Role : artiste
Dominique Schoenig
« Dominique Schoenig voue une tendresse particulière aux animaux. Il aime les observer pour les dessiner avec une patte toute personnelle. Chez lui, le réalisme côtoie la fantaisie et, grâce à la vivacité de son crayon, les animaux prennent vie pour devenir de véritables personnages. Il renoue ainsi avec la tradition du dessin animalier et de la fable, offrant une vision pleine d’humour et de sensibilité du monde animal.“ Bernadette Litschgi Conservatrice, Médiathèques de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg
Sandrine Bringard
Mes formes anthropomorphiques en céramique sont des reflets de nous-même, nous qui évoluons dans un environnement à la fois réel et imaginaire. Avec la thématique du corps associée à celle de l’eau, je réinterprète l’art de la céramique part des détournements ludiques. Considérant l’humain comme une forme contenant morcelable, je dissocie chaque membre, jambe, torse, tête, organe, en lui affectant une identité précise et une intimité propre. L’eau substance qui nous anime et nous échappe. Elle s’appelle imaginaire, rêve, inconscient, matière pensante et nous entretenons avec elle un rapport ambivalent. Les paradoxes des proportions, des matières, des actions des personnages et des fonctions des objets sont les pivots d’une narration suspendues, qui invite irrémédiablement à délier nos imaginaires.
Emmanuel Henninger
Engagé dans une pratique du dessin, Emmanuel Henninger s’intéresse à l’iconographie du paysage et à la problématique de la subsistance d’écosystèmes anciens et de leur modification sous l’effet des activités d’exploitation des ressources naturelles. La nécessité de donner un sens esthétique aux espaces dans lesquels nous vivons, mais aussi d’y renouveler l’engagement social et politique, lui semble plus pressante que jamais.
Il arpente les lieux à pied dans le souci d’une approche lente qui rend les paysages progressivement familiers jusqu’à une forme d’immersion. Cet enjeu environnemental dans sa pratique du dessin le pousse à explorer quelques sites en tension et c’est donc par le biais d’un travail de collecte documentaire de motifs témoignant des modes d’exploitation des ressources naturelles, et des formes de contestations qui en découlent que s’ancre sa pratique artistique.
Aujourd’hui plus précisément, son intérêt se porte vers la mutation des espaces et des forces de contestation.
Son travail de recherche aspire à produire des mémoires personnelles et collectives reflétant la diversité des engagements dans lesquelles elles opèrent..
Il s’agit d’envisager une histoire des personnes invisibilisés et de jouer sur ces lieux de convergences où viennent se rencontrer des mouvements minoritaires afin de révéler une mythologie des sous-cultures.
Masquant les visages, il cherche à faire allusion aux sentiments d’effacement et d’invisibilité des communautés au travers des ZAD.
Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
Frédéric Henninger
Je peins de façon spontanée et intuitive. Ma peinture est instantanée. Dans la série les Essais, la surface s’élabore dans un moment très rapide et intense de concentration sans détermination préalable. Un instant tactile se matérialise, souvent repris, réactivé. J’applique les couleurs en fonction de mes sensations et du dialogue qui je souhaite obtenir entre elles et la perception de la matérialité de la surface. La peinture se concrétise pour moi dans une sorte de restitution de mes expériences physiques et sensibles. Je souhaite projeter de façon concrète la peinture auprès du regardeur par l’intermédiaire de la surface peinte, de la texture, de la matérialité, de la lumière, ses couleurs, son espace, sa pesanteur. L’image peinte se matérialise entre structuration et improvisation suivant un processus de palimpseste entre gestes et matières. La peinture laisse apparaître ses différentes couches, son histoire depuis son origine la toile vierge jusqu’à son état final. La peinture est pour moi un enregistrement de l’expérience du faire. Les couches sont comme une mémoire des échecs successifs que j’ai repris et surmontés. Une sorte de temps visible mis en espace. La peinture résulte à la fin de l’ensemble des étapes précédentes et dépasse toutes mes prévisions. Cela me permet de questionner l’impermanence du réel, ses cycles et son expansion. La cire d’abeille que j’introduis dans la couleur me permet d’intégrer d’une certaine façon un fragment de nature issu du territoire dans lequel je vis. La série des Atmosphériques se caractérise par un processus « météorologique » qui me permet d’exprimer des temps suspendus, inachevés, ouverts.
