Arnaud Poiré

Atelier

 

Au cours des années, ce lieu de vie a eu plusieurs fonctions : atelier de dessin et de peinture pour des publics variés (enfants, adultes, non-valides), cours de nus, espace d’exposition, de spectacle, studio photo et cinéma, chambre d’enfant, d’ami.es, hébergement d’urgence, réparation de vélo, espace de réunion, salle à écouter, à manger, à faire la fête. Au fil du temps, l’espace s’est assagi. Je le dédie aujourd’hui essentiellement à la recherche créative et à la production artistique, la lecture, l’écriture et la prise de notes.

Nous entrons dans l’atelier par la petite cuisine qui donne sur une courette en contrebas d’un restaurant. L’atelier est un deux pièces ouvert, minimaliste, vide de meubles, de décoration, d’appareils électriques (sans radio, ni musique) avec peu de stockage, sans connexion internet. L’endroit est bien isolé, calme, silencieux, et surtout bien chauffé. La première pièce est l’espace de nuit, elle donne sur un cœur d’îlot verdoyant. La petite salle de bain avec baignoire, lavabo, toilettes, jouxte la pièce d’activité principale. Celle-ci s’ouvre sur la rue. L’espace y est plus lumineux avec ses deux fenêtres généreuses. Deux simples tréteaux de bois et la porte de la cuisine forment une table stable, à dessiner, à découper, à coller et à peindre. Un matelas avec des coussins me sert de canapé d’appoint, une place confortable, agréable pour lire, modeler, découper mais aussi me reposer, me ressourcer, méditer. Cet atelier est propice à la création, central, détaché du quotidien de la consommation, de la destruction. Proche de la gare, il me permet grâce à sa proximité, si je le souhaite, de sortir de la ville aisément, afin de retrouver la campagne, les montagnes, la nature environnante, régénérante.

Proche du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, je m’y sens bien, en paix.

 

Werkstatt

 

Im Laufe der Jahre hatte dieser Ort verschiedene Funktionen: Zeichen- und Malatelier für unterschiedliche Zielgruppen (Kinder, Erwachsene, Menschen mit Behinderung), Aktzeichenkurse, Ausstellungs- und Veranstaltungsraum, Foto- und Filmstudio, Kinderzimmer, Gästezimmer, Notunterkunft, Fahrradwerkstatt, Treffpunkt, Raum zum Zuhören, Essen und Feiern. Im Laufe der Zeit hat sich der Raum beruhigt. Heute widme ich ihn hauptsächlich der kreativen Forschung und künstlerischen Produktion, dem Lesen, Schreiben und Notizenmachen.

Wir betreten das Atelier durch die kleine Küche, die auf einen kleinen Innenhof unterhalb eines Restaurants hinausgeht. Das Atelier ist ein offener, minimalistischer Zweizimmerraum ohne Möbel, Dekoration oder Elektrogeräte (kein Radio, keine Musik), mit wenig Stauraum und ohne Internetanschluss. Der Ort ist gut isoliert, ruhig, still und vor allem gut beheizt. Der erste Raum ist der Schlafbereich, er geht auf einen begrünten Innenhof hinaus. Das kleine Badezimmer mit Badewanne, Waschbecken und Toilette grenzt an den Hauptarbeitsraum. Dieser öffnet sich zur Straße hin. Der Raum ist dank seiner zwei gr

Christian Alligri

Je suis Christian Alligri, sculpteur, créateur bijoutier et designer. Mon travail se situe à la croisée de l’art et de l’artisanat d’art, avec la matière comme point de départ et fil conducteur de ma recherche.

J’explore différentes matières : le marbre, le métal, le verre, ainsi que l’argent 925 que je façonne pour mes bijoux. Je taille moi-même les pierres que j’intègre à mes créations, ce qui me permet de maîtriser pleinement le processus, de la matière brute à la pièce achevée. Mes bijoux deviennent ainsi de véritables sculptures portées, où volumes, lignes et équilibre dialoguent avec la lumière.

En sculpture, je m’inspire notamment de Jean Hans Arp, dont les formes organiques et épurées résonnent avec ma propre recherche. J’aime développer des volumes fluides et essentiels, qui semblent émerger naturellement de la matière.

