Saskia Edens

Souffle de vie. Si un fil rouge doit être ici déroulé, ce sera celui-ci. Avec «Breath», Saskia Edens (Genève, 1975) propose de mêler justement les souffles, deux par deux – les respirations opèrent de petites percées dans une plaque de glace qu’elle emmène de personne en personne et qui va petit à petit se changer en eau jusqu’à rendre le contact possible. La bouche de Flora exhale des fleurs, de la gueule de Fafner jaillit du feu, l’eau surgit des gargouilles de Boboli. Souffle de vie donc, mais aussi traversée des mondes – l’âge de glace, du feu et du métal. Saskia Edens fait partie de ces êtres rares qui savent conjuguer grâce et énergie, violence et poésie. Ses performances font état de la transformation autant de la matière que du corps et côtoient en un sens l’univers scientifique des expériences où l’ultime résultat n’est jamais établi. C’est la magie des métamorphoses que l’artiste offre au regard. Au commencement de A «contre-courant» (2007-2010), Saskia Edens, vêtue de blanc et parée de boucles d’oreilles et de colliers, arrive paisible; une vingtaine de minutes plus tard, elle ressemble d’avantage à Mary Wigman dans sa fameuse danse de la sorcière, à ceci près qu’elle ne porte plus aucun bijou (ils ont fondu) et que son vêtement est maculé de grandes traînées d’encre rouge et bleu. Pendant ce temps, elle a couru à l’envers sur un tapis de course. L’exercice est périlleux et demande de l’endurance, de l’ardeur mais aussi de la joie. Il en va de même pour l’incroyable «Make-up» (2008) où avant d’entamer une danse macabre, Saskia Edens se peint littéralement le corps en creux, laissant la peau s’envisager comme le squelette.

L’énergie déployée dans chacune de ses performances est perceptible dans la série d’objets débutée en 2011 avec les «Contact Imprint». Changer d’état entre le chaud et le froid, passer du liquide au solide et vise versa. Le geste est immédiat, l’explosion est totale, la violence immense : armée d’une casserole, d’un réchaud à gaz et d’un pistolet à air comprimé, Saskia Edens va propulser de l’étain en fusion sur des objets. Assez éloigné de la sculpture (modelage ou taille), plutôt proche de la photographie. Reproduction d’un instant par contact – l’image produite ne partage pas seulement les apparences de son modèle mais sa structure intime. Face : tout n’est que magma de lave séchée et poussière. Pile : perfection et douceur. L’effet est celui du souffle d’une bombe, éruption volcanique. La vie a été captée dans ces images, l’artiste a su montrer l’énergie vitale déferlant à travers le corps et au-delà. (…)

Véronique Yersin

Estelle Hoffert

L’atelier photographique a été construit il y a 10 ans avec la maison. Il est au coeur d’un petit village alsacien et à 10m de la forêt.

Werner Ewers

La peinture et les arts plastiques seront deux thèmes majeurs jusqu’en 1980. En 1983, création de la première sculpture composée en bois de peuplier et en schiste. Ces matériaux seront la base de son concept artistique qu’il poursuivra comme une trame jusqu’à l’apogée de ses actuels travaux élaborés de manière minimaliste.

Editions 2024

Les Editions 2024 ont emménagé au Garage COOP en septembre 2019. Pour les Ateliers Ouverts 2020, elles proposent l’exposition « Vu, lu », une célébration de la lettre dessinée. Du Moyen Âge à aujourd’hui, des typographes ainsi que des illustrateurs, ont produit d’étonnants alphabets, chics, étranges ou parfois monstrueux. Entre calligrammes, pangrammes et autres réjouissances typographiques, Vu, lu! est une invitation à la redécouverte de la lettre en tant qu’image.

Art et photographie

Deux artistes, deux univers. Un peintre, une photographe. TOV et Nathalie Ramirez se sont installés en février 2018 dans leur nouvel Espace de travail et de présentation au 15 rue du Parc à Oberhausbergen. Ils créent quotidiennement et reçoivent les amateurs d’Art avec plaisir dans leurs espaces respectifs. Toiles, châssis pinceaux et pots de peintures pour l’un, spots, fonds, boîtiers et objectifs photographiques pour l’autre. Un univers épuré, des lignes sobres et des couleurs tranchées pour TOV, un univers onirique, fouillé, travaillé avec une multitude de nuances chez Nathalie Ramirez. Des styles presque à l’opposé…

Espace temps

« Espace temps » est un atelier atypique, situé en fond de cour entre terre et ciel, Il est occupé depuis 7 ans par Sol.F.Air. Soyez les bienvenu(e)s