Jean Wollenschneider
Dessins – objets papier De la feuille plane au volume, Jean Wollenschneider dessine, découpe, plie, modèle. Faire du presque rien d’une feuille de papier, des retraites, des vagabondages, des lieux temporaires, des mythologies à ré-imaginer. L’interrogation de notre rapport au vivant, de notre avenir commun parcoure ses propositions créatives, que ce soit par l’illustration naturaliste, ou par des objets en papier : animaux, urnes, cabanes en papier…
Stéphanie Convercy
Obsession de la série. le temps est limité la créativité devient mon champ des possibles. c’est avec une grande liberté que je me promène dans cet univers élargi de formes et de thèmes. pour les ateliers Ouverts 2024, présentation des séries : __ Madone la femme est une sainte série III, __Cluedo mais qui a tué Madame Leblanc?, __femme en boite , __les oubliées, __petites peintures de la mode…
les fragments de vie se rassemblent, la poésie, la tragédie, le banal, la science, le spirituel sont invités à travailler ensemble nous ramenant à notre condition humaine, au théâtre de nos vies.
Franzele
Franzele, ( de son vrai nom Françoise Rothenburger) promène un regard tantôt amusé tantôt plein de tendresse sur des personnes et objets de la vie courante. En plus de la peinture à l’huile, elle explore également d’autres techniques comme le collage, fusain et ajout de matière. Dans ses tableaux se côtoient avec bonheur Amour, volupté, humour et mélancolie, fils conducteurs de son oeuvre.
Ainaz Nosrat
“Ainaz Nosrat convoque sa culture mythologique persane et la mélange à d’autres horizons. De cette mixture sort une nouvelle histoire, en mythe contemporain, dans laquelle on peut saisir des tragédies contemporaines. Ce qui est fait aux femmes, à leur corps, à leur esprit, aux contraintes multiples d’un monde contemporain qui se croit libre. Mais elle se saisit également de la scène fertile qui en découle. Que voyons-nous ? Des fragments de femmes, comme la découpe issue d’un pattern de couturière. Des bribes ? Des broderies. Des boîtes à musique qui relient, dans des rouages improbables, et font gémir la chair, les ventres, les seins. Cela grince, ripe, cela étire à l’infini les souffrances de l’humanité. La douleur qui se joue ici n’est pas exempte d’ironie et parfois d’humour. La peinture est parfaite, de l’ordre de la précision du tissage d’un tapis, ou de la manière délicate de la miniature. La couleur est soit en harmonie soit laisse a-paraître des stridences, des discordances. Des points tressent finement l’ensemble de la surface. C’est comme si, toute jeune peintre encore, elle osait ces citations vers Van Gogh dans les tournoiements du ciel, ou encore Gauguin avec des jaunes acides. De ce paradoxe d’une couleur qui nous touche, nous charme (de l’or qui accroche) et de l’aspect vénéneux naît une incroyable force. Nous foulons des prairies suaves, délicatement tracées et puis nous découvrons, dans la forêt des herbes, des phallus (un peu féminisés dans la même mesure inversée de ce que Brancusi fait à Melle Pogani), des plantes voraces, dévoreuses qui observent en silence ce que fait la peinture à l’advenir du corps, au désir qui se cache et se dévoile. Moules phalliques, malice des moules féminins, Duchamp revisité dans un dadaïsme persan, critique et incisif. Une oeuvre n’est jamais figée, elle avance en tentant des formes nouvelles, des couleurs différentes, des techniques déjà usitées.” Germain Roesz, expo des femmes et des chimères, Zone d’art, 2015
Mathilde Cochepin
Mathilde Cochepin est auteure-illustratrice et artiste sculptrice. Dans son atelier à Strasbourg, Mathilde écrit, dessine et sculpte des objets uniques inspirés de l’univers jeunesse. Le livre animé, qui est au cœur de sa pratique, s’articule avec une production de sculptures. Totems, crocos-tigres, canards-bananes, chauves-souris dodues… Mathilde développe un bestiaire graphique haut en couleur. Cette artiste participe chaque année à des salons, des foires et des expositions où elle expose son travail.
