Luc Georges

Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Dijon
Enseignant en graphisme/image/communication au Quai école d’Art de Mulhouse
Conseil en communication et dirigeant d’agence à Mulhouse. Retraité.
Une vie professionnelle passée dans la communication, l’image, le graphisme,
après une formation reçue dans une école d’Art, a forcément une influence sur ma propre
perception de la photographie.
A l’époque des sites de liens sociaux, des smartphones où seul un index valide
suffit pour faire une photo, il est utile de se poser la question du statut d’une image
photographique aujourd’hui.
Est-elle objective ? Le message photographique est-il un message codé ?
Poser la question, c’est déjà y répondre.
Entre l’émetteur et le récepteur, il y a un filtre. Et ce filtre c’est l’auteur. Le
photographe filtre ses images pour les restituer à son public. En ce qui me concerne, mon
filtre est fait de ma culture, de mon passé, de mes convictions, de mes doutes et de mes
engagements.
Pour moi, la photographie est plus qu’un document. Elle fonctionne comme un dialogue,
un échange entre le photographe, les personnes photographiées qui ont participé au
projet et le spectateur.
Aujourd’hui, je questionne principalement la société et son cadre de vie.

François Génot

François Génot emprunte son attitude et l’élan de sa démarche à la résistance et à la prolifération du vivant. Il élabore un langage formel sensible et énergique rythmé par l’expérience des lieux. Les déplacements, la collecte et une attention particulière aux matières, aux formes et aux phénomènes naturels nourrissent sa pratique. Son attention à la nature sauvage du quotidien qui habite nos espaces anthropisés, lui ouvre des portes sur les mondes humains, animaux, végétaux ou minéraux en présence, avec lesquels il tente de trouver de nouveaux modes de cohabitation et de partage. Les procédés développés au grès des saisons et des différents milieux qu’il fréquente lui permettent d’entretenir une collaboration active avec le vivant. Les méthodes empiriques nées de ses systèmes d’attentions, des jeux de formes et de matières, des actions de terrain témoignent d’une démarche tournée vers la compréhension et la traduction d’autres formes de langages, des modes d’expression du vivant.

Annie Greiner

A 63 ans, Annie Greiner poursuit ses chemins avec une singulière intensité, tout en affrontant la maladie. Peintre de combat, elle est en guerre contre elle-même.

Michel Giesi

Temps, espaces, lignes et formes et par dessus tout la lumière ont été et restent autant de sources d’inspiration et d’envie de photographies.
Lorsque aujourd’hui le travail est réalisé en « labo numérique », il se cantonne à de minimes retouches. Pas de chirurgie esthétique.
Toutes mes photographies viennent en réponse à un questionnement :
– la photographie n’étant jamais le simple recueil du réel, ce qui nous semble palpable l’est-il vraiment ? Ne serait-ce pas en fin de tout compte une simple question de disposition d’esprit ?
Les images photographiques qui habitent ma mémoire sont celles de Manuel Alvarez BRAVO, Raymond DEPARDON et Michel DIEUZAIDE.
Matériel :
– boitiers Olympus (OM1 et OM2), optiques Zuiko 35mm, 50mm et 100mm
– boitier Canon EOS Mark II, optiques Canon 24mm/105mm et 70mm/200mm

Maria-del-sol Godard

Ambre Langlois, Maria-del-sol Godard et Elsa Varin co-fondatrice en juillet 2014 de l’atelier graphique Terrains Vagues basé à Strasbourg.

Après avoir obtenu un master en graphisme et didactique visuelle à la Haute école des arts du Rhin, nous avons fondé l’atelier graphique Terrains Vagues en juillet 2014. Chacune de nous se complète par des connaissances et des compétences qui lui sont propres, ce qui apporte au collectif un champ d’action large et une variété des points de vue.

Notre pratique graphique s’étend de l’image à la mise en espace. Nous avons aussi à coeur de développer un graphisme vivant et participatif au sein d’ateliers et à l’aide d’outils pédagogiques.

Nous nous intéressons particulièrement à la façon dont les spectateurs reçoivent nos productions graphiques. Nous portons aussi une grande attention au processus de découverte du public lors d’ateliers ou au sein d’expositions. L’un de nos buts est en effet de s’éloigner d’un graphisme figé et parfois élitiste, afin de sensibiliser le plus grand nombre tout en restant pertinent.
Nous nous attachons dans chacun de nos projets à faire correspondre les moyens de production et le contexte de réalisation des supports. Ceci nous est possible grâce à la diversité des techniques que nous maîtrisons et à notre intérêt certain pour l’économie de moyens.

