Plaisir d’Offrir

Plaisir d’Offrir c’est le rendez-vous de 4 créatrices, Lorine Boudinet, Claire Boullé, Géraldine Legin et Alice Pessey, toutes quatre issues de la Haute École des Arts du Rhin.
L’idée naît du plaisir d’assembler nos recherches personnelles de manière sporadique et athlétique. Chaque rencontre donnant lieu à un cahier.
Sous différents médiums, à travers nos pratiques distinctes, dans l’objectif d’une édition minimale, nous nous plaisons à vous offrir l’aperçu de nos brouillons, recherches ou travaux plus conséquents sous la forme de livrets numérotés tout au long de l’année.
Plaisir d’Offrir est littéral et expérimental.

Sandy

Ma démarche artistique est souvent qualifiée d’originale, expressive, mais aussi diversifiée et la référence à d’autres cultures y est perçue. 

Je suis créative, productive, mêlant une variété de supports, de formats et de  techniques : peintures, collages, tissage… 

Mes thématiques favorites sont l Homme et la Nature : des visages  tantôt figuratifs, tantôt expressifs ou des paysages plus abstraits, souvent composés d’éléments organiques.

Ma pratique est également influencée par mes voyages à l’étranger. Ainsi, la culture africaine est illustrée par le  côté brut et l emploi  de matériaux de récupération. D autre part, certains travaux peuvent être rapprochés de l art oriental niveau technique du fait de la minutie et des détails.

Ma peinture  est une invitation au voyage, à  la vie, au rêve et à l’imaginaire.

Sandro

Quelle prétention que la présentation de soi-même !

Christiane Simon-Roques

Au départ une véranda qui fuit de toutes parts et puis la décision de retaper cet espace pour y faire un lieu de création lumineux et prêt a accueillir gens. Un2 ème escalier permet d’accueillir sans passer par le foyer principal.

Suzanne Capdevielle

Mes céramiques explorent deux domaines qui élaborent une sorte de mise en scène : Des PANNEAUX MURAUX, horizon de porcelaine, lamelles de grès, immensité de noir. L’infini pour un décor où se côtoient SCULPTURES humaines. 

 

« Au-delà du regard, nos invisibles refuges » :

-Le travail de sculpture est figuratif 

-Le travail mural est quant à lui, abstrait : Soit basé sur une composition organisant une multiplicité d’éléments, soit basé sur une ligne d’horizon ouvrant vers l’infini.

-Pour moi, ces deux mondes se rejoignent pourtant, l’horizon, le cosmos, le ciel, la multitude… sont des sortes de refuges indéfinis. Les personnages y expriment une forme d’intériorité.

Certains lieux me guident et nourrissent mes pensées : 

Une lande bretonne et l’atmosphère étrange, vaporeuse de son moulin.  

-Des paysages arides, désertiques, un sentiment d’austérité. Étonnement, la sérénité qui émane de la lande.

Les formes douces, généreuses et rondes des masses granitiques qui semblent peupler cette étendue. 

Une sensation d’immensité. L’horizon et le ciel tumultueux. La pureté et la profondeur de la nuit.

Le silence, l’isolement, solitude.

-L’atmosphère vaporeuse du moulin où la farine règne et occupe l’espace. 

Les traces de pas sur le sol poudreux. Les visages et les corps dissimulés par un voile de blancheur. Habitants presque irréels des lieux. 

L’ensemble qui perd de sa précision et n’est plus qu’ébauche.

La douceur et la fraîcheur de la matière. Les surfaces boisées extrêmement polies par le glissement de la farine. La toile de jute déchirée.

La limpidité des sources d’eau, la force du courant. La luminosité.

camille roux

« Photographe et vidéaste, Camille Roux récolte des images, des histoires, des sons pour nous parler des transformations du monde qui l’entoure et de la manière dont ces transformations affectent les hommes et les femmes dans leur individualité, dans leurs perceptions et leur vie personnelle. Les projets de la jeune Camille Roux sont fondamentalement et intimement liés aux questions de la mémoire, de l’histoire et à sa transmission d’un point de vue individuel. Ils s’intéressent au monde global et aux échos qu’il émet et qu’elle recherche dans une province, un village, une région(…)On retrouve toujours, chez Camille Roux, le
traitement individuel d’un fait, d’une transformation, d’une mutation qui concernent un groupe, une population. L’artiste se pose constamment la question de savoir comment traiter un événement global d’un point de vue humain et se plaît à tester l’hypothèse que regarder, filmer, puis montrer une personne particulière pour faire partager son vécu individuel –instant singulier d’un phénomène de groupe –nous dit et nous apprend autre chose de cet événement. »
Barbara Polla et Paul Ardenne

Lolo Wagner

Dégainer mon matos à gribouille, et, suivre à la trace sur le papelard, d’un trait, sans m’embarrasser de crayonnés inutiles, ni chercher à épater la galerie, ce qui se présente à mes yeux, voilà une partie de mon travail.