Ainsi va lavis

Installé dans les locaux de l’Atelier des Compétences, centre de formation, l’atelier Ainsi va lavis est situé au rez-de-chaussée. Il est né d’une rencontre inattendue entre un besoin d’enseigner les arts plastiques et une passion pour la création. Ainsi va lavis incarne à la fois ce flux de l’eau qui coule, l’encre qu’on ne sait retenir, les accidents de la création qui deviennent oeuvre d’art. Les hasards de la vie qui l’a dessinent jour après jour comme le hasard de cette rencontre qui me permet de développer une pratique artistique. Atelier personnel mais aussi atelier collectif, Ainsi va lavis ce sont également des cours de dessin et peinture à destination des adultes et enfants mais aussi des ateliers découverte de différents domaines créatifs tels que l’aquarelle, la calligraphie, la gravure de tampons etc. J’ai imaginé ce lieu pour qu’il soit une invitation au partage, à l’expérimentation et à l’expression de chacun. Intéressée particulièrement par le travail à partir des éléments de la nature, je me suis servie de ses trésors pour aménager le lieu : étagère de bouleau, tataki zome pour la suspension centrale…

À la lumière de Zuzana Jacsova

À la lumière de Zuzana Jaczova / Jean-Marc Nigon J’ai fait la connaissance de Zuzana il y a de très nombreuses années déjà, et nous nous sommes liés d’amitié au gré de nos rencontres lors de vernissages ou lorsqu’elle venait voir mon travail et moi le sien. Nous partagions souvent les mêmes emballements artistiques, ou les mêmes déceptions… Mais surtout, nous appréciions nos travaux personnels ; nous pouvions parler des heures de nos techniques respectives, tellement opposées mais qui pourtant nous rapprochaient. C’était toujours des confrontations passionnantes, émulatrices, toujours gaies. J’entends encore son accent à nul autre pareil…Quelques semaines avant sa disparition, Zuzana était venue me voir car elle aimait aussi mon travail de graphiste, afin que je réalise un livre sur l’ensemble de son œuvre « histoire de faire le point » comme elle disait. Elle m’avait laissé alors tout un fatras de documents, photos, courriers, écrits multiples… Hélas, ce travail commencé dans les éclats de rire a été brutalement interrompu. C’est dans son atelier que j’ai rencontré Elena, sœur de Zuzana. Vivant à Toronto, elle s’y était installée pour le règlement d’affaires en cours. Ce fut comme une évidence entre nous deux ; tellement de choses à dire et partager. Nous avons ainsi passé des heures entières entourés des peintures et des sculptures de Zuzana qui, j’en suis sûr, nous a accompagnés tout au long de ces moments chaleureux. Pour lui rendre hommage, nous avons décidé que je continuerai mon travail sur le livre, et j’espère le présenter lors des Ateliers ouverts. Lorsqu’Elena est repartie, elle m’a confié les clés de l’atelier. J’y suis installé depuis deux ans maintenant et j’ai gardé aux murs les tableaux de Zuzana. Cet atelier est habité, je m’y sens bien, comme dans un cocon bienveillant. Zuzana avait participé à plusieurs reprises aux Ateliers ouverts, et je saisis cette opportunité pour faire revivre ses œuvres et présenter mon travail. Très facile d’accès, accueillant, son atelier se prête particulièrement aux déambulations et aux échanges, avec ses deux espaces d’exposition. Je vous y accueillerai pour parler de Zuzana et de mon travail. JMN- – – – – Zuzana Jaczova Née à Bratislava 9 août 1953 – 6 septembre 2020École de design industriel à Eindhoven École des Arts décoratifs de Strasbourg Expositions personnelles Thann, Paris, Karlsruhe, Strasbourg, La Haye, Brest, Colmar, Sélestat, Illkirch–Graffenstaden, Toronto, Berlin, Montbéliard, Lausanne, Bourges…Expositions collectives Wattwiller, Strasbourg, Blanchrupt, Bâle, Sélestat, Schwabwiller, Barr, Düsseldorf, Saint-Nazaire, Karlsruhe, Bruxelles, Fribourg, Paris, Montrouge, Kehl, Baden-Baden, Angoulême, Villedieu, Liestal, Grenoble, 
Saint-Étienne…Prix C.E.A.A.C. 1995 de la Région Alsace

Aimée Piotrkowski

Il s’agit d’un lieu où figurent trois ateliers attenants à la galerie Arcreanvol située au 2 rue du Mont Blanc, Strasbourg. J’ai eu eu la possibilité à plusieurs reprises de participer à des expositions organisées par cette dernière

Collectiv ARTsTRAvers

Le collectif ARTsTRAvers travaille sur la „TRANS-scription du paysage“ dans le  Dreyeckland.