Maria-del-sol Godard + Ambre Langlois + Elsa Varin

clients et collaborations :
Eurométropole de Strasbourg — Université de Strasbourg — Musées de Strasbourg — Haute école des Arts du Rhin, Strasbourg — Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg — Médiathèque André Malraux, Strasbourg — Musée Adolf Michaelis, Strasbourg — Association des Amis du musée Adolf Michaelis, Strasbourg — Librairie Séries Graphiques, Strasbourg — Shadok, la fabrique du Numérique, Strasbourg — Festival Longevity, Strasbourg — Le Relais Est — Imaginarium, Lille — Colas SA, Magny-les-hameaux — Université de Besançon — Association Juste Ici, Besançon — Éditions de l’Épure, Paris — Le Signe, Chaumont — Le Vaisseau, Strasbourg — Le musée départemental Albert Khan, Boulogne Billancourt — Association Strasbourg-Méditerranée — Association La fraternelle, Saint-Claude

Jean-Christophe Gresse Hohnadel

JeanChristophe Gresse Hohnadel
www.jcgressehohnadel.com

Chaque toile raconte une histoire à condition de s’y plonger avec une attention délicate. Le regard peut l’appréhender de très loin et puis s’approcher progressivement pour éviter de passer à côté de détails essentiels.

« Tempus fugit », prenons ce temps-là tant qu’il nous est donné, tel est le message.
Bruns, ocres, couleurs terriennes, jaunes orangés forment les fonds. Rien de fixe, de statique cependant…les nuances se déclinent au gré de la lumière. Les aplats s’associent pour se dissocier sitôt la prunelle de nos yeux posée.

L’écriture y figure toujours, sentinelle postée en rappel d’un passé qui nous a permis de décoder le monde. Mais elle évolue ; d’inclusions figée, elle se glisse à présent sur toute la surface en signes lancés comme des messages. Tantôt, tout en douceur et en langueur, les caractères diffusent une poésie infinie. Tantôt hérissés comme des piques, mordants comme des avertissements, ils sont cris muets à écouter.

Les symboles, peu à peu, ont pris possession des tableaux de l’artiste.
Le carré s’oppose au cercle, le réalisme à un monde taillé de toutes pièces, clés de lecture de ces créations, toujours en recherche dans une troublante incertitude qui pose question.
L’artiste narre sa vision du monde comme s’il se trouvait dans l’impossibilité de faire un choix. Au travers de ses expérimentations picturales, il cherche une voie, tenant dans sa main crayons et pinceaux comme le funambule tient sa perche pour rétablir toujours l’équilibre entre le cosmos et lui-même. Nomade ou sédentaire, incertitude ou conviction, terre ou imaginaire, infinitude ou cloisonnement ? Rien n’est monisme, tout est dualité…

Quand je l’interroge, l’artiste soupire et explique le plaisir de créer, ses questionnements, ses doutes et le bien-être qui en résulte lorsque l’œuvre, enfin, est aboutie. Il insiste sur le long cheminement de l’idée dans son esprit avant que le crayon ne soit apte à la poser sur le croquis préparatoire.
A présent, il manque déjà de place, d’espace car son horizon s’élargit encore.
Ses signes débordent de la surface du tableau, prennent leurs quartiers sur les bords ou finissent cachés dans l’envers du décor.
Rien n’est figé, clôturé, tout reste à dévoiler, détecter, repérer.

Danièle FRAUENSOHN

Yolaine Gettlife

 elle développe un travail où se croise le mouvement, l’image numérique et les arts plastiques. Elle met le corps au cœur de nos interrogations, comme une identité à reconstruire, à réinvestir. Le corps lui sert de support, de matériau, ou de symbole. Son intérêt se porte sur lʼexpérience, lʼutilisation de lʼespace comme outil, les réactions sensorielles avec toutes les connexions du geste. Le mouvement est une expérience fondamentale de lʼexistence. En quelque sorte un discours sur lʼêtre, un lieu dʼéchange de lʼhomme avec lui-même, avec les autres et son environnement, finalement un espace du regard.

Delphine Gutron

Je peins des souvenirs et grave la mémoire des lieux. Mon travail s’attache à raconter des espaces emblématiques, porteurs d’histoires, où l’intime rejoint l’universel. Je cherche à donner forme aux récits, à ces fragments du passé qui nous habitent et façonnent notre perception du monde. Dans mon atelier au Séchoir, mes oeuvres traduisent cette quête : celle de dire l’instant, le lieu, l’histoire. Chaque image devient un passage entre le réel et la mémoire, du mythe personnel aux mythes plus universels. À chacun sa narration.