Pratiques : Peinture
Vida Zaré
Vida ZARÉ, est peintre d’origine iranienne.
Née en 1976, Vida a cultivé son talent artistique dès son plus jeune âge.
Lorsqu’elle se tenait devant un tableau dans les galeries d’art ou les expositions, elle s’oubliait complètement et se perdait dans la profondeur des couleurs et des formes. C’est là qu’elle décida de suivre une formation en art plastique en portrait individuel.
Malgré son grand intérêt pour l’art, elle suivit son diplôme en physique nucléaire, mais la peinture resta toujours une passion et sa source d’énergie et elle y consacrait son temps libre.
En 2016, lorsqu’elle pose les pieds en France, cette envie et ce désir de longue date se réalisent enfin et elle débute sa carrière professionnelle dans ce domaine.
En 2018, elle suivit une formation en art-thérapie, qui enrichit également ses espaces de créativité et de rituels et reconstruit la structure de ses peintures.
Dans ses peintures, toutes ancrées dans la profondeur de ses sentiments, on retrouve des traces audacieuses de la nature et de sa proximité avec la nature.
Aujourd’hui, Vida, en plus de sa pratique, l’enseigne également. Elle anime des ateliers de relaxation artistique pour les autres et donne des cours de peinture pour différents âges qui enrichissent ses journées.
Son style peut être qualifié contemporain. Elle ne cherche pas à montrer la nature telle qu’elle est, mais à l’exprimer par de nouvelles explorations esthétiques, Structurées sur toiles ou sur des autres supports, y compris des feuilles d’arbres et des photos, etc.
Mandala murale : https://youtu.be/tSKVsl1Qy04
Elle utilise l’acrylique ainsi que les techniques mixtes dans ses peintures. Mélanger les techniques apporte une certaine profondeur qu’elle recherche.
Michel Boetsch
L’OISHOMME
Quelque chose s’impose du silence du monde.
Quelque chose s’impose de la solitude.
Et autre chose s’impose dans ce silence, que j’ai mis du temps à cerner et que je serai tentée de dire comme la sensation de l’absurde.
Etre seul, en tête à tête avec un Oishomme renvoie d’une autre manière « d’imaginer Sisyphe heureux ».
Empruntons ces mots à Camus et imaginons l’Oishomme heureux…
Les ailes ligotées au corps, l’Oishomme se tient debout.
Il est là, hic et nunc, envers et contre tout, condamné à vivre dans les méandres de l’absurde, enchainé à sa condition.
Et pourtant, il est debout. Incroyablement digne. En pleine conscience de cette condition et s’il renonce à espérer, il ne renonce pas à vivre.
D’entrée de jeu s’impose la matière qui le façonne et que le Golem pourrait jalouser. L’Oishomme de par son essence appartient à l’ordre naturel.
Ceci le pose singulièrement dans une destinée qui rejoint celle du Golem: naître des quatre éléments inscrit d’emblée dans la vérité de l’ordre naturel et de la mort.
Tout est posé. Il faut juste pouvoir l’entendre et accepter ce qui ne peut être changé pour reconnaitre le champ de ses possibles.
Appartenir à l’ordre naturel et en accueillir les contraintes par des prises de conscience constamment renouvelées.
Dépasser ainsi la vaine révolte contre l’absurde et prendre sa mesure dans son rapport au monde.
Cet engagement est le combat d’une vie.
Cet engagement est ce à quoi l’Oishomme nous invite.
Il est donc ligoté, lié à sa condition mais peut-être aussi à ses impossibles, à ses peurs, à ses lâchetés. Il est ligoté mais sa tête est dégagée.
Et il peut donc lentement dépasser sa colère contre les pouvoirs opprimants et le leurre des idéaux allant des religions au nihilisme qui justifie le pire.
Le corps est ligoté mais il apprend peu à peu que le cœur, que l’esprit et que l’âme peuvent habiter le monde.
