Pratiques : Objet
Gwendoline Maximo
Léa Hussenot
De la trace à l’angle ou l’auto-archive des détails croisés Comment assembler les mots pour faire une phrase ? Comment une image, un geste, un son forment un texte ? Comment mes souvenirs et ceux des autres créer des symboles ? Je m’attache au langage, et le matérialise par différents systèmes en utilisant l’écriture, le dessin, les livres objets, la gravure, l’expérimentation sonore ou encore la performance. Je prend en photo des détails qui m’interpellent dans l’espace public où dans des lieux intérieurs. C’est un carton mouillé par la pluie et déchu sur le sol, le positionnement des cimaises dans une exposition, les angles du plafond dans une pièce ou les plans d’évacuations. Sur le papier, je puise dans mes archives personnelles pour extraire des éléments, je les combine entre eux jouant ainsi avec le processus de mémoire diffractée.
Antoine Paulin – LOU
LOU est un artiste né en 1998, intéressé par la peinture, la sculpture et la photographie. A travers une exploration du thème des masques, il cherche à questionner l’authenticité des rapports entre les individus, et les masques sociaux qu’ils doivent revêtir au quotidien.
Charlotte Olivia Picard
Simon Hampikian
Originaire d’un milieu rural de l’arrière-pays bordelais, j’ai vite appris à assembler, réparer, fabriquer et créer avec ce qui se présentait autour de moi. Mes grands-parents, agriculteurs, et mon père, passionné de charpente marine, avaient ces compétences pour l’agilité plastique quand il s’agissait de repenser les objets; ils m’ont transmis un héritage qui m’a mené au design.
J’ai d’abord été formé à sa version industrielle, bénéfique mais restrictive à mon goût, avant de suivre un cursus plus artistique à la Haute Ecole des Arts du Rhin pendant quatre ans, où j’ai pu trouver une approche plus personnelle, et qui m’a mené jusqu’en Alsace. J’y ai effectué des stages marquants : l’un chez Björn Steinar, représentant de PreciousPlastic en Islande et l’autre chez Bram Vanderbeke, artiste-designer belge, membre de du collectif Brut.
Je commence cette année un nouveau chapitre de ma vie professionnelle : mon installation dans mon premier atelier, à MotoCo. J’y débute mon activité. Cet espace est un élément essentiel dans ma vision du design : j’y produit principalement des projets personnels mais il me sert aussi d’espace de prototypage, d’expérimentation et agit comme un lieu d’échange.
Clara Valdès
Bérengère Paris
Nicolas Noverraz
Catherine Petit Petit
Catherine PETIT PETIT s’appuie sur la récup de petits riens qui la conduit à une poésie ludique et « plastique ».
Elle explore et joue avec cet univers matière, fascinée par des riens : d’un bout de plastique à des déchets citron orange ou des capsules, pierres et bouts de ficelle…
Presqu’en apnée, elle capte, appréhende ces ptis riens sous différentes facettes à divers moments. L’artiste s’appesantit sur eux ; elle les « visite » pour mieux les « révéler ».
Soit elle attend que les choses s’offrent à elle, soit elle provoque l’inattendu, l’insolite en manipulant ces ptis riens ou en créant des mises en scènes avec ces riens (supports, lumières, lieux différents).
C’est un jeu de création où la matière, les matières se côtoient ; elle initie des passerelles entre matières ou matériaux soit de manière virtuelle par le travail numérique soit par une création manuelle.
Ce sont des élucubrations des évasions mentales ; ce sont dit-elle : « ses Emballements Poétiques Plastiques ».
L’écrivain brésilien Carlos Drummond de Andrade lui souffle à l’oreille dans son poème « l’existence supposée » que « tout n’est peut-être qu’un hypermarché de possibles et impossibles possiblissimes ».
