Brenda Dell’Anna

Son travail illustratif, ses créations textiles et son utilisation de matériaux tels que la céramique et le béton créent des dialogues entre des éléments solides et souples. Son travail aborde des expériences personnelle avec sensibilité et oppose un langage visuel délicat à des thèmes marqués par la tension.

Nika Timashkova

Nika Timashkova (*1989 in Saporischschja, Ukraine) ist eine Multimedia-Künstlerin und Forscherin aus Basel. Sie hat einen BA in französischer Literatur und Linguistik sowie osteuropäischen Kulturen von der Universität Basel und einen Master in Art Practice vom Dutch Art Institute (DAI) in Arnheim, Niederlande.

Emmanuel Joan Ramon Pidré Starosta (1989), auch bekannt als Emma Pidré, ist ein argentinisch-spanischer Künstler, geboren in Buenos Aires, Argentinien, und lebt und arbeitet derzeit in Basel. Er hat ein Diplom in Bildender Kunst von der Weißensee Kunsthochschule Berlin sowie einen MA vom Institut Art Gender Nature / FHNW Basel.

Brenda Dell’Anna (2002, in Basel) ist eine italo-schweizerische Künstlerin, die in Basel und Moutier lebt. Sie hat kürzlich ihren Bachelor in Fine Arts am Institut Art Gender Nature der HGK Basel FHNW abgeschlossen.

Mirjam Spoolder wurde in den Niederlanden geboren und lebt seit 2007 in Basel, Schweiz. Sie studierte Bildhauerei an der Kunstakademie AKI/ARTEZ in Enschede und Bühnenmanagement am Rotterdamer Centrum für Theater (RCTH), beide in den Niederlanden. 2010 schloss sie ihr Masterstudium der Bildenden Kunst mit Schwerpunkt Performance Kunst an der Hochschule für Gestaltung und Kunst HGK/FHNW in Basel ab.

Raphaëlle Müller

Raphaëlle Mueller est une photographe, artiste et une chercheuse basée à Bâle et à Genève qui inscrit ses travaux dans une pratique pluridisciplinaire. Sa pratique artistique fusionne l’art et la science dans un agenda géopolitique discursif et ses méthodologies exploratoires impliquent des dialogues multilatéraux qui questionnent les relations cachées et spéculatives entre l’écologie, la politique, l’humain et le non-humain. Son travail vise à établir un lien entre les mondes scientifique et non scientifique, notamment dans le cadre de problématiques environnementales. Ses explorations visent donc à appréhender et à comprendre la matérialité toxique de l’Anthropocène/Capitalocène et à tenter de forger de nouveaux liens inter-espèces et inter-médias. Si elle porte une attention particulière à l’image et à ses moyens de production dans ses usage (post)photographiques, elle réalise également des performances, des films, des vidéos et des conférences. Le format original de ses expositions propose des restitutions d’expériences et de recherches au long cours. Il prend aussi souvent une forme évolutive. Ses recherches engagées se situent dans la lignée d’une pensée éco-féministe, et convoquent l’analyse forensique (étude de terrain, analyses de données, statistiques etc.) qu’elle applique à des méthodes et à des expériences artistiques développées en collaboration avec des chercheur-eus-s, biologistes, performeurs-e-s-et bio-hackeur-euse-s.  Raphaëlle Mueller travaille aussi avec des matériaux inusuels qui relèvent du vivant (Exogenesis, 2019-2021), des molécules synthétiques (Chemical Charm, 2018), ou des toxiques (T(t)erraforming, 2018). En interrogeant les systèmes de production, en renonçant dans la mesure du possible à engendrer de nouveaux objets et en favorisant le recyclage, elle invite à des réflexions qui résonnent avec une éthique du care (Perspectives on post-capitalist thinking/being, 2021). Elle mène enfin un travail qui met au centre de ses expériences artistiques des processus qui dénoncent l’exploitation de vulnérabilités et invitent à repenser les relations de pouvoir entre les vivants. Elle a exposé dans de nombreux espaces d’art et festivals.

Simon Krebs

Simon Krebs arbeitet mit Fotografie, Film, Animation, Zeichnung und Musik.

 

Er produziert Ausstellungen, Filme, Musikvideos, Bücher und kooperiert gerne mit Musiker:innen, Autor:innen oder Mode-Designer:innen. Seine Arbeit zeichnet sich durch ein starkes Interesse für Menschen oder deren Fehlen, des Menschen Umgebung und Tätigkeit aus. Scheinbar alltägliches offenbart in Krebs’ Arbeit eine eigentümliche Magie oder ein humorvolles Gruseln.

Ana Vujic

Ich bin eine Zeichnerin.

