Régine Fimbel

Régine Fimbel développe une œuvre haute en couleur où se rencontrent le trait et la matière dans une écriture
marquée par l’énergie et l’imaginaire.
«La surface neutre s’est chargée d’une personnalité unique. Ce papier-mémoire, 
le temps progressivement l’oublie, l’empaquette, le scelle pour le cacher ou au 
contraire pour le mettre à l’abri. Que l’on y voit des boîtes de Pandore ou bien 
des paquets cadeaux, ils peuvent resurgir si l’on tire la ficelle. Lorsque ces petits 
pliages insignifiants sont mis à la lumière ils libèrent leur mémoire, déployant une 
densité que leur petite taille ne prévoyait pas. Rassemblés les pixels de papier 
forment une  toile en labyrinthe que l’on peut lire sans méthode, au gré des écritures et des couleurs.» 
Alexandre Martin 2016

Marco Godinho

Né en 1978 à Salvaterra de Magos au Portugal, Marco Godinho partage sa vie entre Paris et le Luxembourg.

De 2000 à 2005, il suit des études à l’École nationale Supérieure d’art de Nancy (France), à l’École cantonale d’arts de Lausanne (Suisse) ; à la Kunstakademie et Fachhochschule de Düsseldorf (Allemagne).

Depuis 2006, son œuvre a fait l’objet de plusieurs expositions monographiques, notamment au Mamac – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice, France (2016), MNAC – Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado, Lisbonne, Portugal (2015) ; au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain (2013), au Neuer Kunstverein Aschaffenburg en Allemagne (2012), à l’Espace pour l’art à Arles (2012), au Mois de la Photo à Montréal au Canada (2011).

Il a également pris part à de nombreuses expositions collectives, notamment au Museo Universitario  Universidad de Antioquia à  Medellin, Colombie, au Museo Nacional de Artes Visuales, Montevideo, Uruguay (2011)et à la Bienal Video y  artes mediales, Santiago du  Chili (2013), au Musée du Quai Branly à Paris (2011), au Mudam Luxembourg (2011), à la Fondation Berardo de Lisbonne au Portugal (2011).

L’artiste est représenté par la galerie Hervé Bize, Nancy et Sapar Gallery, New York.  

Ses œuvres ont été achetées par de grandes collections publiques nationales et au Luxembourg.

Marceau Pensato

Etudiant à l’ESAL de Metz en 2ème année option communication.

Comment, inconsciemment notre mémoire collective ou personnelle, influe sur nos expériences et nos souvenirs ?

La construction, la récurrence, la destruction, jusqu’à effacement : j’expérimente par le dessin ou l’installation ces étapes qui nous construisent ou nous détruisent.

Kiki Stierlin

Contours d’argile

Modeler l’invisible par des contours d’argile, ressentir sa forme presque imperceptible, la recouvrir d’une fine peau de glaise.

Dans le travail de la céramique ce qui m’intéresse est de rendre visible  cette énergie de vie cachée, la révéler par des contours, lui donner un espace de vie. Cette manifestation nous renvoie directement à notre propre conscience, cloisonnée dans notre corps de chair. La céramique comme un langage s’adressant à l’intime, au sensible, au subtil.

Et une citation de P.Claudel qui colle bien à ma vision de la céramique et de l’art en général.

« Par des choses visibles, nous sommes conduits à la connaissance des choses invisibles » Paul Claudel

Anne Fischer

Designer française, Anne Fischer est diplômée en 2016 de la Design Academy d’Eindhoven, sous la direction d’Ilse Crawford, Formafantasma, Atelier NL et Olaf Stevens.

Inscrit dans notre société de consommation, le design joue selon-elle un rôle majeur pour le futur de notre planète. Elle voit le consommateur comme un acteur et le design comme un scénario.

Considérant le monde comme un écosystème où tout est interconnecté, Anne a une approche transdisciplinaire du design qu’elle utilise afin de développer des solutions locales ayant un enjeu global.

Fascinée par le potentiel de la nature et du végétal, elle aime explorer les domaines des sciences, de la botanique, de l’ethnobotanique, de la santé, de l’artisanat ou des propriétés des matériaux.

Elle expérimente la matière, en s’inspirant de ces domaines distincts, afin de révéler des objets significatifs, traitant de sujets comme le bien-être de l’Homme mais aussi le bien-être de sa planète.