Eban

Petit atelier personnel

Emmanuel Breysse

L’atelier se situe dans une dépendance de la maison, ancien corps de ferme rénovée. Il se constitue, au rez-de-chaussée, de l’atelier de céramiques où je réalise les pièces. Y sont disposés les outils de modelage, de tournage et le travail en cours de réalisation. Cet espace intime est connecté avec l’extérieur et en particulier le jardin et la terrasse couverte, ils forment une extension de l’atelier ouvert vers l’extérieur. A l’étage de l’atelier, je réalise les patines et finitions, cet espace sous comble voit donc s’entreposer les biscuits prêts à recevoir leurs patines aux côtés d’œuvres abouties et de poteries utilitaires. Pour l’édition 2020 des ateliers ouverts, j’ouvre au public la pièce principale de la maison transformée pour l’occasion en espace d’exposition pour l’accueil de l’artiste invité et des évènements proposés. Cette pièce de caractère bénéficie de grands volumes et dégage l’atmosphère atypique des maisons anciennes avec ses pierres meulières apparentes et ses vieilles poutres confrontées à une architecture contemporaine. Sur une surface de plus de 70m², les sculptures seront ici mises en situation au côté des toiles de l’artiste invité Romuald SUM. L’espace formé par l’atelier, la pièce d’exposition et les terrasses extérieures, permet un accueil large et confortable. Pour l’édition 2020 des ateliers ouverts, l’atelier propose d’organiser les animations suivantes : – l’intervention de la conteuse de la « Compagnie la lune en carton » qui présentera son conte « la flamme perdue » voir Flyer en pièce jointe. – Les concerts les samedis soirs des groupes « Balgio Jazz quartet » et « Sweet Lemon Club ». Si les conditions météorologiques le permettent, ces animations se produiront à l’extérieur et sous la terrasse couverte mitoyenne à l’atelier. Dans le cas contraire, elles se produiront dans la maison.

Elle fait des ronds

Plasticienne, je m’amuse de petites choses en pointillé, jouant avec des ronds, des lignes, des cercles et des verticales qui se brisent, se relient ou se combinent. Je crée des univers visant à faire le lien entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, le biologique et la nature végétale, dans leur forme, leur structure, leur composition et leur origine. Laissant place au hasard, je provoque des accidents artistiques que je m’approprie afin de construire une image et lui donner du sens ou une fonction comme on le fait avec sa vie. La vie, son origine, son organisation, sont pour moi les recherches centrales. Je me questionne sur la place du hasard au coeur du fonctionnement même des cellules durant leur développement, leur stabilisation dans une fonction mais aussi sur sa place dans l’origine des mondes et sur notre place , notre organisation dans notre monde. J’y trouve beauté, mystère et drôleries que je cherche à traduire par un vocabulaire simple traversé par une énergie organique, telle des vibrations sonores qui bousculent un ordre établi, dans des mouvements tout en espièglerie en essayant d’allier énergie et élégance. J’utilise une calligraphie et des textures tantôt à l’arrache , tantôt en finesse et précision, le tout sur papiers , toiles, cartons, peaux de batterie, à l’encre de chine pour son côté irréversible, l’acrylique pour sa rapidité et du fil pour son côté fragile. Un travail pour explorer, chercher mais aussi pour jouer et se libérer . Un travail à vivre, des œuvres à ressentir …en toute liberté !

Claudia Eichenberger

« L’homme se trouve au centre ma création. » « La nostaligie de regarder derrière augmente, mais le secret reste » « Les symboles des diverses confiances. » « Le blanc de la toile en lin et celui de la peinture ont la même intensité que les couleurs. » « Laisser couler la couleur entre les picots des coussins d’air et moucheter la couleur. » « La tache et le cercle m’inspirent. » « Je peins dans la concentration sereine et la spontanéité délibérée. « Mes expériences de performance des dernières années me conduisent vers de nouveaux domaines créatifs, j’investis tout mon corps dans la peinture. » « Je retravaille la peinture colorée avec de la peinture blanche et réduis ainsi aux formes essentielles. » « J’expérimente dans ma peinture, divers matériaux et ustensiles de nettoyage et laisse apparaître la toile blanche. » « Des images de rêve induisent des processus intuitifs et me guident vers la peinture dissolue. » « La couleur expressive me permets de me détacher des formes claires. » « Dans mes précédents tableaux, je mets en évidence, dans la lumière de l’ironie, des personnes dans des situations quotidiennes. »