Bruno Friedmann

L’atelier sonore (atelier n°7) de la communauté d’artistes Le Séchoir à Mulhouse est utilisé par Markus Buser et Bruno Friedmann pour explorer et réaliser leurs projets sonores et musicaux. La proximité et le contact avec d’autres artistes de la communauté sont très stimulants et passionnants selon : la nouveauté surgit aux frontières. L’atelier sonore comprend un ensemble de huit haut-parleurs – bien sûr portables dans d’autres salles et salles de concert – qui peuvent être utilisés pour spatialiser les sons, la musique et les installations. Actuellement, il est constitué d’une installation de haut-parleurs avec 24 minuscules haut-parleurs pour explorer les mouvements des fréquences uniques et leur harmonie ou le mouvement d’un essaim. Les membres d’essaim, appelés boids, sont représentés par des éléments sonores.
Très souvent, des développements complexes de logiciels de sonorisation sont testés ici, et présentés à d’autres pour améliorer et affiner le concept, la réalisation et l’interface utilisateur.

Depuis ses études de base (dans les années 1980) à l’Université de Karlsruhe et en partie à la Hochschule für Musik Karlsruhe en technique de communication, ingénierie biomédicale et cybernétique, il aime déjà se concentrer sur la théorie des systèmes et les aspects cybernétiques et ses applications à l’interaction humaine comme la perception et la production de sons et de musique, l’action et la réaction physiquement et mentale aux stimuli multimodaux. Ces bases font que son intérêt pour la composition et le travail avec la musique est unique et particulier.

Dans son travail, Bruno Friedmann aime influencer, augmenter et défier la perception auditive humaine en utilisant les possibilités électroniques contemporaines. Ce n’est pas la création de sons et de musique électronique qui est la première, mais plutôt les émotions suscitées. Comment un son complexe, techniquement créé, est-il perceptible et quel genre d’émotions sont touchées ? Quelles sont les différences dans la perception et le contenu technique du son ?

Anita Frei-Krämer

lebt und arbeitet in Kehl, Baden-Württemberg und in Ostwestfalen-Lippe, Bielefeld, Nordrhein-Westfalen
1973 – 1977 Studium: Visuelle Kommunikaton FH Bielefeld FB Design bei Prof. Karl-Heinz Meyer und Prof. Dr. Roland Günter und Dr. Richard Hiepe. Abschluss: Diplom-Designerin grad. FH
1950 in Odelshofen Kreis Kehl, Baden-Württemberg geboren

Hélène Fuhs

Née en 1965 en Lorraine.Diplômée des Arts Plastiques de Strasbourg,elle obtient le premier prix du Club de la Presse à S’TART 2003 ainsi que la distinction Toile d’or de l’année 2013 de la Fédération Nationale de la Culture Française. Peintre professionnelle ,elle ouvre en 2007 une Ecole de peinture à Saverne.
Hélène Fuhs présente sa série « A Fleur de femmes »et nous propose un monde fait de poésie et de questionnement.

Laura Frennet

Dessiner,
Assembler lignes, formes, couleurs.
Tracer, effacer, peindre,
Composer une image.

Ecrire
Un mot, une phrase, un texte.
Raturer, recommencer, déchirer,
Réécrire.

Modeler,
Malaxer la terre,
Creuser, évider, construire.
Détruire, reconstruire, sculpter.

Rechercher l’équilibre,
Le beau, le vrai, l’harmonie.
Viser la force et la justesse.

Préférer le déséquilibre,
Le fragile, l’éphémère, le mystère.
Accepter le hasard et la surprise.

Chercher, expérimenter, oser.
Varier supports et techniques.
Développer les effets à l’infini.

Mon art se situe à la limite entre suspension et saturation, entre douceur et violence.
Verticalités et ruptures, rondeurs et tendresses, lignes et matières vous invitent à sentir et ressentir.
Partagez mes traces de mémoire, de vie et de survie.

Carolina Fonseca

Née en 1987 en Cali, Colombie. Étudiante à l’École Supérieure d’Art de Lorraine.
Vit et travaille à Metz, France.