Clément Cogitore

Après des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain. Mêlant films, vidéos, installations et photographies son travail questionne les modalités de cohabitations des hommes avec leurs images.
Il y est le plus souvent question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré ainsi que d’une certaine idée de la perméabilité des mondes.
Ses films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux (Cannes, Locarno, Lisbonne, Montréal…) et ont été récompensés à plusieurs reprises. Son travail a également été projeté et exposé dans de nombreux musées et centre d’arts (Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou – Paris, Haus der Kulturen der Welt – Berlin, Museum of fine arts – Boston, MoMA New-York…). Clément Cogitore a été récompensé en 2011 par le Grand prix du Salon de Montrouge, puis nommé pour l’année 2012 pensionnaire de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis. En 2015 son premier long-métrage « Ni le ciel, Ni la terre » a été récompensé par le Prix de la Fondation Gan au Festival de Cannes – Semaine de la critique, salué par la critique et nominé pour le César du meilleur premier film. La même année il reçoit le Prix BAL pour la jeune création. En 2016 il reçoit le Prix Science Po pour l’art contemporain et le 18° Prix de la Fondation d’Entreprise Ricard pour l’art contemporain.
Né en 1983 à Colmar, Clément Cogitore vit et travaille entre Paris et Strasbourg. Représenté par la Galerie Eva Hober (Paris) et la Galerie Reinhard Hauff (Stuttgart)

Max Leiss

Jean-Paul Gavard-Perret Max Leiß: le pur inachevable 2014
Avec l’artiste de Bâle le monde se réduit presque au néant. Mais non sans ironie. Une ironie
majeure. Le monde réduit à son presque rien est fondé sur des abstractions collationnées à partir de
matériaux trouvés ou créés comme figures les plus simplement sensorielles. Ces figurations mises
en scènes en divers jeux expérimentaux possèdent une beauté particulière. Si bien que Max Leiß
pourrait faire sienne la phrase de Mallarmé: «Après avoir trouvé le néant j’ai trouvé le beau». Et ce
au sein d’une sorte d’évaporation de formes qui donne aux assemblages l’impression qu’il n’existe
pas plus d’être dans la personne, ni de vérité dans le concevable. Par la fragmentation, la
stratification, l’éclatement surgit un jeu sur l’équilibre et le déséquilibre. Le créateur ne s’appuie pas
sur le registre de la majesté mais sur son décalage. Le déséquilibre qu’il instruit donne plus de force
à l’ensemble de l’espace architectural. La «sculpture», l’installation ne se veulent plus de simples
répits ou repos du regard par rapport à cet espace. Elles ne sont pas sa transgression mais son point
d’appui et d’aboutissement. Plus qu’une tension de nature épique ou allégorique est proposée une
immersion dialectique. La « déconstruction » même de l’espace en est l’indice. Artiste de la
perturbation, Leiß remet donc en question l’enjeu de la représentation. Il montre toujours le vide que
le plein appelle en des expériences aux polyphonies d’éléments épars-disjoints. Un monde flottant
apparaît: le figuré devient le réel sur lequel ce dernier ne peut plus se plaquer. L’artiste rappelle que
la sculpture -comme l’architecture – se constitue dans le sensible mais aussi par le sensible qui lui
permet de trouver ce que Carl André appelle «sa seule harmonie». Au propos visuel de la
connaissance le jeune créateur oppose le réseau de perceptions d’aspects incongrus pour jouir de la
beauté qui s’y marque. Une beauté cachée dans le vide. Il ne s’agit donc pas d’ajouter mais de
réduire. De se contenter d’un séjour en un toast aussi funèbre que lumineux. Il peut suffire à
quelques instants de plaisir.

Yasmina Benabderrahmane

Yasmina Benabderrahmane s’est formée Villa Thiole à Nice. Après son admissibilité à la Villa Arson ainsi qu’aux Beaux-arts de Paris, elle rejoint la capitale et y a passera six ans.(atelier de Patrick Tosani et d’Eric Poitevin). Elle expérimente divers médiums, principalement la photographie et le film. Elle travaille pendant quatre ans dans le laboratoire photo de l’école en tant qu’étudiante monitrice, forge ainsi sa pratique technique et artistique. À la sortie de l’ENSBA
En 2010, elle intègre l’Atelier Choi pendant trois années en tant que retoucheuse traditionnelle ainsi qu’au tirage argentique. Participe à plusieurs résidences et stages artistiques, en France, en Allemagne à l’UDK – l’Universität der Kunst de Berlin en 2007 et au Nigéria à l’Université de Yabatech à Lagos en 2008. L’artiste a exposé à plusieurs expositions collectives comme le salon de la Jeune Création en 2013 et au 54e salon d’art contemporain de la ville de Montrouge en 2009, et réalise en 2011 sa première exposition personnelle à Primo Piano. Diplômée du Studio National des Arts Contemporains Le Fresnoy avec mention pour l’ingéniosité et la sensibilité du dispositif d’installation.