Artiste plasticienne, maquilleuse et perruquière pour la scène, le théâtre et l’opéra, je baigne dans la création depuis l’âge de 18 ans. Mon parcours s’est construit au croisement des arts vivants et des arts plastiques, nourri par le geste, la matière et la transformation. Formée aux métiers du maquillage et de la perruque, j’ai développé un savoir-faire exigeant au service du spectacle, en participant à de nombreuses créations pour la scène et des productions lyriques. La plumasserie est venue enrichir mon univers, apportant légèreté, mouvement et poésie à mes réalisations. Chaque discipline dialogue avec les autres : le maquillage devient peinture, la perruque sculpture, la plume matière vivante. Parallèlement à mon travail pour le spectacle, je mène une recherche personnelle en peinture et en art plastique. Mon travail explore la matière, la lumière et les contrastes dans un langage sensible et intuitif, souvent proche de l’abstraction. J’aime faire émerger l’émotion à travers des textures, des superpositions et des traces. La création est pour moi un espace de liberté, mais aussi de profondeur. J’organise deux expositions par an dans mon atelier, lieu vivant de création et de rencontre, et je participe régulièrement à d’autres manifestations artistiques. Mon travail a notamment été présenté à Amsterdam ainsi qu’au Carrousel du Louvre, parmi d’autres expositions ponctuelles en France et à l’étranger. Dans le cadre de commandes d’art sacré, j’ai réalisé la fresque baptismale de l’église de Herrlisheim, ainsi que le chemin de croix de cette même église. J’ai également créé le chemin de croix pour l’église de Offendorf. Ces œuvres s’inscrivent dans une recherche artistique où matière, lumière et symbolique dialoguent avec l’espace architectural. Qu’il s’agisse d’un visage, d’une plume, d’une perruque ou d’une toile monumentale, il s’agit toujours pour moi de révéler, transformer, sublimer.
Je suis Christian Alligri, sculpteur, créateur bijoutier et designer. Mon travail se situe à la croisée de l’art et de l’artisanat d’art, avec la matière comme point de départ et fil conducteur de ma recherche.
J’explore différentes matières : le marbre, le métal, le verre, ainsi que l’argent 925 que je façonne pour mes bijoux. Je taille moi-même les pierres que j’intègre à mes créations, ce qui me permet de maîtriser pleinement le processus, de la matière brute à la pièce achevée. Mes bijoux deviennent ainsi de véritables sculptures portées, où volumes, lignes et équilibre dialoguent avec la lumière.
En sculpture, je m’inspire notamment de Jean Hans Arp, dont les formes organiques et épurées résonnent avec ma propre recherche. J’aime développer des volumes fluides et essentiels, qui semblent émerger naturellement de la matière.
Je réalise également des luminaires et des pièces en verre, où la lumière devient un élément central de la composition.
Dans le domaine de l’art sacré et des commandes publiques, j’ai participé à la réalisation de la fresque de l’église de Herrlisheim et conçu l’ambon de cette même église. J’ai également réalisé un columbarium pour la ville de Phalsbourg. Ces projets me permettent d’inscrire mon travail dans l’espace architectural et collectif, en dialogue avec le lieu et sa fonction.
À travers chacune de mes créations, je cherche à révéler la force intrinsèque de la matière et à en extraire une forme à la fois contemporaine et intemporelle.
Le thème de la robe est son obsession depuis des années. Energétiques et sans prétention, ces vêtements énigmatiques incarnent une force paradoxale – puissante mais légère – comme une image totémique de la force féminine. Les robes, blouses, kimonos et tabliers peints sur toile brute de grand format, sont devenus instantanément reconnaissables dans le monde entier comme sa signature. « Grâce à Ewa Bathelier, j’ai compris que les vêtements aussi peuvent être nus » a écrit Amélie Nothomb dans la préface du catalogue de l’exposition « Kimonos »…Le corps absent laisse place à un cœur palpitant enfermé dans de précieux contours.
Op’art, ou art optique, est l’expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 60 et qui exploitent la faillibilité de l’oeil à travers des illusions ou des jeux d’optique. Vasarely en est la figure la plus célèbre. ICKO poursuit ce travail en y ajoutant une large part de féminité et s’éloigne subtilement de l’abstraction, parfois imperceptiblement. Sa palette de couleurs est mûrement réfléchie et travaillée pour exprimer au mieux la spiritualité contenue dans ses œuvres.
