Pendant sept ans, Sandrine développe des projets artistiques et accompagne des plasticiennes dans leur parcours d’artiste.
Lors d’un de ses périples en Bretagne, elle rencontre une créatrice. Elles parlent, échangent, prennent le temps de ce rapport tactile avec les pierres… moments privilégiés, sorte de chemin initiatique. De ce voyage , elle ne revient pas indemne : un projet nouveau est là qui prend forme, prend du volume et trouve son espace. Inspirée par la lithothérapie, dans ce moment de contemplation des petites pierres dont elle a fait l’acquisition, Sandrine s’approprie le matériau en créant ses propres bijoux.
L’aluminium s’impose assez vie comme le support le plus adapté. Souple, maniable, sans nickel, et d’une grande légèreté, il donne une incontestable liberté de création. Chaque modèle est unique et associe des perles céramiques, synthétiques, de verre, ou des pierres semi précieuses à de l’aluminium en 2 ou 3 mm. Bulle d’ambre était née. De la rondeur, des courbes, de la couleur et une certaine vision de la féminité, il n’y a pas d’autre message que celle d’une femme à toutes les autres.
Le quotidien et l’espace vivent en constante dualité. Lorsque l’un évolue le second ne cesse de s’adapter. Le facteur de ces changements ? Le temps
J’ai compris dans ma culture que le temps était une chose que je n’envisageais pas. La culture orientale se repose sur deux mots, Inch’Allah (si Dieu le veut ) et Mektoub (c’est écrit). En occident j’ai appris qu’un designer se devait de vivre aujourd’hui, afin d’apprendre les besoins de demain. Le facteur temps le plus apte à mener la création à ce qu’elle doit être, c’est le présent.
Le métissage est centrale dans ma pratique. Les savoirs faire, les matériaux, les formes, les motifs, tout ce langage resulte d’un mélange d’univers dans lequel je vis.
Mon geste consiste à réinterpréter des usages et des signes traditionnels de leurs fonctions premières. D’origine berbère, l’espace qui m’a entouré a toujours été celui des formes orientales : les zellig, les motifs berbères, les broderies marocaines etc.. Ces influences je les retrouve lorsqu’il s’agit de démarrer un projet.
Ma première pensée est toujours le dessin. Laisser les lignes s’appréhender les unes aux autres, c’est laisser l’instinct définir la forme. Il n’existe pas d’acte plus spontané que celui-ci pour retranscrire mon métissage.
Chacun de mes dessins m’interroge sur la finalité que celui -ci peut prendre; et c’est à ce moment la que j’opère en parallèle une réflexion sur le médium.
J’ai souvent imaginé un pont entre l’Orient et l’Occident; constamment emprunté par ma génération. Un mélange de flux, de va et viens plastique et littéraire. Aujourd’hui j’envisage mon travail comme étant l’héritage de ma culture à laquelle vient s’ajouter l’influence du monde occidental.
Aurélia Berauer est une jeune designer produit Strasbourgeoise. Elle réalise des projets variés, allant du mobilier aux objets usuels ou innovants. Elle a suivi une formation dans le domaine du design de produit et de services à Strasbourg. Elle a complété sa formation par des stages dans l’aménagement à Montpellier, dans la décoration à Copenhague ainsi que chez des artisans céramistes à Amsterdam et Strasbourg.
Durant ses voyages, elle est tombée amoureuse de ce style scandinave, qu’elle associe à son design français. Elle attache une importance particulière à l’écoconception et l’éthique dans ses créations. Elle valorise les savoirs faire particuliers et les réalisations artisanales, la mise en valeur des matières et la fabrication française et locale. Elle a lancé en 2016 une nouvelle gamme de céramiques qu’elle a imaginée et qu’elle produit dans son propre atelier.
Mes réflexions traitent de peinture et
peuvent prendre des formes diverses (installation, vidéo, performance,
peinture, …). Je tente de repousser les limites du geste pictural pour
mettre à jour de nouveaux espaces d’investigations et de recherches
artistiques. Je tente d’annuler la distinction entre le fond et la forme,
entre l’avant et l’arrière, entre l’avant et l’après de la peinture.
J’affectionne les processus pauvres et expérimentaux pour la poésie qui en
émane.
Je m’efforce d’être honnête et sincère dans ma pratique en révélant la
scène et les coulisses de mon ouvrage.
J’aime l’idée que mes œuvres puissent échapper aux références, aux codes ;
ceci dans une volonté de préserver ma liberté créatrice.
J’essaye le plus souvent de faciliter l’accès à mes œuvres en fixant ma
réflexion sur des éléments de notre quotidien de telle sorte à ce qu’un
maximum de personnes (chacune selon ce qu’elle est) puissent interagir
avec celles-ci.
