Ayshe Kizilçay

RÈGLEMENT INTERNE
1. la première règle est de toujours enfreindre les règles.
2. ne rien lire de gauche à droite mais toujours regarder transversalement.
3. ne pas tenter de définir l’indéfinissable.
4. pas de numérique si pas de critique.
5. si l’internet est l’Empire, l’absurde poésie Yoda sera.
6. on écrira faux plutôt que de ne pas écrire.
7. échouer, recommencer, améliorer, échouer à nouveau, recommencer.
8. s’auto-légitimer et apprendre à aimer perdre.
9. c’est moi qui contrôle la technologie et non la technologie qui me contrôle.
10. avant le script, c’est soi qu’il faut débugger.
11. la création, même sous sa forme irrévérencieuse est toujours un acte de résistance.
12. tout ce qui est considéré comme établi dans le quotidien doit être questionné.
13. fabriquer de la dissonance cognitive est l’unique moyen de s’en émanciper.?

Hugo Feist

Allez savoir ; ou plutôt, allez continuer à ne pas savoir…
Les images que je fabrique ne sont pas à comprendre, mais à prendre, telles
qu’elles. Elles sont le fruit du hasard, de la bonne humeur, de la
répétition, d’autre chose que le hasard, des envies du moment, de la
mauvaise humeur, de la répétition, de la méthode, du hasard… Y perdre pied
renforce l’envie d’ouvrir l’œil!
Fabriquées à la main, en sérigraphie ou avec n’importe quoi d’autre, elles
sont la matière avant l’idée.

Antonio Cos

Antonio Cos
est né en 1975 à Strasbourg. Il étudie design industriel à l’école Raymond Loewy en France et à l’ISIA de Florence en Italie. Après les expériences professionnelles dans le studio de Denis Santachiara et le bureau de style Fiorucci, il expose au Salon Satellite de Milan en 2002. Depuis 2003 il est consultant pour différentes entreprises. Il intervient comme visiting professeur à l’école des Beaux Arts de Reims, à l’École Supérieure de Design Rhône-Alpes di Lyon: La Martinière-Diderot, à l’Institut Marangoni de Milan, au pôle design Raymond Loewy de La Souterraine, à la NABA, au Politecnico de Milan et au IED de Turin. Il réalise des projets pour des entreprises italiennes et internationales parmi lesquelles Bormioli Rocco, Bosa, Caterpillar, Coop Italia, Erreti, Giannini, Guzzini, Habitat, Invicta, Nomacorc. En 2009, il crée Cosllection, marque d’autoproduction de produits à connotation expérimentale.

Julien Schmitt

Le dessin a toujours été un exutoire, me permettant de communiquer avec un papier qui me répondra par un dessin. M’ouvrant souvent des portes sur des techniques, des styles et des arts différents, je cherche un peu partout des choses qui me permettront d’affiner mon style de dessin. J’aime aussi travailler avec d’autre matériaux tel que certains métaux et le bois.

Camille Grosperrin

Le travail de Camille Grosperrin, majoritairement vidéo, met en scène des images et des situations d’apparence simple mais qui nécessitent toujours la mise en œuvre de processus complexes. D’histoires collectées, elle extrait des détails, moments délicats et ténus, où quelque chose semble sur le point de basculer. Cette nécessité de fixer l’état des choses juste avant leur disparition, avec la fragilité qu’elles portent, est une constante au sein de ses recherches. Les images se développent dans un équilibre précaire entre fiction et documentaire, où l’importance des voix off, toujours sur le fil entre témoignage et invention, contribue à brouiller les pistes. Presque toujours narratifs, ses films se concentrent sur les relations qui se tissent entre l’Homme et l’animal, avec la domesticité comme point de rencontre. Le cheval et le chien y sont des figures récurrentes, éléments passerelles qui permettent de basculer dans le merveilleux, rejoignant en cela les grandes figures du conte.

PATRICK MEYER

Après avoir travaillé comme plasticien, en pratiquant dessin, gravure, et écriture, Patrick Meyer et son hétéronyme Dimossios Ergasia ont exploré à travers la photographie, en intimité avec la littérature et par le biais de lectures performances, le domaine des expressions, “voir de ses propres yeux”, “faire le premier pas”, “tuer le temps”, “gagner son pain”. Il présentera ici à la fois des sculptures et des images ainsi qu’une lecture performance autour de l’expression “se mettre dans la peau de quelqu’un”.

Benoît de Carpentier

En 1994, vivant en milieu rural, ma pratique photographique s’est orientée vers l’espace du paysage naturel. Je cherchais une concordance topographique entre l’intériorité et le monde visible extérieur. J’étais à l’affût d’éléments architecturaux naturels pouvant susciter une idée de passage entre les deux. Puis j’ai déménagé en milieu urbain. En l’absence de l’espace naturel, je me suis interrogé sur le paysage dans ce nouveau contexte. J’ai alors ouvert mes livres de peintures sur la table de mon petit déjeuner et j’ai observé comment l’espace pictural d’un peintre côtoyait l’espace contemporain de mon quotidien. Une œuvre picturale pouvait faire office de fenêtre et de passage vers l’imaginaire à partir de mon espace bien tangible et ordinaire. J’ai alors photographié l’espace de la peinture juxtaposé à mon espace immédiat (« Scène primitives» 2005-2008). Depuis, je reste attiré par cette confrontation de l’espace de l’image à celui de notre quotidien, notre espace tridimensionnel, et à différentes matières ou ambiances. Mon intention est de m’approprier la production d’un peintre en créant par le biais de la mise en scène, une image revisitée. Les peintures revisitées, par la mise en scène et l’acte photographique, sont puisées dans le patrimoine mondial de la Peinture. L’usage de l’objet et de matières statiques ou en mouvement, aux côtés de l’image picturale, crée un espace hybride, moins défini, plus flou, qui ouvre le champ sensoriel et signifiant. Cette composition permet au spectateur d’éprouver et de s’immiscer dans l’image, de créer un nouveau point de vue, imaginaire. Dans la série Rêves de printemps (2014), puis « Ladies and Gentleman » (2016), j’ai aimé confronter d’une manière directe, et sans manipulation numérique, l’espace pictural à notre espace contemporain et ses objets. Je cherche à créer un troisième espace où peinture et photographie associées déclenchent un événement poétique et une nouvelle perception de l’œuvre citée.

Eric Junod

Le travail de création d’Eric JUNOD se base sur le recyclage vers le haut, de ré-enchanter les boisdélaissés des menuiseries et des forêts voisines. Son approche de la sculpture se veut brute et originelle à ses émotions, son cursus est l’expérience de la vie.Il se laisse inspirer par la rencontre des troncs d’arbre tombés à terre avant de les ramener à son atelier pour faire émerger des personnages de la matière par la sculpture à la tronçonneuse. Des disques abdominaux sont taillés avant brulage et mise en couleur.L’emblème de sa tribu est symbolisé par une série de totem.Elégance et gaîté́ sont au rendez-vous.