Elena Gutmann

Elana Gutmann brings together paintings and works on paper created in resonance with that which is not often noticed, seen or heard. In myriad forms, this latest body of the artist’s works considers touch,  place, and scale as sensory points-of-entry to dream with, to contemplate, to imagine, and reimagine. Colors shimmer and cool, lingering and inviting suggestions of rivers, horizons, lush undergrowth, figure and form. They draw us in at close proximity and open from afar. 

 

Elana Gutmann lives and works in Basel, and engages in project-based residencies and collaborations in a variety of countries and contexts. In concert with her work in the studio, Gutmann has been engaging in arts-in-social justice projects, primarily in Paris and New York, for over three decades. Her artworks are grounded in dialogue and a process of inquiry and discovery — a conversation with the work as it evolves. Inspired by her research into mycorrhizal networks, and exchanges with international scientists and ecologists, the artist’s latest body of work considers connectivity, imagination and flourishing in our relationships and interactions with all living things.

Aiia Gonchar

Je m’appelle Aiia Gonchar, artiste née en Ukraine et installée en France depuis plus de dix ans. Diplômée d’un DNSEP en peinture à la Haute École des Arts du Rhin et de l’Institut Européen des Arts Céramiques, je travaille aujourd’hui dans mon atelier à Guebwiller. Ma pratique se déploie à travers la sculpture, la céramique, la peinture et la photographie.

Guy Buecher

Mon atelier se situe à l’étage du Bâtiment bleu qui contient 4 appartements. le bâtiment est situé  du côté droit le long de la route qui va de Wintzenheim à Munster. l’atelier est petit et mansardé et j’y travaille avec ma compagne. Nous avons également deux petite pièces adjointes pour stoker nos toiles et du matériel

Gad

Gad, 
l’art digital qui remonte le temps !  On entre dans l’univers de Gad comme dans une soucoupe volante, immédiatement immergé dans un monde à venir aux tonalités futuristes : figures androïdes, couleurs métalliques, science-fiction…  Mais, immédiatement, un gouffre s’ouvre, d’où surgissent des manifestations de temps révolus : déesses, icônes, ancêtres… Dans cet entre-deux, se vit l’expérience absolue de l’art, celle qui parle de l’origine et de l’humanité à venir.  Ici, pas d’intelligence artificielle. Le pinceau numérique aux mille embouts est animé par une réflexion sensible, une gestuelle créative unique ; pour saisir l’insaisissable : la rencontre du passé et du présent, de l’antiquité et de la modernité, du sacré et du profane, du mystère et de la lumière… C’est au coeur du féminin, là où l’humanité est en perpétuelle gestation, que se jouent nos identités et nos libertés. Ces héroïnes, qui se présentent toujours de face, nous ouvrent l’espace d’un instant, un événement qui s’annonce, sans rien dire encore de ce qui arrive… Une question qui n’attend pas de réponse, une interpellation.  Il n’y a rien de léger au milieu de ces lignes douces, lisses et élancées, rien de simple au cœur de ces couleurs primaires, rien de clair au fond de cette lumineuse obscurité. Ou alors, tout est si léger que même la terre se dérobe sous nos pieds. Seul le spectateur peut ici sauver ce qui reste à sauver. Il devient le point convergent de l’œuvre. Il se tient là où toutes les lignes, et tous les regards, conduisent. Dans leur posture transcendante, les œuvres de Gad, nous invitent, avec clarté et fermeté, à relever les yeux, la tête, le corps, l’humain et l’humanité que chacun porte en soi.

Julie Galanakis

Un travail de recherche sur le recyclage et la transformation. Les différentes matières qui se confondent et comment faire ressortir les empreintes par la lumière. Un rapport à la nature et au minéral qui prédominent dans mes expérimentations. Au départ dans les illustrations et ensuite dans le volume, j’essaie de traduire la place de la nature et de l’homme. Dans un second temps, il ya ma recherche de forme et de texture sur les transparences. Je n’en suis qu’aux prémisses et la Terre me permet d’y découvrir de nouveaux horizons.

Julie Galanakis

Voici mon lieu d’expérimentation où je peux allègrement salir l’espace et cuire mes pièces si nécessaire. A la base ce bâtiment était un garage où j’ai fait installé l’électricité pour le four céramique et j’envisage la fabrication d’un four à raku et pour les cuisson primitive (projet en cours). J’aimerais par la suite investir le jardin…   

Hier ist mein Experimentierort, wo ich nach Herzenslust Unordnung machen und meine Stücke bei Bedarf brennen kann. Ursprünglich war dieses Gebäude eine Garage, in der ich Strom für den Keramikofen installiert habe. Ich plane den Bau eines Raku-Ofens und eines Ofens für traditionelles Brennen (Projekt in Arbeit). Anschließend möchte ich mich dem Garten widmen…

Corine Grosheitsch

La peinture est pour moi une évasion quasi méditative et un moment hors du temps. Les jeux de teintes sont infinis et quelques détails suffisent à modifier une toile. Cette démarche de création est un plaisir que la peinture permet de partager. La peinture peut embellir notre environnement et servir de support à nos démarches esthétiques.