Actuellement, ils posent leurs interventions écrites et auditives sur le Rosenberg une colline entre Hégenheim (France) et Allschwil (Suisse). En traversant la frontière, entre le ventre Hegenheim et le Windzimmerde la Kunsthalle Allschwil, ils produisent des transformations poétiques du paysage perceptible en texte et en son.

Le collectif ARTsTRAvers est pluri-lingual. L’écrivain Victor Saudan écrit en français et en dialecte, l’artiste Mimi von Moos explore la langue allemande, mais fait aussi volontiers des incursions linguistiques dans l’inconnu, et l’artiste et musicien Martin Burr se consacre au vocabulaire des bruits et des choses sonores du Rosenberg.

 

En se consacrant à l’expérience du paysage, le texte et le son alternent et deviennent partie intégrante d’un itinéraire de promenade entre les deux maisons de la culture.

Les textes et les sons déposés par Mimi von Moos, Victor Saudan et Martin Burr sur le Rosenberg seront également mis en ligne sous forme de podcast et pourront être consultés sur les sites web des deux maisons culturelles et via les médias sociaux.

 

De la même manière qu’un tableau apparaît irrémédiablement différent au spectateur après avoir lu la légende qui l’accompagne, il en va de même pour une promeneuse qui perçoit un paysage à travers lequel elle se déplace. Dès que le paysage est associéà un texte qui lui est consacré, qu’il s’agisse d’un texte imaginaire, d’un texte surréaliste, d’un récit fictif basé sur des faits historiques ou d’un récit d’histoires vraies, il se modifie dans la perception des promeneurs qui le traversent.

Les connotations entre l’image, le son et le texte influencent et renforcent la relation et la forme de relation que nous tissons toujours, spontanément et le plus souvent inconsciemment avec notre environnement.

La transcription du paysage permet d’identifier de fins réseaux qui se posent sur le paysage et se densifient à mesure que l’on s’intéresse à son histoire, et aux histoires et possibilités qui s’y jouent. L’histoire est synonyme de stratification. Nous en faisons partie. Nous devenons le paysage et le paysage vit en nous.

 

Cette rencontre d’égal àégal décrit également une forme alternative de coopération entre les institutions culturelles : elle oppose au traitement colonialiste d’Art Basel (Miami Beach, Hong Kong (plus tard Singapour ?) et Paris) une invitation réciproque entre les contenus et l’organisation dans l’environnement de la région.

Noé Archambault

La pratique plurielle de Noé Archambault mêle l’image et le volume. Le dessin est un de ses médiums de prédilection. Ancré dans son temps, il développe notamment des techniques de dessin en utilisant uniquement les applications de smartphone. La transformation et manipulation d’objets et de matériaux de récupération est un autre axe de son travail. Par le biais de l’installation, du costume et du masque il interroge le monde autour de lui. Il propose un univers organique et en mouvement permanent.

Anthony Abrieux

Anthony Abrieux est un auteur qui écrit des univers vastes, conscient de la place que demande l’observateur. Puriste moderne selon ses termes, il ne retouche jamais ses œuvres au-delà du post-traitement et du développement. C’est un travail d’éclairage strictement créatif et de capture d’instant qui a existé. Inspiré autant par Caravage, Darius Khondji, William Bouguereau, Gordon Willis que Victor Brauner, Damien Deroubaix, David Lynch que par David Cronenberg, il est sensible à l’impact émotionnel d’une oeuvre et à l’attachement que l’on ressent pour l’objet, qui fait sens, qui parle de soi, de son passé, de son intérieur. D’une expérience riche en voyages et en échanges, Anthony Abrieux s’est immergé au sein d’un éventail large de créatrices et créateurs afin d’en comprendre le processus, à commencer par Jean-Sebastien Bach, Thom Yorke, Gustave Doré, Beth Gibbons, Fritz Lang, Marilyn Monroe, Quentin Dupieux, Orlando Gibbons, Stanley Kubrick, Jaco Pastorius, Marguerite Yourcenar… Les oeuvres d’Anthony Abrieux parlent de l’âme, des mains, du regard que l’on porte sur un miroir dans un univers individualiste. Elles parlent de l’intérieur qu’on s’imagine et donc qu’on vit. Elles sont l’histoire d’un humain qui observe une oeuvre, à moins que ce ne soit l’inverse. Elles parlent du corps, elles parlent de ce monde. Dans la technicité de porter un instant vécu ou rêvé sur le papier, en le numérisant d’abord, puis dans le soin apporté à chaque pixel, chaque point d’impression, il affirme qu’il est auteur-photographe comme il aurait pu être peintre ou sculpteur. C’est simplement l’affinité technique qui l’a mené – à ce jour – à se vouer à la photographie. Artiste visuel et artisan de l’objet il présente également des oeuvres numériques et des NFT, convaincu de leur potentiel artistique avec, toujours en ligne de mire, la finalité de l’oeuvre sur papier, encadrée, accrochée, éclairée. Quand la lumière et ses couleurs sont enfin maîtrisées. Par cette proposition multiple, l’intention d’Anthony Abrieux est clairement de poser des actions artistiques collaboratives entre l’acquéreur et lui-même, d’accompagner les projets d’acquisition par du conseil, mais aussi de mêler commande et création pour des installations uniques autant que personnalisées afin de donner davantage de place à l’acquéreur. À l’occasion des Ateliers Ouverts il développe des procédés d’attachement à la mémoire et de propositions artisanales dans une collaboration avec Virginie Kubler-Sutter, relieuse d’art et modèle, dont le travail traditionnel des matériaux et des styles sur mesure mène à la création de livres, de carnets, d’objets précieux s’approchant au plus près de l’intimité de l’ouvreur, du découvreur, lui permettant de se poser des questions telles que : « Qui suis-je? » « Mes souvenirs sont-ils exacts? » « Mon regard a-t-il changé? » « Comment transmettre ma mémoire? » « Comment transmettre mon histoire? »

