Bluejeanne, tatoueuse et Illustratrice Strasbourgeoise s’installe à M33 le temps des ateliers ouverts.
Venez à la rencontre de ses « gravures d’aujourd’hui », sur papier ou sur peau.
Illustrations, flashs à réserver, prints et tatouages éphémères à venir découvrir!
La thématique de la métamorphose est devenue l’incontournable de mon travail, avec la nature comme allié essentiel, des herbiers au bestiaire. Dans mon dessin, la mutation naturelle s’engouffre dans la brèche de l’imaginaire, en prenant un chemin emprunté aux iconographies mythologiques.
Dans la transformation, la narration donne aux formes la possibilité d’un pas de côté, pour prendre vie et faire exister un autre possible image après image. Pour leur donner un peu plus de marge de manœuvre, je joue parfois aussi avec le rapport à l’objet, en semi-volume, à travers le papier ou d’autres installations comme les jeux magnétiques. En manipulant les pièces, une nouvelle relation narrative se crée entre le lecteur et le support à la frontière entre le volume et le dessin. Les gestes font alors eux-même muter les formes et créent leurs propres versions de l’image.
Ecouter conter… et raconter à son tour en dessinant…
J’aime toujours « dessiconter », pour le plaisir de voir apparaître ce que j’imagine… et la possibilité de communiquer, de partager de cette façon.
L’illustration est souvent sagement à sa place dans un album.
Il lui arrive de s’échapper pour entrer dans un théâtre d’images, mais il peut aussi lui prendre la fantaisie de sortir des 2 dimensions et d’en revendiquer une troisième…
Illustratrice jeunesse professionnelle je me balade dans l’univers de l’enfance et des animaux. Je travaille pour la presse et les éditeurs mais je fabrique aussi tout un tas de petits objets illustrés. Je réalise également de nombreux ateliers avec les enfants pour créer avec eux.
La gravure , c’est l’art de l’intime , de l’intériorité , une approche poétique du monde , au plus près de soi ,et aussi une véritable passion pour moi.
Un sillon pour tracer mon chemin : graver c’est chercher dans le cuivre le trait qui exprime les mouvements de l’âme.
La modernité de la gravure se trouve dans le caractère inépuisable de ses techniques.La richesse de sa diversité me permet de travailler avec des structures culturelles , scolaires et médico-sociales dans lesquelles j’adapte la technique au public concerné.
Ce qui compte , c’est le travail de la main lié à l’esprit.
Mon travail s’inspire beaucoup de l’imagerie américaine de fiction, que ce soit à travers son cinéma (David Lynch, Greg Araki, Robert Wise…) ou sa peinture ( Edward Hopper, Andrew Wyeth…) ou encore ses auteurs ( Daniel Clowes, Dash Shawn, Theodore Weesner). Se mélange à cela des influences diverses comme le manga japonais. Je continue actuellement un projet de roman graphique sur des adolescents au coeur d’un meurtre. J’illustre également des articles pour la presse (New York Times, New Yorker, XXI, Citrus…). J’explore des formes hybrides entre bande dessinée et animation pour les supports numériques. Mon projet de bande dessinée animée Roaxaca Zone à été second lauréat du prix digital au festival d’Angoulême cette année. Mon travail est également en ce moment exposé à New York dans l’exposition collective Fit to print à la Society of illustrator de New York.
Fanny Michaëlis, auteure de bande-dessinée (Cornélius) et illustratrice pour la presse (le Monde, le Magazine littéraire, les Inrockuptibles, XXI…) et l’édition jeunesse (Thierry Magnier, Actes Sud), est née à Paris en 1983.
Elle étudie d’abord à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris avant de partir pour Bruxelles, où elle est diplômée de l’Institut Saint-Luc en 2007.
Elle doit ses toutes premières parutions à Stéphane Blanquet, qui publie ses dessins dès 2008 dans différents collectifs (Le Muscle Carabine, Tendon Revolver) aux éditions United Dead Artists.
En 2011, commence une collaboration avec l’éditeur de bande-dessinée indépendante Cornélius. Paraîtra d’abord « Avant mon père aussi était un enfant » en 2011, suivi de « Géante » en 2013 et de « Le lait noir » en 2016. En 2014 elle publie « Dans mon ventre » un premier album illustré autour de la maternité, aux éditions Thierry Magnier. Suivra « Une île » un conte écrit et illustré par l’auteure, paru chez le même éditeur en septembre 2015.
Elle expose régulièrement son travail, dernièrement au Palais de Tokyo (mars 2016) dans le cadre de l’exposition de Sara Favriau « La redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière » ou encore au Mémorial de la Shoah jusqu’en octobre 2017, dans le cadre de l’exposition « Shoah et Bande-dessinée ».
En avril 2016, elle participe à la création du spectacle « Billy the kid, I love you », aux côtés de Loo Hui Phang, Philippe Dupuy , Rodolphe Burger et Julien Perraudeau dans le cadre du Festival PULP à la Ferme du Buisson.
Fanny Michaëlis est également chanteuse dans le duo FATHERKID au côté du dessinateur et guitariste Ludovic Debeurme et de la claviériste Donia Berriri.
biblio:
« Le Lait Noir », éditions Cornélius, 2016
« Une île », éditions Thierry Magnier, 2015
« Dans mon ventre », éditions Thierry Magnier, 2014
« Géante », éditions Cornélius, 2013
« Avant mon père aussi était un enfant », éditions Cornélius, 2011
« Peggy Lee », éditions bd music, 2010
« Les Orphelines » de Marion Aubert, Actes Sud, 2010
Allez savoir ; ou plutôt, allez continuer à ne pas savoir…
Les images que je fabrique ne sont pas à comprendre, mais à prendre, telles
qu’elles. Elles sont le fruit du hasard, de la bonne humeur, de la
répétition, d’autre chose que le hasard, des envies du moment, de la
mauvaise humeur, de la répétition, de la méthode, du hasard… Y perdre pied
renforce l’envie d’ouvrir l’œil!
Fabriquées à la main, en sérigraphie ou avec n’importe quoi d’autre, elles
sont la matière avant l’idée.