Mit meinen Architektur- und Menschendarstellungen eröffne ich Räume. Lebensgrosse Figuren begegnen uns auf Augenhöhe.

Sie zeigen gesellschaftliche Machtstrukturen und Konventionen aus einer subjektiven Perspektive.

Persönliche und soziale Identitäten sind ineinander verwobene Konstrukte. Als Frau, Mutter und Migrantin entflechte ich diese.

Ambivalenz und Widersprüche prägen die ständigen Verhandlungen unseres alltäglichen Lebens.

Die Zeichnungen symbolisieren die Hindernisse und Herausforderungen, die sich aus gesellschaftlichen oder selbstgestellten Erwartungen und Idealen stellen.

Meine Protagonist:innen bewegen sich in surrealen Kulissen, die zum Umbruch aufrufen.

Und doch sind die Bilder Haltestellen einer erdachten, ansatzweise erlebten und stets nie zu Ende erzählten Geschichte.

Meine Zeit rennt in unterschiedliche Richtungen.

Vergangenheit, Traum und utopische Vorstellungen sind stets ineinander verwobene Knotenpunkte.

Zeichnerisch trifft Präzision auf Abstraktion.

Weisse Leerstellen sind Platzhalter für das Ungeschriebene und das noch Ungewisse.

Nafiseh Moshashaeh

Artiste visuelle née à Téhéran en 1986, vivant aujourd’hui en France, après plusieurs années de pratique artistique en Iran.

Son travail se déploie à la croisée de la photographie, du film, de l’installation et du graphisme. Il ne cherche pas à représenter, mais à déplacer, fissurer et reconfigurer les régimes d’image et de perception. Il s’inscrit dans une recherche
où mémoire, territoire et image ne sont pas des thèmes, mais des tensions actives, traversées par des expériences de déplacement, de discontinuité et de fragmentation.

Refusant toute forme d’exotisation,, sa pratique s’inscrit dans une position instable, traversée par des tensions entre présence et disparition, mémoire et effacement, inscription et perte et engage également une réflexion sur l’identité— ses différentes strates, entre identité de soi, de l’autre, identité collective et celle d’une… société.

Son approche s’ancre notamment dans les notions de déterritorialisation et reterritorialisation développées par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans A Thousand Plateaus (Mille Plateaux), ainsi que dans la notion de liminalité — état de seuil, entre deux, ni ici ni là — formulée par Victor Turner dans The Ritual Process.

L’image, dans son travail, n’est jamais stable : elle est altérée, fragmentée, réinscrite, soumise à des processus de transformation qui en déplacent le statut. Chaque projet engage un protocole spécifique, refusant toute répétition, cherchant à faire émerger de nouvelles couches de perception.

Dans Seven Solitudes, des arbres isolés deviennent des points de tension, des figures de résistance et de solitude. Par un processus manuel d’altération, chaque image se constitue, se transforme en une pièce unique comme une surface
instable, entre apparition et disparition, où la mémoire se donne autant qu’elle se dérobe, où la surface agit comme une métaphore de mots tus, retenus dans la gorge. …Silence.

Son travail vidéo développe une position d’observation critique entre distance et implication, où les images interrogent les formes de lutte, de perception et de narration, ne stabilisent pas le sens mais le mettent en crise.

Son graphisme, radical et sombre, opère comme un espace de résistance : entre visibilité et clandestinité, il porte une charge politique sans recourir à la démonstration, entre langage et silence — et participe à une syntaxe visuelle
singulière.

Comme l’a souligné le jury de l’ADAGP : « […] Son graphisme radical et sombre fait écho tant à la clandestinité […] l’œuvre de Nafiseh Moshashaeh a su
mettre en place une syntaxe plastique originale et prometteuse. […] » développant une écriture plastique à la fois rigoureuse, ouverte, et traversée par une singularité propre.

Quentin Mervelet

Dans mon travail, j’explore la pluralité des gestes et des techniques issue des savoir-faire et d’histoires culturelles liés aux corps en mouvement. Les lieux de partage, les espaces de travail et de fête deviennent des sphères avec lesquelles je dialogue dans mes performances, mes sculptures et mes installations.  Ma pratique trouve son origine dans les gestes que j’observe et produis, issus du monde de l’artisanat, de la vie quotidienne, de la danse et du cirque. J’en tire des techniques, des réflexions théoriques et des sujets afin de questionner les notions de transmission, disparition et transformation des savoirs dans notre société. C’est en entrant en relation avec divers objets et matériaux, guidé par leurs fabrications et leurs capacités, que surgissent des images poétiques, des sensations et des instants qui interrogent nos manières de regarder et d’agir.