mal adroit et mauvais bricoleur je n’ai pas trouvé d’avenir ailleurs que dans la bidouille.
Parfois je regrette des fois je m’éclate les doigts sous mon marteau trop lourd pour moi
Type : permanent
Eric Meyer
Une approche contemplative et sarcastique du monde contemporain. L’ambiance industrielle du port, le public qui y déambule. Ajoutons-y, l’univers littéraire, journalistique et cinématographique.
Sandra Kunz
Un nouveau travail.
« Jeux de Guerre »
Des jouets d’enfants trempés dans de la peinture dénoncent la censure, la guerre, la pollution, l’intolérance … fléaux de notre époque
Que laissons nous comme héritage à nos enfants ?
Ann Koppel
AnnKo illustratrice interroge sans cesse les liens entre théâtre, musique et Images.
• titulaire d’un diplôme supérieur de violon et pédagogie de la «Musikhochschule» de Karlsruhe
• Etudes de « Angewante theaterwissenschaft à Giessen
• illustratrice diplômée de l’école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg
AnnKo jongle entre l’illustration narrative, le théâtre et la musique.
Pour le bonheur des plus petits et des moins jeunes.
Delphine Harrer
Réalise depuis plus de 20 ans des illustrations pour la pub, l’édition, la communication, l’évènementiel, le culturel. En parallèle expose son travail personnel dans divers lieux.
Amélie Dufour
Je suis illustratrice depuis 2004, je travaille pour l’édition et la presse jeunesse.
Je réalise également des créations pour « les cartes de l’Aimant » (un collectif d’illustratrices)
http://lescartesdelaimant.com/
je fais également partie de l’association « central vapeur » et participe à des projets des « Rhubarbus »
Fany Scheurer
Peindre la vie, avec ses sentiment, cruelle ou formidable, dure , belle.En s’expriment de façon spontanée, directe, c’est le geste qui agit et non la conscience.
Une expression directe, des gestes vifs, sur tous supports et en toutes circonstances.
Valérie Jeanne Neunlist
Marie Van Gysel
Le bestiaire enflammé de Van Gysel
Il y a quelque chose d’antique dans tout ce que fait Marie Van Gysel. Une force animale qui nous précède. Dans ses motifs on découvre des empreintes de pieds nus, de mauvaises herbes et de ces choses mystérieuses dont on ne sait dire exactement la nature, cocons, graines ou fouillis d’arbres. Barbarie rauque et gazouillis, chants faux mais vrais, champs à labourer. Marie Van Gysel travaille à bras le corps, puise en elle comme d’un trou d’argile, en sort des images
qui nous percutent. La violence de sa sculpture se reçoit en douceur, par un miraculeux équilibre. Cire, laine, encres rouges, coquillages, feutre et tissus serrés, on sent le geste chaud pousser dans la matière. Elle donne à toucher des poupées les plus étranges: dans leurs grimaces ébahies on devine une tension, le souvenir d’un cauchemar, le battement d’un tambour poilu, la caresse des cailloux. Les monstres se sont échappés, et ils flamboient sous nos mains.
Sa horde de canards en feutre. Ils sont lourds et leurs regards se perdent derrière nous: rien ne nous dit leur age. Ils pourraient sortir d’un sarcophage, d’une caverne ou d’une barque depuis longtemps coulée. Des idoles qui s’offrent avec humilité. Les mères qui peuplent son univers: leurs seins et leurs sexes ébouriffés contiennent les légendes qui nous ont tous traversés un jour. Leurs mains exacerbées sont aussi génitrices. Nous voici confrontés à une crudité rare: nés d’un utérus, nous habitons aujourd’hui un corps matériel. Et même elle nous invite, carrément, dans des ventres vides où la température est idéale. On en devient sa créature, on a les ailes qui poussent. On se retrouve, un peu plus jeune. Marie Van Gysel travaille pour dénouer, pour guérir, pour vivre, pour jouir. Elle soulève dans son atelier des jupes insoupçonnées. Apparaissent alors des princesses callipyges et des loups débonnaires, des masques hagards, des figures grotesques, toutes étonnées d’être nées. C’est nous ! Dans le chaudron, la matrice, là où bout la gelée royale. Là où tout reste encore à faire.
Joseph Kieffer