L’atelier du Parc

Rue du parc se sont installé.e.s brodeuse, couturière, magicien et magicienne du cyanotype, graveuse, illustrat.eur.rice.s et architectes. Tout ce petit monde sera enchanté de vous accueillir pour vous faire découvrir leurs univers doux, poétiques, colorés et sombres.
Un petit atelier sur cour où toutes ces belles pratiques se croisent, se parlent et collaborent parfois, toujours dans la joie et la bonne humeur.
Vous pourrez y voir la brodeuse Anne-Lise Mary;
les illustrat.eur.rice.s Jaune, Alexiane Magnin, Corentin Denos, Gaïa Fyot et Léontine Soulier;
la couturière Dans Ma Valise;
la graveuse Flore Cazalis,
les cyanotypes de Poivre Bleu,
Et si vous avez de la chance, les architectes de l’atelier Na vous présenteront aussi quelques petites ou grandes choses.
Au plaisir de vous rencontrer !

Gaëlle Axel Brun

Gaëlle est une artiste pluridisciplinaire basée à Strasbourg depuis trois ans, où elle étudie la scénographie à la Haute école des arts du Rhin (HEAR).Elle écrit du théâtre, des nouvelles et de la poésie et met actuellement en scène sa première pièce : Nos Ruines, en partenariat avec l’Artus, théâtre universitaire de Strasbourg.Ses travaux d’écriture et de mise en scène se concentrent sur les récits familiaux, les questions du chez-soi et de l’insalubrité, mais aussi sur la maladie mentale, le corps et le désir.Elle pratique également la photographie et la danse et pose elle-même dans des ateliers.Elle fait du dessin, principalement érotique, qu’elle partage sur son Instagram @contreespaces. Elle considère cet espace virtuel comme un journal de bord et un lieu d’expérimentations.Sur @contreespaces, elle aime jouer de l’auto-fiction et questionner les frontières de l’intime. Son mémoire de fin d’études à la HEAR porte d’ailleurs sur les « Scènes de l’intime », dans la vie quotidienne et les arts vivants.Elle dessine au stylo bic, au crayon, au feutre fin et plus rarement à l’encre de chine et au grattoir sur papier noir. Récemment, elle a découvert la technique de l’eau-forte à l’Atelier Imago.Pour un nouveau projet, elle dessine actuellement sur des culottes de seconde main.Elle tente de saisir la vulnérabilité et l’émotion des corps, qui pour elle font l’essence même de l’érotisme. Le podcast « Érotiser les hommes » (par Les Couilles sur la table), dont Maïa Mazaurette était l’invitée, l’a amenée à questionner ses propres habitudes de représentations, dans une perspective féministe.Elle s’inspire autant du cinéma porno que de sa propre vie et d’artistes comme Caroline Vitelli, Romy Alizée, Antoine d’Agata ou Egon Schiele.

Arachnima

Arachnima Art et Echange est une association pour promouvoir la pratique artistique dans les quartiers de Strasbourg. Pour être au plus près du public, les artistes de l’association se déplacent dans la rue et s’installent au pied des immeubles. Peinture, dessin, sculpture, gravure, typographie, danse, etc… sont au programme. Depuis 22 ans, chaque été durant la tournée des quartiers, de belles réalisation collectives voient le jour.Depuis un an, Arachnima prête ses locaux à Marie Lallemand, plasticienne qui y a déposé sa presse de gravure.