Des actions telles que regarder, collecter, toucher, dessiner, gommer, redessiner, scanner, peindre, superposer, juxtaposer, repentir, aplatir, etc., font partie de mon vocabulaire gestuel habituel. Ces gestes s’appliquent à une variété de médiums, souvent classiques, allant du dessin d’un objet dans un carnet à la peinture monumentale, où la figure humaine revient souvent avec une touche mélancolique. Ma pratique oscille entre le dessin dans un carnet, la peinture et la sculpture. Elle consiste à interroger ce que l’image dissimule, ce qu’elle révèle et ce qu’elle conserve secrètement. La peinture est pour moi un moyen d’expression qui me permet d’explorer librement les questionnements qui m’habitent, notamment autour de l’image contemporaine et de sa représentation. Je peins des images enfouies dans mon répertoire, leur offrant un nouveau rôle dans l’immobilité, où l’imagerie peut être à la fois artificielle et réelle. Mes peintures tirent leur essence de la composition d’éléments tels que le sujet, les motifs, les couleurs, les fissures, et l’usure. Souvent, la photographie devient un point de départ pour mes peintures. La matière de l’image, ainsi que les supports et outils utilisés pour la donner à voir, sont tout aussi importants que le sujet lui-même. Ils me permettent d’explorer les jeux de clair-obscur, de flou et de netteté, jusqu’à réduire l’image à son essence : sa composition et son architecture. Je tends à réaliser des compositions picturales sobres : pas de narration, peu de matière, des touches subtiles, et une palette restreinte. Ce sont ces caractéristiques que j’apprécie également dans la photographie. Mon travail consiste à recréer des images issues de mon répertoire en les adaptant aux spécificités qu’elles contractent. Ces peintures d’images, en résonance avec d’autres, me permettent de raviver des émotions artistiques et formelles enfouies dans ma mémoire.
Copa & Sordes s’intéresse aux zones intermédiaires entre l’art et la culture quotidienne.
Les interactions avec les gens sont au cœur de leur démarche artistique. Soit sur les lieux de travail, soit dans la vie quotidienne, soit dans des projets d’art interactifs.
Au fil de jours des ateliers ouverts il vont arranger une installation de nature morte en collective dans leur atelier.
Toutes et tous seront invité de contribuer un fruit ou une legume ou un autre objet comestible.
A la fin cette nature morte se transformera en tableau vivant par une action de cuisiner en collective et de manger ensemble.
Matthieu Crimersmois aka Matt Crime, lui, n’a jamais vraiment choisi entre la peinture et la platine, entre l’objet trouvé et la machine bricolée. Il installe ses œuvres comme on déploie un laboratoire nomade, quelque part entre le théâtre anatomique, le plateau de scratch et l’atelier d’un archiviste halluciné. Ce qu’il cherche ? Peut-être à faire résonner le geste dans ses plis les plus ténus, à injecter dans l’image l’écho sourd d’un vinyle rayé ou d’un spectre sonore.
Dans son atelier ouvert — aussi ouvert que mécanique, vibrant, câblé — il ne montre pas, il rejoue. Les dessins s’y font en temps réel, tirés au cordeau ou aux pulsations, accompagnés de machines qui grincent, respirent, convertissent l’inaudible en visible. Un bras qui trace, une boucle qui recommence, un trait qui devient partition. Ici, les tableaux se frottent à la matière même de leur production, dans un chaos savamment orchestré de courroies, de pinceaux suspendus, de sons enfouis dans l’image.
On vient chez lui comme on viendrait à une séance de spiritisme technologique, pour écouter ce que les objets ou sons enregistrés murmurent quand ils sont mis sous tension. Et peut-être, repartir avec un fragment du récit.
Thomas Heimann experimentiert darin mit verschiedenen Techniken und Materialien. Seine künstlerischen Interessen drehen sich vorwiegend um die Ästhetik von Farbe, Oberfläche und Material, bzw. um Schärfe und Unschärfe der visuellen Wahrnehmung und des Denkens. Diese Themen finden modellhaft Ausdruck in Tafelbildern, Objekten und raumfüllenden Installationen. Letzte Ausstellungen fanden in Tiflis, in Basel und online statt.