Au travers de son travail, elle questionne les différentes pratiques de vie individuelles au quotidien, le contexte dans lequel elles apparaissent et la manière dont elles forgent les usages de la vie collective. Les interrogations laissées en suspens après l’ère coloniale, les activités qui en sont affectées (telles que le tourisme, l’oisiveté et la façon d’habiter un espace) et celles soulevées par les migrations actuelles sont au cœur son travail.
Celui-ci oscille entre l’intime et le public, la fiction et le réel, l’individu et la société, la chambre et le paysage, en passant par la maison et la rue, et s’étend du passé au présent.
Son vocabulaire se nourrit de l’esthétique des objets du quotidien, obsolètes ; des choses dites insignifiantes. Elle se sert de matériaux de récupération, peu coûteux et précaires.
Ses questionnements l’ont conduite naturellement vers une pratique du volume et de l’installation, vers le geste et le faire. Comme, par exemple, le moulage, le tissage et l’assemblage. Ces gestes, parfois méditatifs, prennent de l’ampleur avec le temps et vont à l’encontre d’une société actuelle orientée vers le rendement, l’accélération, l’industrialisation, etc.

Cécile Férard

Artiste, portraitiste, plasticienne, le travail de Cécile Férard évoque le corps, ses formes et ses attitudes. Elle aborde le portrait comme une recherche de l’autre.
Durant son cursus à l’École Nationale Supérieur des Arts de Dijon, elle développe une pratique de la peinture, tout en explorant la vidéo, le volume, et le dessin. Elle en sort en 2008 avec d’un Diplôme national supérieur d’expression plastique. Fin 2009, elle réalise une résidence au Fine Art Degree – Curtin University (Perth – Australie ) et développe des projets performatifs. De retour en France, elle participe à la création d’un collectif d’artiste dans une ancienne faïencerie, elle profite d’un espace de travail important qui lui permet de développer son approche de la peinture et s’initie à la céramique. En parallèle, elle amorce une carrière dans l’enseignement pour l’Éducation nationale. En 2013, elle intervient en collaboration avec l’association ACODEGE dans le cadre d’un cours de danse avec des déficients intellectuels. De cette collaboration naît un projet vidéo qui se déroulera sur une année. De 2014 à 2016, elle se forme à toutes les subtilités de la céramique industrielle traditionnelle. Son travail s’affirme à travers le Volume et prend une autre envergure. La céramique, comme tous les médiums avec lesquels elle a pu travailler, est une nouvelle manière de considérer la peinture, qui ne l’a jamais quitté. En 2016, de retour dans sa ville natale, elle poursuit son parcours dans l’enseignement avec un cours de peinture et couleur au sein de l’École supérieure d’art de Lorraine à Metz. Depuis plus d’un an, elle partage un atelier et se consacre principalement à sa pratique de la peinture et de la céramique.

Hyacinthe François

Convaincu que le dessin est à l’origine de la transformation du réel en imaginaire et de l’imaginaire en réel, mes travaux visent à établir une relation entre ces différents espaces.
J’utilise comme support plastique la ligne et la matière, comment les lignes d’un dessin créent un espace, comment les matières dans l’espace créent le dessin. C’est un dialogue qui constitue notre monde, la matière transformée, l’imaginaire introduit. Le processus de fabrication de mes projets exploite des
techniques manuelles et directes sur le matériau, elles offrent la liberté de modifier les formes, de dessiner l’objet au fur et à mesure.
Ces éléments me conduisent à réduire la frontière entre surface et espace, d’appréhender la matière comme dessin et le dessin comme matière.

Manon Ficuciello

Mon travail passe de la conceptualisation des images aux complexités de l’illustration et découle de nombreux entre-deux dans lesquels j’ai évolué. J’ai grandi sur la French Riviera, une histoire d’amour de part la magnificence de ses décors mais aussi une histoire de haine de part la politique de surveillance mise en place. Métissage et adoption m’ont amenée aux notions de dualismes : ceux que renvoie l’autre et ceux dans lesquels je me suis construite.

Adolescente, je baigne dans l’atmosphère discriminatoire de ma ville natale, et réfugie ma quête identitaire dans les nouvelles possibilités d’internet : imprégnée entre autres du boom culturel japonais arrivé par la toile, les questions d’identification m’intéressent, qu’elles soient dans le monde physique ou virtuel. Ces moments où les deux réalités se côtoient sont une faille sur laquelle je prend du recul pour penser mon positionnement, adoptant ainsi une démarche entre chronique et anticipation de nos mondes.

Si il y a une imagerie internet, elle est ma source visuelle, sa construction sociale, un regard sur nos sociétés.