Née à Montevideo, Uruguay, j’obtiens en 1973, après quatre années d’études pédagogiques supérieures, le diplôme de Professeur des Ecoles dans l’enseignement primaire. Attirée par le monde de la peinture et des arts depuis mon enfance, en parallèle et pendant quatre ans , je réalise des études de dessin et peinture ainsi que du dessin architectural , de sculpture et de travaux manuels. Des études de décoration d’intérieur (Uruguay) et de peinture sur soie (Allemagne) viennent compléter mon cursus.
J’exerce en tant que maîtresse d’écoles en Uruguay pendant des nombreuses années, pour ensuite devenir professeur d’espagnol à l’Université Kapodistriaka d’Athènes, Grèce. Depuis 1978, je développe une activité artistique importante qui se distingue, entre autres, par la participation à des expositions collectives et individuelles, aux calendriers de l’UNESCO 2011 et 2015, aux catalogues internationales d’art et à des ateliers de peinture. Je suis également intervenante en peinture et création d’objets auprès d’écoles et ateliers en Uruguay, Grèce et France (Strasbourg) .
J’ai vécu en Amérique Latine et en Europe (huit pays) dont en Grèce depuis dix-huit ans . Toutes les expériences vécues, les diverses cultures ont enrichi ma vie et mon œuvre, m’ont donné une autre philosophie de vie et un différent point de vue sur la conception et la dimension des êtres humaines, qui transparaissent dans toute mon œuvre artistique.
Toute ma création se base sur l’idée de LIBERTE, de joie, de respect de l’harmonie dans la nature et sa beauté, et se traduit par une grand, total et infinie explosion de couleurs, en utilisant matériels naturels comme la soie et matériels recyclés et recyclables. Je travaille avec de la soie parce qu’elle est mystérieuse et me fait sentir en total mimétisme et complicité avec elle. J’emploie également des vieux papiers, cartons, tissus, bois, végétation morte, etc . parce qu’il est possible de les faire parler, leur redonner vie, les transformer en manifestation artistique dans un tableau. L’homme ne doit pas être spectateur mais en participant à la réalisation d’œuvres d’art, il devient une partie vivante et active de chacune, à travers de laquelle il pourra s’ aider soi-même et aussi la planète.
Pratiques : Sculpture
Tania Tolstoï
Plasticienne principalement autodidacte, je pratique la sculpture d’assemblage à partir d’objets de récupération avec pour support privilégié la boîte sans couvercle. Je crée également des panneaux en volumes et je pratique la linogravure.
Les objets anciens et le rebut du quotidien, porteurs de vécu et d’histoire, m’en inspirent mille et unes nouvelles que je mets en scène dans mes compositions sur le mode de la combinaison. La boîte sans couvercle est pour moi à l’image de la conscience humaine, cloisonné par ses repères et ses références mais ouverte sur une infinité d’univers, réels où imaginaires, à explorer. Je travaille notamment autour des thèmes de la mémoire, des traces, du (des) langage(s) et des fragilités qui font la richesse de l’humain.
Je me sens proche des créateurs de l’Art Singulier.
Mickaël Gamio
Comma
Clémence Choquet, Mickaël Gamio
Comma ; la virgule est espacement, articulation. Investie du souffle dans la phrase, elle témoigne de la présence muette du corps. La virgule c’est aussi le premier aspect notable que prend le corps humain, bien avant l’embryon, un « peu » extrêmement dense.
Comma représente en métrologie une quantité faible, définie par le degré de précision atteint, qui se rapproche de « l’unité » à partir de laquelle on prend la mesure des choses.
La sculpture appelle un retranchement, un vide qui la cerne et la rend visible. A l’instar de l’architecture, elle est génératrice d’espaces. Mais elle diffère de l’architecture par son abstraction, son extraction, son isolement.
Sculpter est un moyen pour nous de donner à éprouver ce que des verbes comme persister, maintenir, résister, contenir ont de concentration active malgré une apparente immobilité ;
de rendre sensible à la tension de la fixité. Nos pièces oscillent entre apparition et disparition, entre amenuisement et étirement. Le mode d’apparaître est au centre de nos recherches et nous tentons d’en amplifier le surgissement à l’instant où elles sont appréhendées par le regardeur.
Nous abordons les matériaux dans leur persistance : le savon, millénaire, est pourtant voué à la déliquescence, à l’effacement quotidien quand le métal charrie un univers plus brut de charpentes et cuirasses.
