Thomas Dirsch

Thomas DIRSCH a installé son atelier à Rountzenheim près de Haguenau et poursuit une production artistique depuis 1990.
Il travaille actuellement sur une série de buste en céramique, une terre argileuse modelée et cuite à haute température. Il aborde à travers ses remarquables sculptures la thématique du mythe, par la représentations de geishas, de femmes avec coiffe africaine, de figures mythologiques. La recherche du sens, du mystère, est au centre de sa quête.

Serge WITTMANN

Serge Wittmann exerce sa créativité à travers trois disciplines : la sculpture, la gravure et le land art.
Ses représentations sont réalistes et fonctionnent comme des métaphores. Elles dévoilent des fragments de vie intérieure, des questions existentielles en embarquant le spectateur dans une autre dimension. Les œuvres tels que : les chutes, le fossoyeur, les têtes au carré, l’envol, verbotene Leiterhaus, alors fuit salaud… illustrent cette disposition.
Les têtes au carré par l’absence de visage donnent à voir une présence et une corporéité. Ces sculptures ont aussi une dimension ironique et humoristique. « Le chien pisseur » et « Yes man » ont été réalisés dans cet esprit.
A noter que le style des dernières œuvres sculptées est plus léger que les gravures plus anciennes de la série « La dernière poire de la saison » qui sont introspectives et tintées de gravité.
Enfin, les créations de land art sont d’une facture abstraite, avec celles-ci de nouvelles formes naissent, elles ouvrent le champ des possibles.

Association la Basse Cour Des Miracles

L’association La Basse-cour des Miracles regroupe des talents multiples ( plasticiens, céramiste, architectes, chercheurs, illustrateurs, musiciens…).autour de la gestion collective d’un lieu.

Créée en 2013, Elle habite les bâtiments de la COOP dits « La Cavina » au 10 rue du port du Rhin, à Strasbourg. Elle hérite du travail de certains ‘grands anciens’ qui y
sont actifs depuis 1993.

Elle s’inscrit dans la démarche d’appropriation d’une friche par des artistes en inventant un espace de production / diffusion adapté à leur travail : (construction de sculptures
monumentales, utilisation de machines, espaces pédagogiques et de monstration).

Aujourd’hui, l’association veut garantir la pérennité d’un lieu qui soit à la fois un espace individuel de travail, un endroit de création à plusieurs et un jardin ouvert sur le
quartier COOP.

Certains de ses membres dont Daniel Depoutot, Macha Luchankina, John Caldéra et Nicolas Despas auront le plaisir de vous accueillir et de vous faire découvrir les productions des uns et des autres.

Seront également présents, les collectifs « un Pneu Déjanté » et « Boîte à Outils »

Daniel Depoutot

Daniel Depoutot ouvrira son atelier en extérieur , donnera des explications sur le fonctionnement de ses horloges monumentales à moteurs à poids , fera des démonstrations de machine à botter les culs, mettra en route sa sarabande d’automates .

Il fait partie de l’association » La Basse-cour des Miracles  » qui regroupe des talents multiples ( plasticiens, céramiste, architectes, chercheurs, illustrateurs, musiciens…) autour de la gestion collective d’un lieu.

Elle s’inscrit dans la démarche d’appropriation d’une friche par des artistes en inventant un espace de production / diffusion adapté à leur travail : (construction de sculptures monumentales, utilisation de machines, espaces pédagogiques et de monstration).

Aujourd’hui, l’association veut garantir la pérennité d’un lieu qui soit à la fois un espace individuel de travail, un endroit de création à plusieurs et un jardin ouvert sur le quartier COOP.

Pascal Zagari

Pascal ZAGARI Artiste Plasticien
né le 09 juin 1983 à GUEBWILLER.
Etudes d’arts Plastiques à l’université de Strasbourg Niveau
fondateur associés de l’association la basse cour des miracles: association regroupant des artstes autour de projets communs Strasbourg

Valentin Malartre

mal adroit et mauvais bricoleur je n’ai pas trouvé d’avenir ailleurs que dans la bidouille.
Parfois je regrette des fois je m’éclate les doigts sous mon marteau trop lourd pour moi

Eric Meyer

Vit et travaille à Strasbourg. Pratique essentiellement la gravure, le dessin et la sculpture ainsi que le collage urbain avec ses amis graveuses et graveurs de l’apoG. Collabore au magazine Poly.

Fany Scheurer

Peindre la vie, avec ses sentiment, cruelle ou formidable, dure , belle.En s’expriment de façon spontanée, directe, c’est le geste qui agit et non la conscience.
Une expression directe, des gestes vifs, sur tous supports et en toutes circonstances.

Robert Stephan

Artiste plasticien, enseignant d’art plastique, vie et travail à Kertzfeld depuis 1976.
Nombreuses expositions personnelles et de groupes, en France et à l’étranger.
Acquisitions de la Ville de Strasbourg et du FRAC Alsace.
Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg
Professeur certifié d’arts plastiques
Ancien enseignant à l’Ecole des Arts Décoratifs à la faculté d’Arts Plastiques de Strasbourg

Marie Van Gysel

Le bestiaire enflammé de Van Gysel

Il y a quelque chose d’antique dans tout ce que fait Marie Van Gysel. Une force animale qui nous précède. Dans ses motifs on découvre des empreintes de pieds nus, de mauvaises herbes et de ces choses mystérieuses dont on ne sait dire exactement la nature, cocons, graines ou fouillis d’arbres. Barbarie rauque et gazouillis, chants faux mais vrais, champs à labourer. Marie Van Gysel travaille à bras le corps, puise en elle comme d’un trou d’argile, en sort des images
qui nous percutent. La violence de sa sculpture se reçoit en douceur, par un miraculeux équilibre. Cire, laine, encres rouges, coquillages, feutre et tissus serrés, on sent le geste chaud pousser dans la matière. Elle donne à toucher des poupées les plus étranges: dans leurs grimaces ébahies on devine une tension, le souvenir d’un cauchemar, le battement d’un tambour poilu, la caresse des cailloux. Les monstres se sont échappés, et ils flamboient sous nos mains.
Sa horde de canards en feutre. Ils sont lourds et leurs regards se perdent derrière nous: rien ne nous dit leur age. Ils pourraient sortir d’un sarcophage, d’une caverne ou d’une barque depuis longtemps coulée. Des idoles qui s’offrent avec humilité. Les mères qui peuplent son univers: leurs seins et leurs sexes ébouriffés contiennent les légendes qui nous ont tous traversés un jour. Leurs mains exacerbées sont aussi génitrices. Nous voici confrontés à une crudité rare: nés d’un utérus, nous habitons aujourd’hui un corps matériel. Et même elle nous invite, carrément, dans des ventres vides où la température est idéale. On en devient sa créature, on a les ailes qui poussent. On se retrouve, un peu plus jeune. Marie Van Gysel travaille pour dénouer, pour guérir, pour vivre, pour jouir. Elle soulève dans son atelier des jupes insoupçonnées. Apparaissent alors des princesses callipyges et des loups débonnaires, des masques hagards, des figures grotesques, toutes étonnées d’être nées. C’est nous ! Dans le chaudron, la matrice, là où bout la gelée royale. Là où tout reste encore à faire.

Joseph Kieffer