Mon petit studio se compose d’un artiste, de moi, j’espère qu’à l’avenir, je trouverai des personnes partageant les mêmes idées. Je suis engagé dans mes projets, à la recherche de nouvelles idées et approches de la peinture à l’huile
Mon petit studio se compose d’un artiste, de moi, j’espère qu’à l’avenir, je trouverai des personnes partageant les mêmes idées. Je suis engagé dans mes projets, à la recherche de nouvelles idées et approches de la peinture à l’huile
L’atelier est idéalement situé dans un cadre verdoyant au centre d’un village au 8 Grand’rue 67660 Betschdorf. Il occupe une partie des dépendances d’une maison à colombage et reçoit régulièrement des visiteurs. Pour un accueil encore plus agréable d’un public plus nombreux durant l’événement, il est prévu des extensions ouvertes sur la cour et le jardin avec des tonnelles.
Cet espace est polyvalent. J’y accumule toutes mes recherches plastiques et théoriques tout en étant ponctué par des moments de rencontres et de présentations. L’organisation interne se mue au gré des besoins : prises de vues, réalisations de plâtres, ou encore se vide de son entier pour laisser place nette et afin de tout repenser à nouveau.
Souffle de vie. Si un fil rouge doit être ici déroulé, ce sera celui-ci. Avec Breath, Saskia Edens (Genève, 1975) propose de mêler justement les souffles, deux par deux – les respirations opèrent de petites percées dans une plaque de glace qu’elle emmène de personne en personne et qui va petit à petit se changer en eau jusqu’à rendre le contact possible. La bouche de Flora exhale des fleurs, de la gueule de Fafner jaillit du feu, l’eau surgit des gargouilles de Boboli. Souffle de vie donc, mais aussi traversée des mondes – l’âge de glace, du feu et du métal. Saskia Edens fait partie de ces êtres rares qui savent conjuguer grâce et énergie, violence et poésie. Ses performances font état de la transformation autant de la matière que du corps et côtoient en un sens l’univers scientifique des expériences où l’ultime résultat n’est jamais établi. C’est la magie des métamorphoses que l’artiste offre au regard. Au commencement de A contre-courant (2007-2010), Saskia Edens, vêtue de blanc et parée de boucles d’oreilles et de colliers, arrive paisible; une vingtaine de minutes plus tard, elle ressemble d’avantage à Mary Wigman dans sa fameuse danse de la sorcière, à ceci près qu’elle ne porte plus aucun bijou (ils ont fondu) et que son vêtement est maculé de grandes traînées d’encre rouge et bleu. Pendant ce temps, elle a couru à l’envers sur un tapis de course. L’exercice est périlleux et demande de l’endurance, de l’ardeur mais aussi de la joie. Il en va de même pour l’incroyable Make-up (2008) où avant d’entamer une danse macabre, Saskia Edens se peint littéralement le corps en creux, laissant la peau s’envisager comme le squelette.
L’énergie déployée dans chacune de ses performances est perceptible dans la série d’objets débutée en 2011 avec les «Contact Imprint». Changer d’état entre le chaud et le froid, passer du liquide au solide et vise versa. Le geste est immédiat, l’explosion est totale, la violence immense : armée d’une casserole, d’un réchaud à gaz et d’un pistolet à air comprimé, Saskia Edens va propulser de l’étain en fusion sur des objets. Assez éloigné de la sculpture (modelage ou taille), plutôt proche de la photographie. Reproduction d’un instant par contact – l’image produite ne partage pas seulement les apparences de son modèle mais sa structure intime. Face : tout n’est que magma de lave séchée et poussière. Pile : perfection et douceur. L’effet est celui du souffle d’une bombe, éruption volcanique. La vie a été captée dans ces images, l’artiste a su montrer l’énergie vitale déferlant à travers le corps et au-delà. (…)
Véronique Yersin
L’atelier est situé à 5m de la forêt en bordure de l’Andlau. Il fait 85m2 et a une hauteur de 7m, permettant la réalisation de scénographies imposante. L’espace est accolé à mon lieu d’habitation.
La peinture et les arts plastiques seront deux thèmes majeurs jusqu’en 1980. En 1983, création de la première sculpture composée en bois de peuplier et en schiste. Ces matériaux seront la base de son concept artistique qu’il poursuivra comme une trame jusqu’à l’apogée de ses actuels travaux élaborés de manière minimaliste.
Les Editions 2024 ont emménagé au Garage COOP en septembre 2019. Pour les Ateliers Ouverts 2020, elles proposent l’exposition « Vu, lu », une célébration de la lettre dessinée. Du Moyen Âge à aujourd’hui, des typographes ainsi que des illustrateurs, ont produit d’étonnants alphabets, chics, étranges ou parfois monstrueux. Entre calligrammes, pangrammes et autres réjouissances typographiques, Vu, lu! est une invitation à la redécouverte de la lettre en tant qu’image.
Petit atelier personnel
L’atelier se situe à Neubois, dans une authentique ferme vosgienne du 18ème siècle entièrement rénovée. On y accède depuis la rue des vignes, au numéro 3. Un totem sculptural en guise d’enseigne indique le lieu et guide le public vers une grande porte cochère vitrée, point d’entrée de la visite.
Une fois à l’intérieur, on découvre une grande pièce de caractère qui dégage l’atmosphère atypique des maisons anciennes, avec ses pierres meulières apparentes et ses vieilles poutres. Les outils du céramiste foisonnent et côtoient esquisses, biscuits, livres d’art et peinture. C’est ici le cœur de l’atelier, il fait face au soleil du matin et s’inscrit dans le prolongement du jardin.
Au fond de la pièce une porte donne accès à un dégagement dans lequel siège le grand four électrique. Y sont entreposés les matières premières, les pièces prêtes à cuire, les épreuves d’essais et les ratés.
Un escalier de meunier permet d’accéder à l’étage et à la salle d’exposition. Un espace réservé aux artistes invités et à l’exposition des sculptures de l’hôte.
La visite se poursuit dans le jardin avec des pièces disséminées dans l’allée qui mène à un petit bâtiment annexe de la maison.
Cette bâtisse, plus intime, servait d’atelier jusqu’à récemment. Elle sert désormais de poterie et d’espace de présentation des objets utilitaires réalisés au tour.