutenue par ses amis de l’association In Extremis, partage sa connaissance et ses choix en matière de photographie (principalement contemporaine). Pour réellement partager au mieux sa passion, Madeleine assure elle-même des « visites guidées » à l’occasion de chaque exposition, répondant à toutes les questions. Bien souvent, quand cela est possible, elle invite les artistes qu’elle expose à venir sur place rencontrer le public ; d’autres fois, signatures de livres d’artistes, lectures, performance chorégraphique accompagnent les expositions.

 

In Extremis participe à chaque nouvelle édition des Ateliers Ouverts depuis 2010 en organisant une exposition collective issue de la collection avec dizaine de photographes. Ils seront présents lors des deux week-ends.

IDeE Designers

IDeE est une association à but non lucratif engagée dans la promotion du design.

Elle a pour but de favoriser la démarche design dans les entreprises et de sensibiliser le grand publique à cette discipline.
Elle initie des collaborations entre artisans, industriels et designers sous la forme de groupes de travail afin de valoriser le savoir-faire de ces entreprises.
Attachée aux secteurs en mutations ou en difficultés, elle vise à proposer des innovations portées à titre non exhaustif sur les processus, les transferts de technologies ou sur des réorientations en termes de marchés qui donneront une visibilité nouvelle à l’entreprise.
Nous pensons que le design est un processus qui doit nécessairement passer par l’expérimentation ; que de l’inattendu peut émerger la beauté, la pertinence, le désir.
L’association se développe depuis 2007 et accueille chaque année de nouveaux membres.
Le partage d’expériences et la préservation du patrimoine artisanal et industriel demeurent les deux principaux motifs de son existence.
Notre activité s’articule en trois axes principaux, les workshops, les expositions et l’organisation de conférences.

Les workshops

Depuis 19 ans, les workshops sont la principale activité de l’association. Ils permettent de faire la démonstration du design en entreprise.
La démarche design s’applique à tous les matériaux et toutes les échelles de production : de l’artisanat à l’industrie, du grès au verre en passant par la cire.
Les différentes collaborations engagées au fil des années sont la preuve par le faire que le designer a sa place dans tout type de projet.
De par la dynamique qu’il impulse sur le territoire, il participe à faire perdurer des savoir-faire et des métiers.
Les projets sont à retrouver dans leur intégralité sur notre site :

https://designers.alsace

Les expositions
Les expositions sont pour l’association l’occasion de valoriser les résultats des workshops.
Elles permettent de promouvoir le travail réalisé avec les partenaires et mettent en valeur leurs savoir-faire autant que les compétences des designers.
Dans ces expositions, ce sont l’intérêt de l’élaboration commune des projets ainsi que la richesse des propositions déployées par le groupe qui sont donnés à voir.

Les conférences

Les conférences nous permettent de présenter notre métier de designer et dialoguer autour de la discipline, ses pratiques et ses applications.
Discussions, débats, échanges d’idées et de points de vue entre professionnels et tout un chacun ; elles permettent aux membres d’engager un travail réflexif sur leurs activités, de nourrir leur pensée et mieux se positionner dans une profession en constante évolution. Ces rencontres sont ouvertes à tous, publiques avertis ou curieux !

Florence Ichter-Simon

 Mars 2026   Artiste franco-néo-zélandaise, née en Mulhouse, Florence Ichter-Simon s’est installée à Lapoutroie dans le pays Welche depuis 2014.  « Issue d’une famille d’industriels textiles alsaciens et de coloristes je collectionne toute sorte de des matériaux, des tissus, des patrons de vêtements et autres objets découverts dans les tiroirs familiaux. Au cours de mes voyages je glane et je rapporte des morceaux d’affiches, des articles de journaux, des mots mêlés ou croisés.  Ma pratique artistique est profondément influencée par mes racines et mes voyages, ainsi que le monde dans lequel je vis. Elle est le témoin de la mutation du monde. Elle laisse place à l’esthétique, au questionnement et à une vérité subjective.  L’intention est de m’en inspirer et de les introduire dans mon travail selon ma réflexion philosophique et après une sélection minutieuse des mots et de manière plus spontanée avec les couleurs. Mon travail contient des messages personnels liés à l’actualité, à la condition de la femme et au respect de l’environnement. Je travaille sur papier ou bois avec des encres, des pigments naturels, du graphite, de l’acrylique et de l’huile.  Ces dernières années je me tourne de plus en plus vers une abstraction totale avec des aplats de couleurs mêlés à des structures et des traits de pinceaux plus graphiques laissant de moins en moins apparaitre les mots.  Je tente de combler le fossé entre l’art et la vie quotidienne comme le faisait Robert Rauschenberg dans les « combines » et François Dufrêne dans les dessous d’affiches. Mon travail avec des encres est également fortement influencé par Fabienne Verdier »

Ilana Isehayek

Ilana Isehayek débute sa carrière au Canada avant de s’installer en France il y a une vingtaine d’années. Ses origines et son parcours apparaissent dans son travail à travers l’attention soutenue qu’elle porte à la question des racines, du voyage, des cultures d’origine et d’adoption. Une de ses préoccupations majeures est de créer du lien entre le passé et le présent, l’histoire et le vécu, en définissant le rôle du public dans l’œuvre, son regard ou son approche physique du lieu. Travaillant tour à tour la peinture, la sculpture ou l’installation, elle développe un langage très personnel où les motifs de la barque, d’éléments de planisphères en forme de fuseaux et de la toupie sont récurrents. S’y ajoute depuis quelques années une recherche sur la place du corps dans l’architecture qu’elle traite de manière littérale par l’aménagement de sculptures en creux, propres à recevoir des corps. Depuis ses débuts, elle est fidèle au bois qui occupe une place centrale dans son œuvre. Sollicitée à de nombreuses reprises dans le cadre de commandes privées, du 1% artistique ou de commandes publiques, elle travaille sur l’idée de l’écriture d’une partition commune entre un bâtiment et une œuvre d’art commanditée. Barbara Bay