Quentin Mervelet

Dans mon travail, j’explore la pluralité des gestes et des techniques issue des savoir-faire et d’histoires culturelles liés aux corps en mouvement. Les lieux de partage, les espaces de travail et de fête deviennent des sphères avec lesquelles je dialogue dans mes performances, mes sculptures et mes installations.  Ma pratique trouve son origine dans les gestes que j’observe et produis, issus du monde de l’artisanat, de la vie quotidienne, de la danse et du cirque. J’en tire des techniques, des réflexions théoriques et des sujets afin de questionner les notions de transmission, disparition et transformation des savoirs dans notre société. C’est en entrant en relation avec divers objets et matériaux, guidé par leurs fabrications et leurs capacités, que surgissent des images poétiques, des sensations et des instants qui interrogent nos manières de regarder et d’agir.

Eliott Aubey

Ma pratique artistique à pris forme à l’intersection de la scène théâtrale et de l’atelier d’artiste, liant ces lieux par une pratique du dessin. Formé à l’atelier de scénographie de la HEAR à Strasbourg, j’ai put y formuler mon intérêt envers les limites et les porosités existantes entre une scène et son contexte de création. Mon intérêt se portait sur les impossibilités à habiter un lieu, une expérience ou encore une émotion vécus comme non consentis. Cela à orienté mon travail autour des notions d’héritage et de secret : ces sujets me poussant à interroger plus spécifiquement la place du silence dans nos transmissions et les potentielles violences qui gravitent autour.

Marianela Leon Ruiz

Danse-performance et arts visuels

 

Mon materiel du travail principal c’est le corps. C’est le corps que nous voyons, celui qui accompli des actions, et celui dans lequel notre esprit opère mystérieusement.

 

Mon travail de danse-performance est une exploration au sein de ce milieu. Et la performance en direct devenant le moment crucial d’échange entre les corps. Au-delà de ce que nous savons.

Même en dehors des objectives et des intentions de l’artiste.

Cette ouverture comporte un risque, mais elle est fondamental pour entrer dans le réel.

Bien que je réalise beaucoup de vidéos, c’est lors des action en direct que on parvient les plus souvent à ouvrir ce fossé.

 

D’un autre côté, je suis pleinement intéressée à la transmission. C’est pourquoi je donne des cours où l’on développe la conscience corporelle et l’usage créatif du mouvement ainsi que la perception en action. Ce sont en vraie des ouvres d’art collectives, des ouvres de vie en action artistique.

 

Ma formation initial est en arts visuels. J’ai étudié les beaux-arts en Espagne. Je n’ai jamais abandonné les arts visuels, que ce soit le dessin, la peinture ou le modelage. Il y a des occasions où c’est ça qui pousse.

Mario Castellanos

Mario Castellanos ist ein Künstler und Bildhauer, dessen Werk an der Schnittstelle von organischem und symbolischem Ausdruck liegt. Er untersucht die Spannungen zwischen Materie und Leere und entwickelt eine klare, eigenständige Bildsprache ausschließlich aus Metall. Dabei verbindet er handwerkliche Techniken mit industriellen Prozessen, um Werke zu schaffen, die innere Landschaften, fragmentierte Körper und traumartige Strukturen evoziieren.  Im Verlauf seiner Karriere war Castellanos in zahlreichen nationalen und internationalen Ausstellungen präsent. 2015 nahm er am britisch-mexikanischen Kulturprogramm „Año Dual“ teil, und 2016 zeigte er eine Einzelausstellung in London mit Unterstützung der mexikanischen Botschaft. Seine Arbeiten wurden zudem in wichtigen Galerien und kulturellen Institutionen in Mexiko-Stadt und Oaxaca gezeigt, wodurch er sich als eine markante Stimme der zeitgenössischen Skulptur in Mexiko etablierte.  Neben der Galerietätigkeit entwickelt Castellanos großformatige Installationen für Musik- und Kunstfestivals, die immersive Erlebnisse zwischen Skulptur, Rauminstallation und Performance schaffen. Seine Arbeiten verbinden visuelle Kunst, Klang und Körperlichkeit, wodurch der Betrachter in sensorische Erfahrungsräume eintaucht.  Derzeit lebt und arbeitet Mario Castellanos in Oaxaca, Mexiko, wo er kontinuierlich neue Werke entwickelt, die Form, Materialität und Bedeutung hinterfragen und den Dialog zwischen Skulptur, Raum und sinnlicher Wahrnehmung erweitern.