L’artiste peut certes choisir de jouer avec ces limites de la sculpture, de la
dématérialiser, de dissimuler la proie pour montrer l’ombre ou de troquer les
formes pour des abstractions. Mais à qui s’adresse ces subtilités ? Qui regarde en nous et qui apprécie ? S’il faut parfois se doter de décodeurs culturels sophistiqués pour “comprendre” une oeuvre, il n’en faut aucun pour apprécier et pour ressentir ce qu’une oeuvre suscite en nous.
Le travail d’Hervé Spycher s’adresse avant tout à ces émotions spontanées. Artiste autodidacte, il propose une discussion sans intermédiaire académique entre l’oeuvre et le regard.
Ses sculptures sont soigneusement préméditées. Un thème survient et exige
d’exister, par tous les moyens, par toutes les techniques. Or, ce besoin de création oriente dès lors les choix de vie de Hervé Spycher qui se forme aux techniques de travail des matières qui constitueront ses oeuvres. Ébéniste, soudeur, tailleur sur pierre, ses oeuvres reflètent sa curiosité et son approche pratique du métier d’artiste
Le souci de l’équilibre anime toute la création de Hervé Spycher, de façon
concrète puisqu’il se confronte à toutes sortes de matières et de formes qui doivent sous ses mains trouver un accord de coexistence mais de façon plus subtile quand il cherche simplement à déjouer la gravité qui peut accompagner la confrontation avec l’oeuvre d’art. Ses création cachent ainsi des indices, jeux de mots qui font d’une créature fantastique digne d’une fresque+++ baroque une “Deux-chevaux” ou d’un Pégase courtaud propulsé par une hélice caudale un
“Pet-gaz”… Cet humour potache s’inscrit dans l’héritage revendiqué de Dada,
courant assez vaste et généreux pour faire de chacun un convive à sa table, grave ou joyeux, toujours ludique.
Docteure Apfel Marion.
Un adulte créatif est un enfant qui a survécu Ursula K Le Guin
Chapardeur de craies dans son école communale …. Guy enfant a toujours crayonné , dessiné , peint
Puis l’enfant grandit , lit , étudie , se forme et devient voyageur . Il tisse sa toile entre les continents ; Europe , Amérique centrale , Afrique de l’Ouest
La conjugaison de ces expériences participe au développement de son propre style pictural
et toujours au bout de son pinceau la liberté
L’univers d’AnK est un cabinet de curiosité peuplé d’êtres étranges à cornes, ailés, à poils ou à plumes inspiré par la nature, la Wiener Werkstätte ou l’art dermographique. Un joyeux mélange sombrement coloré et agréablement déconcertant où noir, dorures, couleurs et formes géométriques font bon ménage. Le tout sous forme de tableaux ou d’objets décorés et surtout sans se prendre au sérieux.
Né en Corée du Sud, l’artiste plasticien et scénographe Ikhyeon Park vit et travaille à Strasbourg.
Il pratique une forme d’art relationnel à travers des projets coopératifs avec des divers artistes et des publics variés. Son processus de travail est en lui-même un dispositif artistique, qu’il perçoit comme une allégorie du factice du monde d’aujourd’hui. L’artiste s’intéresse à la perméabilité des domaines artistiques, il mélange ses expériences de scénographe et de réalisateur de spectacles à ses œuvres plastiques. Sa recherche artistique se fait autour de ce qu’il définit la mise en scène à la rencontre au public. Il s’intéresse à la fois à la forme et au fond des interactions sociales qu’il vit en tant que citoyen et individu. Pour lui le
mécanisme de la forme artistique de la scène permet d’introduire sa perception vers le monde à l’action coopérative d’un projet artistique.
Il est diplômé de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg (DNSEP – Scénographie) en 2015, de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (DNAP) en 2013 et de la Faculté des arts et de design de l’Université Konkuk de Séoul (BFA) en 2009.
Ses projets ont été présentés dans le cadre d’expositions personnelles, collectives et d’une forme d’art vivant telles que : « Bing, Bang, Plouf. », exposition personnelle, à CEAAC de Strasbourg en 2019, « Equi Libre », installation et performance, à FITZ Theater de Stuttgart en 2023, « Demains », exposition en groupe, à l’Art-Exprim à Paris en 2021 et etc.
Ebéniste et carrossier de formation, maîtrise d’un large panel d’outils relatifs au travail du bois et du métal.
Depuis 2014, travaille en tant qu’ébéniste indépendant et a investi depuis peu un espace au port du Rhin, à Strasbourg.
Réalisation de prototypes de mobiliers, de mobiliers et d’objets sur mesure pour les designers et les particuliers.