Gargouille : sens unique Le projet « Gargouille », qui explore les langues et les sons, s’intéresse à différentes langues. Une gargouille crachant de l’eau sous la pluie intense sert de métaphore à la communication humaine, exprimant les défis de traduire les pensées en paroles. Je partage ses propres difficultés de communication et réfléchit sur l’irréversibilité des mots une fois prononcés. Je suggère que parfois, pour exprimer pleinement les pensées et les émotions, il faut dépasser les limites du langage. La première fois que j’ai vu un panneau en alsacien, je n’arrivais pas à le lire, ce qui m’a donné l’impression d’être dans un autre pays. Écoutez les mots en alsacien que j’ai récoltés en Alsace passer par la bouche d’une gargouille. En suivant ces sons, vous atteindrez leur signification et pourrez imaginer tout un monde.
Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
« C’est de cet acte inné de répondre aux nécessités humaines, dans un milieu restreint avec des ressources limitées, que découle la richesse spatiale, la sensibilité et la poésie. C’est la frugalité créative que nous portons tous en nous.
Pour qu’elle soit heureuse, à nous de faire bonne récolte des fruits de nos territoires, de l’intelligence de nos pères et de nos maîtres. »
À l’heure où la société se réinvente dans le désordre entre l’urgence climatique et la frénésie de la production mondialisée, je cherche, en co-création avec des artistes de tous horizons, à ré-enchanter les avenirs possibles. Ma démarche architecturale se veut ainsi co-créative, défendant les notions d’usage partagé, de mutualisation et de frugalité. Pour une architecture sensuelle, résiliante et autonome, au service de la culture locale.
Le détournement des pratiques de production industrielles et artisanales, au service d’une approche créative et critique du faire, est au centre de mes intérêts. J’ai toujours été fascinée par les objets fabriqués industriellement, par leur dimensions virginale. Surtout les textiles. Malgré leur apparence intacte ils sont déjà chargés d’histoires et de contacts avec les corps de ceux qui les ont fabriqués et manipulés avant leur distribution et acquisition. Je suis venue à la maille alors que j’avais déjà entrepris un bon bout de chemin en tant que performeuse, motivée par le désir d’apprendre un savoir faire qui me permettrait d’effacer la trace du fait-main et me rapprocher au plus près de ces produits courants.
“Afin d’élaborer une ésthétique du travail, j’explore les relations entre la création artistique et la production textile, en détournant les techniques conventionnelles de leur production comme les logiques pensées pour optimiser les capacités des machines, je m’approprie ces aspects intangibles de la production de masse pour en explorer son potentiel inexploité car non profitable.”
Studio 2920 est un studio de design. Nous valorisons la créativité et le souci du détail. Nous aimons créer des concepts et construire des histoires à travers chaque projet. Pour nous, le rendu final est aussi important que le processus de création. Nous ne considérons une affiche terminée que lorsque nous sommes convaincus de pouvoir l’accrocher dans notre salon. Nous œuvrons dans trois domaines du design : le graphisme, l’objet et l’espace, et nous puisons notre inspiration tant dans la bande dessinée, que dans un ouvrage de Gustave Doré ou du Douanier Rousseau, le design, le memphis, l’architecture, le graphisme, les actualités…
Nous accordons une importance primordiale à la compréhension des besoins et des objectifs de nos clients afin de créer des designs qui captivent l’attention et transmettent efficacement le message souhaité. Notre processus de conception implique une exploration approfondie des tendances actuelles du design, tout en veillant à maintenir une identité unique et distincte pour chaque projet.
Jana Bernartová (*1983), diplômée de la Faculté des arts et de l’architecture de l’Université technique de Liberec, où elle a étudié de 2003 à 2007 au Studio de communication visuelle – médias numériques de Stanislav Zippe. Pendant ses études, elle a également fréquenté le Studio de photographie et d’intersection intermédia de ĽuboStacho à l’Académie des beaux-arts de Bratislava (2006-2007) et le Studio intermédia de VáclavStratil à la Faculté des beaux-arts de l’Université de technologie de Brno (2007-2009). Elle a terminé avec succès le programme d’études doctorales à l’Académie des arts, de l’architecture et du design de Prague, dans le Supermedia Studio de Federico Díaz (2010-2013). Elle vit et travaille à Prague et à Liberec. Elle expose en solo depuis 2007, sa dernière exposition solo était sous la direction curatoriale de VáclavJanoščík à la Galerie régionale de Liberec (Zero One, 2018)
Né à Colmar dans les années 60, Jean-Marc de Balthasar vit et travaille dans la région de Strasbourg. Autodidacte, il se définit comme un artiste quantique dont l’activité est principalement centrée sur la photographie. Sa créativité peut néanmoins s’exprimer sous différentes formes non exhaustives comme l’image fixe ou animée, l’objet, le dessin et la peinture, la cuisine, les sons et la musique.