Et il arbore alors ce profil magnifique au port altier emmanché d’un long bec comme un signal silencieux de la révolte, un cri sans écho, bec fermé.
Parce que le for intérieur ne se crie pas.
Il est debout et se consacre au seul travail d’une vie : être-là le temps imparti au plus près de son exigence de sincérité avec lui-même, avec l’autre et dans l’altérité du monde.
Appartenir au monde pour « à part tenir » dans la pleine lumière de sa finitude.
Tenir sans arrogance mais avec l’élégante confiance que seul confère la beauté de ce qui s’accorde. Il faut imaginer l’Oishomme heureux …
Isabelle Schmitt
Caroline Laffargue
Aurélie Lienhard
Assionnée par les arts depuis l’enfance, la couleur a peu à peu pris le dessus dans son univers. Elle peint pour atteindre cet état spécial dans lequel une vanne intérieure s’ouvre, une action démarre et donne naissance à quelque chose de neuf. L’envie sous-jacente est d’explorer l’inconnu, de raconter sans représenter, de trouver des correspondances entre l’intérieur invisible et l’extérieur visible. Cette exercice quasi méditatif lui permet de créer un espace-temps dédié à la concentration, à la respiration et à la sensibilité. Sa pratique artistique est inspirée par les courants de l’expressionnisme abstrait et du Color Field painting. Cette approche non figurative la plonge dans des observations subtiles et dans une recherche d’équilibre entre les surfaces, les lignes et les couleurs. La construction des images se fait progressivement, selon le ressenti et l’intuition du moment, faisant émerger des univers de couleurs variés. Elle utilise de la peinture acrylique sur toile et sur papier ainsi que des pigments, des encres et du fusain ou graphite. La couleur est travaillée avec différents outils, diluée en voiles translucides ou déposée en aplats couvrants, quasiment malaxée comme de l’argile. Son esprit curieux s’offre à l’occasion des détours vers d’autres domaines (recyclage du papier, linogravure, tissages de textiles et végétaux, arts de la scène, installations…). Elle navigue ainsi entre l’intériorité du travail solitaire et l’émulation du travail d’équipe.
Diti
Autodidacte, mon travail d’artiste-peintre, en techniques mixtes, se décline dans 2 univers: – l’abstrait, qui est mon sujet de prédilection. Principalement inspiré par des éléments de la nature. Des oeuvres dans lesquelles je laisse s’exprimer formes et couleurs.- les portraits peints sur bois, avec un jeu de transparence et de connexion entre le sujet peint et l’arrière-plan.
Catherine Bihl
Connue dans le milieu de l’art textile depuis plus de trente ans, notamment pour mes sculptures-personnages d’in fl uence extra-européenne, je me suis tournée, depuis 2020, vers une pratique artistique plus libre, rejetant à la fois une fi guration trop af fi rmée et des procédés de mise en oeuvre artisanaux qui bridaient ma créativité.
De ce tournant ont surgi des pièces murales, puis des toiles sur châssis, caractérisées par l’association de tissus cousus, collés, peints à l’acrylique avec des sables et des pigments, et des papiers déchirés, peints eux aussi, portant des traces de graphismes, et évoquant des paysages.
Des événements ayant perturbé ma carrière artistique ces dernières années, je reprends doucement le chemin des expositions. Prochain arrêt à Burnhaupt en septembre pour l’exposition collective « Engrangez de l’art », puis à Audincourt en octobre pour « Feel’Art », rendez-vous incontournable de l’art contemporain dans la région.
Michel Galliot
Robert Guhmann
Robert Guhmann réalise des peintures à l’huile de grands formats, mais aussi des oeuvres de techniques mixtes au fusain, pastel, craie, acrylique ainsi que des collages et sculptures. Bienvenue à l’atelier pour les découvrir!
Anne Vaudrey
Vie silencieuse est une série qui m’occupe depuis deux ans.
