Christine Hoffmann

Sculptrice céramiste, je modèle le grès. Du grès ocre, beige rosé, noir ou des terres mêlées. Je réalise des pièces uniques qui sont cuites à haute température. C’est un univers féminin, poétique et sensuel que j’explore.Les personnages féminins que je modèle sont texturés et délicats. Le travail de modelage est réalisé avec l’intention d’obtenir un toucher rugueux – par les aspérités et les surépaisseurs d’argile laissées apparentes sur les corps – tout en travaillant sur la finesse des détails et des traits.Les figures féminines travaillées dans le grès sont à la fois fortes, graves, délicates et fragiles. J’étire et je déforme, jouant avec la matière, les vides et la couleur. Dans l’imperfection des corps modelés une beauté se révèle.

Anne Hudelot

Ma passion pour la photographie est née avec celle des voyages qui ont commencé dès mon plus jeune âge. J’ai bourlingué dès ma naissance à travers toute l’Europe grâce à des parents avides de culture et de découvertes. Plus tard je suis partie, sac à dos et transports locaux pour être au plus près des populations.
Mon travail photographique s’est naturellement tourné vers les portraits et la photo de rue au grés des rencontres faites à travers le monde. L’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Australie et surtout l’Inde qui m’a profondément marquée.
Capter l’instant, l’émotion furtive d’un moment, d’un regard, d’un sourire; voilà ce qui inspire mes clichés. Ce sont ces rencontres et la découverte des différentes cultures qui sont au coeur de mon travail photographique. Chaque cliché a une histoire particulière chargée d’émotions.

Vladimyyr

Le cœur de mon travail c’est la couleur. Je cherche à travers elle à explorer mon intimité, celle de mon corps et de mon esprit.  Je peins la couleur de mes émotions et les mondes oniriques qui surgissent l’espace d’un instant dans le creux de mon être. 
Ceux sont les mots qui viennent en premier. Ceux sont les mots qui tournent et qui se bousculent. Et cette répétition m’obsède, alors je les consigne dans la peinture. Née alors une allégorie. Je crée des métaphores de mes obsessions, de mes envies, de mes attentes. La couleur des mots prend souvent visage humain, dénué d’âge et de genre. 
J’essaye d’interroger, dans des représentations naïves, ce que m’inspire le monde, ce que c’est d’être « femme », de s’en émanciper, d’exister dans une société qui nous prive d’un avenir heureux. 

Jean Baptiste Raeth

01.2022Jean Baptiste RaethGravureJe grave dans le linoléum et le plexiglas. Des paysages, des arbres, des grandes feuilles, quelques animaux, ou parfois une figure humaine. J’aime chercher les bonnes couleurs, le bon rapport entre le sujet, les formes et les couleurs, jouer avec le blanc du papier, pour arriver à un résultat qui me séduit, qui fait mouche !Je grave souvent tôt le matin ou dans la nuit et j’aime donc les ambiances nocturnes et les cieux bordeaux des crépuscules…J’ai été initié aux différentes techniques de gravure en organisant des ateliers de pratique en prison (avec l’association Lézard) et en accompagnant les graveurs René Weber et Françis Hungler. Je suis ensuite allé apprendre les processus lors de stages de formation dans leurs ateliers (chez Kruno Jakobovic, Françis Hungler, ou à l’Atelier Imago à Strasbourg).

Patrick Jacques

« J’essaie plusieurs formule sans pour autant réussir à grandir. Je reste dans l’impatience de voir et revoir se dénuder l’ombre portée de mes intuitions »

Charlène Chemin

Le travail de Charlene Chemin interroge les tensionscognitives, parfois violentes, que nous ressentonsdans nos pratiques culturelles, tensions entre le plaisir de l’expérience esthétique (l’attrait pour les matières, les couleurs, les symboles…) et la dépendance à la consommation d’objets empêtrés dans leurs conditions de productions problématiques.Qu’il s’agisse d’objets trouvés ou de références arrachées au vaste champ iconographique de l’histoire de l’art, Charlène Chemin conjugue détournements de formes et investigations techniques pour élaborer des dispositifs(sculptures ou installations) qui perturbent nos repères et démultiplient les chemins du sens.

Philippe Poirier

Musicien du groupe de rock Kat Onoma depuis sa création en 1986.
Écrit et compose également des albums solos, et réalise des films documentaires.
A enseigné de 2004 à 2017 les arts visuels à la Haute école des arts du Rhin. Pratique le dessin et la peinture.

Jean Jérôme

S’il a cessé d’exposer pendant une vingtaine d’années, il n’a cependant jamais cessé de dessiner. Aussi sera montré aux Ateliers Ouverts 2022, un choix de dessins ou « les morceaux choisis » prélevés des nombreux carnets de croquis où s’expérimentent des modalités graphiques diverses selon des thématiques aussi variées que celles offertes par le monde environnant … quand on veut bien se poser un instant pour le regarder et tenter humblement de le restituer.