Je réalise également des luminaires et des pièces en verre, où la lumière devient un élément central de la composition.

Dans le domaine de l’art sacré et des commandes publiques, j’ai participé à la réalisation de la fresque de l’église de Herrlisheim et conçu l’ambon de cette même église. J’ai également réalisé un columbarium pour la ville de Phalsbourg. Ces projets me permettent d’inscrire mon travail dans l’espace architectural et collectif, en dialogue avec le lieu et sa fonction.

À travers chacune de mes créations, je cherche à révéler la force intrinsèque de la matière et à en extraire une forme à la fois contemporaine et intemporelle.

Joana Amora

Joana Amora est une artiste-jardinière originaire de Rio de Janeiro, Brésil (1999). Son travail biomimétique explore les relations entre l’art, les processus naturels et sociaux. Notamment avec la photographie, la vidéo, le dessin, les objets, l’installation et la performance. Elle dialogue avec les biomatériaux naturels et humains, comme des plantes, champignons, cheveux et le corps humain.

Joana interroge notre relation au vivant et aux écosystèmes qui nous entourent, à partir des œuvres vivantes mêlant réalité et imagination.

Sa démarche artistique est enracinée dans son expérience du mouvement agroécologique au Brésil depuis 2017, qui constitue la base méthodologique et éthique de son travail.

Le travail de Joana flirte avec l’Earth Art, la performance et l’art conceptuel, en développant des œuvres qui connectent les individus aux paysages qu’ils habitent. Par la marche, l’émerveillement et l’organisation de ses trouvailles, elle conçoit des pièces qui invitent à une réflexion sur notre relation au vivant. Cette pratique lui a appris à comprendre et collaborer avec les écosystèmes, en valorisant la biodiversité et les connexions qui relient tous les êtres vivants — de toi à la plante, de la plante au champignon, du champignon à l’air, de l’air au soleil, du soleil à la terre.

À travers sa pratique artistique, elle nous invite à cultiver la vie, comme on cultive un jardin.

Les trois axes fondamentaux :

la Nature comme sujet et collaboratrice ;
l’intime, le collectif et ce qui émerge entre eux ;
et l’art comme processus vivant.

Nadezhda Abdullina

J’explore les frontières de l’identité humaine à travers le projet « Qui suis-je ? Humain. » Je m’intéresse à ce qui fait de nous des êtres humains, à la manière dont notre environnement, les événements et les personnes nous façonnent et nous transforment. Dans mon travail, je combine mon expérience en design industriel avec des éléments de la nature, créant des installations interactives. Je crée un art avec lequel le spectateur peut interagir : toucher, manipuler et modifier.  Une partie essentielle de ma pratique est l’utilisation de matériaux recyclés et la minimisation de la consommation de nouvelles ressources. Ce n’est pas seulement un geste écologique, mais aussi une manière de ressentir la voix de la forme au-delà de la fonction du design, en réinterprétant son sens.  Je suis inspirée par les frontières entre le passé et le présent, l’influence du moment présent – unique –, la mémoire et la réalité. Je travaille avec des objets trouvés et des matériaux naturels, créant des structures qui reflètent la fragilité et la fluidité de l’identité humaine en fonction de l’environnement et des événements imprévus.  Mon objectif est d’inciter le spectateur à réfléchir sur son identité. Comment les autres influencent-ils notre construction ? Que laissons-nous dans le cœur des autres ? À travers l’art, je propose un espace de réflexion, d’interaction et de réinterprétation de soi.

Thierry Amarger

Fragilité mais aussi hasard, mouvement, ordre et chaos sont au cœur de la démarche plastique de Thierry Amarger. La simplicité des moyens et des matériaux mis en œuvre caractérise son travail. Que ses créations prennent la forme de dessins, sculptures, installations ou encore d’actions faisant intervenir le public, elles ont pour point commun un travail graphique : signes accumulés, superposés, enchevêtrés qui deviennent réseaux, structures simples ou complexes.