Sebastian Schachinger

R. Sebastian Schachinger is interested in life. Within his
work, he offers a philosophical gaze on concepts such as time,
work, object-hood and the social constructs associated with
them. Through large-scale installations, sculptures, sound, or
performances, he explores tensions between objects, personal
memories, the body, machines and the various mechanisms and
relationships they engage with each other. Schachinger views
performances, often arising unrehearsed and in its course spon-
taneously, as a practice to learn about the world through physical
experiences – his body as a ready-made and container.

Élisabeth Brucker

La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.

 

Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.

La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.

Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.

De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.

Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.

Ghazal Foroozani

Mon travail naît d’un espace intérieur que je transforme en mouvements, en formes visuelles et en atmosphères singulières.  Au fil de mes projets, j’ai exploré des thématiques variées telles que l’identité, le corps, la figure féminine, l’apparence et l’intériorité, ainsi que les dialogues mentaux et la connaissance de soi. Si les sujets diffèrent, un élément demeure central : le mouvement et la transformation.  Travailler image par image m’a appris à percevoir le changement comme un processus progressif, où chaque modification, même infime, influe sur l’ensemble. Montrer le mouvement constitue une part essentielle de ma pratique artistique : il peut s’agir de transformer une image fixe en séquence animée, de faire passer une photographie vers le film, ou encore de déplacer une peinture vers la sculpture.  La transformation n’est pas pour moi un simple changement de médium, mais une manière de prolonger une idée et d’explorer ce que le passage d’un état à un autre produit dans l’expérience. Aujourd’hui, ma recherche s’oriente vers l’exploration de l’inconscient humain, dans le prolongement de mon intérêt pour le mouvement et les processus de transformation.

Wargnier Zirekian

Ma participation aux Ateliers Ouverts s’inscrit dans la première édition de la résidence Un bruit qui court, initiée à l’Atelier Pierre Kieffer à l’invitation de Renée Kieffer, son épouse, qui a filmé la vidéo éponyme. La magie blanche de l’image numérique y convoque l’artiste : esprit, geste et parole, malicieusement suspendus, nous autorisent au jeu – une forme de ping-pong entre une œuvre interrompue et celles qu’elle pourrait encore susciter.

Investir aujourd’hui cet espace en qualité d’artiste, et disposer du temps nécessaire pour fréquenter ses toiles, n’a rien d’anodin pour moi. J’ai connu Pierre Kieffer. Cette rencontre fut décisive. Pourtant, bien que j’aie occupé durant plusieurs années un local à l’étage inférieur de son cabinet, j’ignorais tout de l’existence de son atelier et de son travail plastique.

Qui était donc ce Pierre Kieffer que je trouvais si peu loquace ? Sa disparition laisse moins un silence qu’une présence active : livres, notes, œuvres, outils et matériaux composent aujourd’hui un paysage dense avec lequel dialoguer.

Ce lieu m’appelle à reprendre la recherche plastique amorcée au début des années 2000 autour de l’intime et des tensions qui s’y déploient – visibles comme invisibles -dans et au-delà de l’amour, du désir et de la mort. Il m’invite aussi à parler de Pierre et avec Pierre : collecter indices et traces, formuler des hypothèses à partir desquelles peinture, écriture, installations ou formes sonores pourraient entrer en correspondance.

Mon travail s’intéresse aux histoires qui surgissent des lieux que nous habitons, publics ou privés : le van des départs en vacances, un salon traversé par la sieste, une place qui respire, une usine habitée de poésie ou un atelier qui continue de travailler après la disparition du peintre. Je cherche moins à raconter une histoire qu’à observer comment elle naît – à travers un espace, un geste, une rencontre.

Mes projets prennent ainsi appui sur des lieux existants que j’explore dans la durée. Par l’immersion et l’échange avec celles et ceux qui les habitent, j’essaie de faire émerger relations, souvenirs et tensions invisibles. Les formes produites, qu’il s’agisse d’installations, dispositifs participatifs ou propositions visuelles, sont pensées comme des expériences ouvertes où visiteurs, récits et espaces entrent en résonance.