Gilles Orage

Après une formation en art aux Beaux Arts de Metz puis en design textile aux Beaux Arts de Lyon, entre l’envie de prendre la parole au travers de formes sensibles et l’exigence d’un savoir-faire dit simplement décoratif, il me fallait formellement éviter le déchirement dans ma pratique. Je décide alors de traverser ce hiatus par la voie rédemptrice de l’idiotie et d’avoir le droit de m’émouvoir à chaque fois que je parcours mon salon ou pose les yeux sur un bibelot. Ornements et autres légèretés deviendraient donc des idées redoutables et soudainement mon travail s’incarne assez librement, que ce soit par le dessin, la conception d’objets, la performance ou encore, par l’élaboration de « titres parfaits » avant même de savoir ce qu’ils habilleront.
Ma pratique est donc un véritable processus de collecte pour laquelle il faut toujours rester hautement vigilante. Il s’agit ensuite de coller, ou plus précisément, de mettre en scène un quotidien de motifs récurrents devenant suffisamment obsédants pour s’imposer comme des ensembles de formes que je dispose et réarrange sans cesse :

 

« Objets qui brillent, catastrophe domestique, objets qui ne brillent pas, sosies de coupes de cheveux dans la même journée, toutes sortes d’images préfabriquées et autres boîtes de conserve, objets détestables tant par leur forme que pour leur propriétaire, mon chien, phrases entendues, divinations hasardeuses avec un jeu des sept familles, répliques imaginées trop tôt ou trop tard, blagues faites ou à ne pas faire, Divas des années 70, reproches, situations financière, amoureuse, rêvée ou accidentelle, titre de chanson française, bêtise et courage de mon chien, bêtise et courage que je m’attribue … ».

 

De ces séries de citations ou collections inévitables, j’imagine alors des scènes (en dessin, installation ou situation) comme des décors où quelque chose est sur le point de se produire, rejouant ces motifs pour le simple plaisir de la réplique. Dans un jeu de mise en relation perpétuelle des images et afin d’établir un récit esthétique et poétique, mon travail est toujours dans un écart, se situant tout juste entre le plaisir du bel écrin, la vague impression laissée, la simple suggestion ou la situation inextricable.

Philippe Godderidge

2022 03 24  Le travail   Faire une sculpture première Pas primitive mais première. Qui aurait pu se faire avant la symbolisation des signes. Pas d’idée, pas de symbole. Une sculpture abstraite et pourtant ambiguë qui ferait penser à… Une sculpture qui parlerait de la sculpture, des sculptures. Faite comme je fais les dessins. Le simple fait de poser l’encre sur le papier, c’est déjà le dessin. Le simple fait de manipuler la terre, c’est déjà la sculpture. Comme le feraient les enfants et pourtant ailleurs aussi. Ailleurs que dans l’enfance. Dans un monde simplifié au simple fait de faire. Le monde de l’intuition qui me pousse à mettre en forme les images qui surviennent sourdement au moment même où je travaille. Je fais pour penser. Faire pensée. Je m’appuis sur le travail produit ou en train de se faire pour construire mon histoire. Animé par la force des matériaux. Regardant comment ils apparaissent et comment naissent entre eux des relations intimes. Des fusions, des guerres sans merci. Je les rapproche c’est tout. Je les mène en relation avec moi, avec mes mains. Ma peau, ma tête aussi. Un son naît du pot que je construis. Un son comme une échographie au cœur du pot. Issu du pincement régulier, le geste répété. Un son qui perdure dans l’atelier et qui accroche la forme à mes oreilles. Le corps entier est attentif, tendu, concentré sur la fabrication. Je regarde. Comment la terre rencontre mes mains et comment la forme rencontre mes yeux et mes oreilles. La cuisson, c’est autre chose, c’est une affaire de temps : changer le temps de la terre. Ralentir. Changer le temps de mon regard. Rien ne se fait sans ce ralentissement général. Il faut le temps que les choses naissent, qu’elles apparaissent au monde, qu’elles m’apparaissent. Il me faut ce temps de faire pour entrevoir ce que je suis. Et tous les jours refaire. Inlassablement. Sans compter, ni le temps ni l’énergie. Refaire pour voir, enfin. Voir les traits et les espaces du dessin, voir les masses et les couleurs de la sculpture. Voir l’humanité du pot.