L’effet que nous attendons d’une pièce serait de l’ordre de celui que nous procurent certains mots trop brefs : une plasticité brute, interrompue, laconique ; une manière équivoque d’aborder une question.
Alexandre Astier
Gariste Gatené
Gariste Gatené est un vrai faisan et un faucon, ou plutôt il y travaille. On prétend également qu’il exerce en tant qu’installateur sanitaire et social. Il, Gariste Gatené, est plusieurs, c’est le nom propre commun à un micro-collectif. C’est aussi une anagramme, celle d’Artiste Engagé. Alors, une fois auto-qualifiés ainsi, il nous faut affirmer que nous travaillons à ne pas répondre à la définition dite familière par la rousse la plus connue de la langue française, à savoir qu’un artiste serait un « bon à rien, fantaisiste ». Quoique, nous sommes engagés dans, ou plutôt nous produisons de manière multidisciplinaire en gage de recherche systématique de formes contextuellement pertinentes, ce qui signifie que, bons à rien, nous nous projetons dans la réalisation sans automatisme disciplinaire mais guidés par la maxime détournée « On peut toujours tondre un oeuf ». Nous travaillons donc comme des bons à rien puisque toujours motivés par la volonté de mettre en mouvements, en travaux, les histoires que l’on construit et que l’on donne à voir, que l’on propose au regard, que l’on essaie de « faire entendre ».
Claire Hannicq
Dans son travail, Hannicq bouleverse les repères ordinaires de la perception. Trompe-l’œil et jeux optiques participent à faire apparaître en décalage les images et leur sens, participent à troubler le visible pour qu’émerge ce qui est caché.
Elle ancre ses créations dans ce qui est manuel, sculptural, tout en nourrissant son travail d’immatériel et d’impalpable. Les matières deviennent un support pour les nombreuses « non-matières » pensées, sentiments, souvenirs, croyances… Le bois devient un corps, le verre une pensée complexe et entrelacée, le métal est un fluide qui alimente l’un et l’autre.
Joseph Kieffer
Véronique Werner
Dans l’atelier de « La Maison ronde » où vit et travaille l’artiste Yves Carrey, vit également Véronique Werner qui compose des tableaux, des sculptures en assemblant des matériaux tels que verreries, céramiques, petits objets précieux qu’elle accumule et collectionne en les incrustant dans du ciment . Quand elle n’est pas entrain de produire dans son atelier, elle réalise des fresques en bas-reliefs, essentiellement pour des particuliers.
Nathacha Art
Il consiste à récupérer un maximum de choses. J’ai été élevé par une famille cosmopolite, parents divorcée donc on récupère un maximum car ma mère ne roulait pas sur l’or, et si je voulais peindre il fallait que je me débrouille pour trouver mon matériel, et pas de gaspillage.
J’aime les marché aux puces, ou je récupère de tout, et donc je fais, je peins, je forme, sur ce que je trouve, les gens ou je vis le savent et me donnent souvent du tissus ou autre pour mon art.
Je travaille pour mettre un maximum de sens en émoi la vue puis le toucher et sur certain travaux l’odorat, car je fabrique moi-même en général mes toiles que je met sur chassis, et j’aime que mes toiles sentent mais peu de personnes le remarque, mes sculptures sont fabriquer de la même manière.
Guillaume Barth
Mes idées se construisent depuis des lieux différents, ont des formes originales qui semblent s’éloigner les unes des autres, mais à y regarder de plus près, leur part d’invisibilité se recouvre dans un même ensemble. G Barth notes, 2015.
« Le travail de Guillaume Barth se construit sur une énergie intériorisée, j’ai envie de dire charnelle, mais aussi métaphysique, pour s’inscrire dans une histoire élargie de la sculpture telle qu’elle se définit dans son acception postmoderne. Pour autant, ses travaux abordent des problématiques essentielles quant à la place de l’homme dans l’univers et de chacun dans l’espace social dans lequel il s’inscrit, ou dont il s’échappe ou voudrait s’échapper. »
Pierre Mercier, Artiste, ancien coordinateur des études et de l’option Art à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (aujourd’hui Haute école des arts du Rhin)
«Guillaume Barth’s work channels energies, both physical and metaphysical, to fit into an expanded history of sculpture, in its postmodern definition.
Even so, his work tackles essential issues: man’s place in the universe, and our own place within the social space we belong to, try to escape, or wish we could escape. »
Pierre Mercier
Artist, former Head of Visual Arts and Director of studies at the École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (now Haute école des arts du Rhin, Strasbourg)
