Mon travail…
Après m’être intéressée aux monde du textile, du vêtement et de sa mise en
oeuvre et plus spécifiquement de l’ennoblissement textile avec la broderie et
la teinture, je me tourne vers l’univers de la céramique et du dessin, que
j’explore actuellement.
Je dessine et modèle la terre de façon très intuitive, souvent sans idée
préconçue, et toujours habitée par des thèmes reliés au monde végétal, aux
déesses de la fertilité, et au monde animal, en particulier celui des cétacés.
Dans mes dessins, je m’occupe plus particulièrement des motifs que je trace
au stylo très fin et qui viennent enrichir des contours, parfois aléatoires,
parfois précis comme une silhouette animale ; je dessine toujours un visage
de femme, qui occupe la place centrale du dessin et qui va orienter le reste…
Je m’inspire des miniatures persanes, de dessin didactiques d’insectes, de
motifs floraux. Récemment, je me suis intéressée aux moyens de
reproduction de mes dessin, par la sérigraphie notamment.
Pour les sculptures, où s’entremêlent souvent un corps de femme et un
arbre, je m’inspire de la symbolique des contes, de la mythologie inuite et
amérindienne, des représentations de déesses de la fertilité… Les corps sont
représentés de manière figurative et le végétal est davantage stylisé, j’y
imprime des traces, des motifs, souvent avec des dentelles anciennes ou des
pierres de lave. J’émaille avec des oxydes, laissant les surfaces mates, avec
des touches de couleurs ou de brillances à certains endroits
Mon travail donne à voir une succession de fractures immédiatement
identifiables. Il raconte des histoires qui s’établissent toujours dans un
passé présent personnel. Il développe mes ressentiments obsessionnels
et le brouillard expérimental d’un espace temps visuel et ambigu.
Il s’agit d’embrasser la performance illégitime de l’oeuvre, à la lisière
des limites mythologiques, dans cette quête sans fin de justice picturale
et sans complexes.
Silhouettes imaginaires qui s’emparent de ces excès d’immobilité.
Unlucky, manque de bol…
Biographie
“Souvent, je pars dans des voyages immobiles. Loin.
Armée de mes crayons et pinceaux, j’avance à tâtons dans un labyrinthe de couleurs et de végétation étonnante. Les créatures que j’y rencontre sont des petites filles tristes mais courageuses, des dragons étincelants, des ours polaires, des oiseaux magiques…, et il me tarde toujours de croiser la route d’autres personnages encore plus insolites ! ”
Yrak, peintre Mulhousien membre du collectif Schlager
Toute petite déjà, Fanny classait dans leur boîte ses crayons de couleurs en arc-en-ciel et habillait le papier de princesses, d’animaux magiques et de décors pleins de surprises. Aujourd’hui, la même intention la porte dans son travail d’illustratrice : mettre des couleurs sur les mots, les ambiances, les émotions, donner un nouveau visage à une idée. Pour cela, les supports sont illimités : illustrations, peintures et dessins sur papier, sur objets, sur murs, toiles et bois.
L’exposition à l’Atelier 76 met en avant 2 facettes de son travail : le côté pictural de sa création : entre réalisme vaporeux et ambiances tourmentées, la lumière et la couleur restent ses problématiques principales, donnant à voir au visiteur une impression générale forte qui se précise dans le détail caché… et l’illustration pour l’édition avec des projets collectifs et des projets personnelles.
Jeu entre les espaces, les temps, les gestes et la lumière. Hasards?! Accidents volontaires. Mouvements croisés, complices ou contrariés. Danser l’impalpable pour le mettre au jour. Capter, saisir, attraper au vol. Briser le temps en éclats. Effilocher la matière, filer les chairs, tisser une autre forme, d’autres sens. Accélérer dans l’immobile. Apparaître en s’effaçant. Fondre dans le geste, jusqu’à l’abstraction, la disparition.
Catherine Laborde présente une série de grands formats à l’encre, autant d’invitations à une méditation poétique, pour dépasser les apparences et tenter de saisir l’élan intérieur qui habite les choses et les êtres.
Son travail passe par l’écoute, le dépouillement, le silence : chorégraphie du geste impliquant tout le corps, répétition des formes, lâcher-prise au contact de cette présence qui infuse en soi avant l’action.
Pigments, encres et brous de noix irriguent le papier, tracent leurs sillons, façonnent l’espace de ce territoire esquissé. Le papier agit seul, tel une mue, une empreinte directement reliée à l’instant présent, sans repentir… «?Au sein de l’encre, la pierre recommence à germer » (Gaston Bachelard, La Poétique de l’espace)
Peinture acrylique et pigments, souvent sur toile lâche.
Différents matériaux préexistants, opposés et juxtaposés.
Artiste et étudiant strasbourgeois plongé dans un univers hétéroclite captivant, mêlant de manière singulière arts plastiques et arts numériques.
> Exposition exclusive de peintures et dessins pour cette participation inédite aux ateliers ouverts.
Line Engelmann est une étudiante de 21 ans qui, a baignée dans l’art depuis petite. C’est avec un bac options Arts-plastiques qu’elle se dirige vers la Faculté de Strasbourg, où elle obtiendra sa Licence. Poursuivant vers le Master Recherche elle tente dans cette filière de remettre en question son travail pour avancer vers de nouvelles techniques, s’ouvrir aux diverses champs de l’art et acquérir l’aisance d’écrire sur l’art.Son travail se diversifie souvent alliant peinture et craie. Le portrait qu’elle travaille essentiellement est pour elle le moyen de capter un moment, une émotion en mêlant abstraction et figuration. Avec ce master son travail change, ainsi que la manière de l’aborder, en effet elle remet en question la pratique du portrait pour prendre un nouveau tournant vers des scènes quotidienne influencé par la société.