En 2016 une rencontre emblématique le guide vers le projet humaniste 1pic4peace (une image pour la paix) visant à développer et se (re)connecter à l’amour, la paix et l’harmonie en réalisant des portraits avec les mains jointes en namasté de gens croisés au hasard du chemin. Après plus de 3000 portraits, il a été convaincu des vertus thérapeutiques de la photo en particulier et de l’art de manière générale. On entend souvent dire qu’une image vaut mille mots, imaginez la puissance de milliers de mots en images pour soigner les maux
et élever la conscience et la vibration de ce monde. Faisant confiance avec la justesse de son intuition, c’est actuellement une voie qu’il se propose de suivre : contribuer à l’équilibre du monde par des portraits d’humains qui révèlent
la joie et la beauté de l’âme en harmonie avec les éléments et la nature, en y associant parfois des symboles et formes de géométrie sacrée.
Sonia Verguet est designer. Elle cuisine ses projets à différentes échelles (croissant, objet, scénographie, vidéo, livre) et dans des domaines aussi variés que l’évolution des traditions, l’usage du rêve dans le quotidien en passant par celui de bon sens subjectif. Elle vise à enrichir le quotidien de sens. Elle s’est spécialisée depuis 15 ans dans le design culinaire.
C’est dans «le plaisir de l’abstraction» que Yann Bruckmuller se délecte. Quand des images lui «viennent dans la tête – de couleurs, de formes…». Ce n’est donc pas pour rien que sa période préférée, en histoire de l’art, est le XXe. Le siècle qui a vu naître et/ou s’épanouir des géants comme Schiele, Klimt, Klee, Hundertwasser, et surtout, pour Yann, Rothko et De Staël, que ce soit en Europe, en Russie, en Amérique. Une affirmation pleine et entière, évidente. Des représentants de l’art moderne, de l’expressionisme abstrait, de l’art abstrait. «Des styles peu communs. J’adore ça!», s’enflamme-t-il, alors qu’il constelle délicatement l’intérieur d’un abécédaire fait de lettres extra-bold de ronds, traits, matières et vides. Le Franco-Autrichien a découvert l’art moderne au cours de ses études, au lycée puis à l’université. Ces connaissances, il les a enrichies au gré de lectures personnelles, étoffant encore davantage un bagage culturel très hétéroclite. Alors qu’il naviguait déjà entre arts plastiques et histoire de l’art, il s’est entouré aussi de musique, de théâtre ou encore de photographie. Ayant également suivi une formation de médiation culturelle, il s’épanouit toujours, à côté de ses moments créatifs, en animant des ateliers artistiques, que ce soit avec de jeunes enfants ou des personnes âgées en Ehpad.
Mots clés. Art abstrait, art moderne, art contemporain, abstraction.
«Magnifique…» Le mot vient spontanément à la bouche de Thierry Heidt quand il décrit les couleurs qu’il emploie pour accompagner ses dessins ou ses gravures, œuvres qu’il habille d’une délicate innocence. Les nuances de vert, pomme, kaki, jade, olive, tilleul, qui lui rappellent l’herbe, les feuilles, les sapins, et les marches qu’il effectuait, enfant, dans les montagnes avec ses parents. Les bleus, marine, nuit, pétrole, azur, presque toujours présents dans ses travaux, dans l’eau, l’horizon, «le beau temps, le ciel qui s’ouvre». Les bruns, marron, chocolat, brou de noix ou terre de sienne, qu’il emploie pour les arbres, leurs nœuds, les animaux pour qui il a une affection toute particulière. Et le jaune, qui le met en joie. Une couleur synonyme de soleil, de ces petites taches de couleur dans un champ y compris en hiver, de ces «magnifiques feuilles en automne dans les montagnes» ou qui irradie juste avant le coucher du soleil. Thierry aime employer différentes techniques – dessin, tampographie, collage… –, qui lui offrent la liberté de ses interprétations.
Mots clés. Couleurs, nature, arbres, animaux, ciel.