Inès Assoual

Le travail de Ines Assoual interroge les différentes représentations et pratiques de la construction au fil du temps. À partir d’études sur les vestiges du passé, de pratique mythologique et contemporaine d’entraînement physique intensif, elle aborde notre besoin de repousser les limites du possible. Dans ses installations éphémères et ses performances (montages performatifs), elle construit des moments de tension, des combats perpétuels entre corps et objets, où la seule issue reste la chute.
Puisant dans les gestes et l’esthétique du chantier dans lequel elle a évoluée et dans son attachement aux édifices antiques, elle cherche à mettre son corps et ses structures à l’épreuve, les poussant jusqu’à leurs points de rupture. Le corps est mis au service de la structure comme un étai qui soutient un plafond à la limite de l’effondrement, ou une colonne comme squelette lui permettant de rester debout encore quelques minutes.
Un corps-à-corps avec l’inerte, une danse inspirée de la sévérité et du lâcher prise dans notre recherche de construction collective et personnelle. Chaque projet est articulé comme le chapitre d’un seul livre construit sur un même répertoire de
gestes, de formes et de matériaux. Les performances, installations et textes sont toujours le résultat de fragments des pièces précédentes, semblables aux briques constituant un mur, une entité.
Un protocole poétique invoqué pour contrôler avec force l’instabilité de ce qui nous entoure, prêt à s’écrouler à tout moment.
Alors Ines se façonne un corps résistant comme taillé dans le marbre et bâtit des architectures aussi fébriles qu’un muscle exténué. Autant de paradoxes qui lui permettent de flirter entre l’art du spectacle où le corps invincible se met en scène et l’espace d’exposition où elle laisse place à ses installations précaires invoquant la fragilité.

L’Atelier Vert Tilleul

La broderie m’accompagne depuis l’enfance.

Très tôt, le fil, la matière et le geste sont devenus pour moi un espace de calme, de recherche et d’expression.

 

Autodidacte pendant de nombreuses années, j’ai nourri ma pratique par l’observation, l’expérimentation et l’étude des broderies traditionnelles européennes. En 2018, la découverte de la broderie d’Art s’est imposée comme une évidence, donnant une direction claire à mon parcours.

 

Soucieuse de transmettre ce savoir-faire avec justesse et exigence, j’ai choisi de me former et j’ai obtenu en 2023 le CAP Art de la Broderie Main au lycée Paul Lapie de Lunéville.

 

En octobre 2023, j’ai créé L’Atelier Vert Tilleul, un lieu pensé comme un refuge créatif, où le temps ralentit, où la matière s’explore, et où la broderie devient un langage personnel à part entière.

Atelier du bouclier

L’atelier du bouclier se situe en plein centre ville, dans une petite cour agréable et silencieuse d’un bâtiment datant du 14ème siècle. Plusieurs artistes s’y sont succédés depuis une quinzaine d’années et il accueille aujourd’hui 4 artistes et illustrateurs qui y travaillent le dessin, la photographie et la gravure.

Atelier du 30

Il faut grimper jusqu’en haut de la rue Clémenceau à Dambach-la-Ville, pour découvrir l’atelier du 30. C’est en poussant la porte du petit porche que nous découvrons l’atelier de peinture et de sculpture. C’est en 2015 que l’atelier a été crée dans le centre historique du village, au rez-de-chaussée d’un ensemble de deux petites maisons alsaciennes dont la plus ancienne date du XVIIIème siècle.  C’est un lieu de création, de rencontre et de découverte dans lequel Cathy Sigward s’adonne à l’art de la sculpture, de la peinture et de la céramique.

Atelier de Peggy

Autodidacte, j’ai installé mon atelier en 2021 dans le bâtiment de l’ancienne école maternelle de Meisenthal. C’est l’endroit dans lequel, j’ai été élève l’année de mon CP, où j’ai appris à lire, à écrire et à compter. Ce lieu particulier me permet aujourd’hui de créer, de peindre et de réaliser mes oeuvres. C’est un endroit calme et inspirant. Chaque année, je participe à de nombreuses expositions essentiellement en France. Depuis2016, j’expose régulièrement au Salon des Artistes Français dans le cadre de ART CAPITAL au Grand Palais à PARIS. La Galerie AIDA à Strasbourg expose en permanence mes encres de Chine. Je cherche avant tout l’harmonie, la douceur, la lumière ou à traduire des interrogations à travers mes créations. L’art fait rêver et ce rêve est parfois plus réel pour moi que le réel des choses. La technique de ma peinture reste au service de ma pensée, de mon esprit et de ma liberté.