Jasminka Stenz est chorégraphe et danseuse de scène et recherche les relations entre les corps, les frontières interpersonnelles et l’esthétique non conventionnelle. Elle se concentre sur l’innommable en se posant la question de savoir ce que l’on veut comprendre quand on regarde la danse. Il évolue dans le domaine de la composition instantanée, de la musique, de l’improvisation et de la performance sur des scènes et des non-scènes ou des lieux qui deviennent une scène au moment où quelqu’un observe des corps en mouvement. COLLABORATIONS avec: Lea Kieffer, Deva Schubert, Rowan BLOCKEY, Michael Shapira, Gilda Bartel, Tarren Johnson, Michael Müller, Diethild Meier, Jennifer Ocampo Monsalve et Zeitgetroffen-Kollektiv, Tresure-Figure-Os-Kollektiv, ICRA, Imprevu #, Dustin Zorn, Gábor Hartyáni, Tobias Giezendanner. En plus de son travail de créatrice de danse, Jasminka Stenz est professeur de danse et coach de danse pour l’improvisation, la performance, la composition, l’improvisation de contact, le tango de contact et le tango-argentin. Vos ateliers s’adressent à différents groupes de personnes. Depuis plus de dix ans, elle travaille également à temps partiel comme aide-soignante dans le Sonnhalde Gempen, un foyer pour personnes handicapées (y compris autistes). Enfin et surtout, ses compétences musicales se retrouvent dans son travail de danse. Elle joue du violon depuis son plus jeune âge et aussi pour accompagner la danse, dans les jams de milonga et CI. Jasminka Stenz a grandi dans le sud de la Forêt-Noire et en Suisse.
Clara Harbadi est une artiste plasticienne, sa démarche s’inscrit dans l’imaginaire et trouve son expression sur la ligne de partage entre abstraction et figuration. Son oeuvre se déploie sur différents supports, même si son médium typique reste le papier qui se décline en séries depuis plusieurs années. Entremêlant traits, formes, écriture, rythme, des collages viennent ponctuer çà et là le papier, des formes et des forces s’ordonnent par un processus de construction et de dé construction.
Je couds, depuis toute petite je couds, les femmes de ma famille cousaient toutes. Je couds comme je dessine, je brode comme je peins. Parfois la machine m’embarque, c’est une danse rapide tendue, une résistance , une bataille.
Il me faut des dizaines de bobines – combien de kilomètres de fils ? De longues heures.
Initialement formée à la photographie documentaire, l’humain est resté au centre de ma démarche. Tous mes champs d’action me renvoient inlassablement à l’humain.
Du féminin il est aussi question dans la série Paysages intimes née de l’observation de planches d’anatomie.
Corps, organes, membres : encore l’humain. Et cette fois plus de paysages de forêts mais des paysages intimes, intérieurs. Et pour les présenter, des cabinets de curiosités, des boîtes d’entomologiste. Quand l’humain n’est pas dans la nature, c’est sa nature même qui me questionne.
D’expérimentations en recherches et visites – De fil en aiguille – ma pièce Au centre#4 est née au sortir du petit musée de Fragonard de maison Alfort.
Je suis née à Mashhad, en Iran, en 1985. Depuis 2018, je vis , étudie et travaille à Strasbourg.
C’est dans la vie quotidienne que je trouve l’inspiration. Mes dessins, peintures, gravures et vidéos y font références d’une manière ou d’une autre. Ce sont des vies empruntes d’une solitude parfois tragique, de désespoir, d’absence d’avenir, que je représente. Ces situations je les puise tant dans la culture occidentale que dans celle orientale. Solitude et désespoir sont universels !
Durant le confinement, reléguée dans l’espace étroit de ma chambre d’étudiante, le lit s’offrait à mon regard presque incessant, lorsqu’il n’était pas mon refuge. Il est devenu, dès lors, le sujet principal de mes toiles. Les draps défaits sculptés par la lumière, sont les arabesques de cette solitude obligée dans une architecture vide. Des nuances subtiles de gris lumineux, des couleurs douces mais froides obtenues par le mélange des bleus glacés avec leur complémentaire orangée, des contrastes, des combinaisons avec de brèves incursions de couleurs parachèvent l’atmosphère.
Le choix de la peinture à l’huile n’est pas anodin, il concourt à mon sens à un style expressif.
Symboles féminins et des allégories s’installent dans mes toiles. En 2011, j’ai réalisé des natures mortes peuplées de chaussures, tant féminines que masculines. Cette collection, fruit de mes émotions, reflétait « La société aux pieds nus », titre de la première de mes expositions personnelles.
Mon histoire de femme marquée par la culture perse reste prégnante.
Loin des spéculations sur l’esprit et la matière, l’art et l’artisanat, la beauté et l’utilité. Je travaille sur l’objet pour lui donner vie dans l’alliage des matières, la juxtaposition des tons, l’ombre et la lumière. Chaque pièce (unique) devient équilibre, harmonie entre création artistique, design unique, décoration personnalisée. La terre céramique travaillée, sculptée, modelée, émaillée, associée ou fusionnée à d’autres matériaux (métaux, fer, bois, tissus…) devient l’objet décoratif et contemporain dont chaque espace se nourrit pour mieux respirer.
Entre déformation professionnelle et souvenirs d’enfance dans sa campagne Haute Saonoise, Maud a à cœur de partager sa passion pour les petits espaces, les refuges, les cabanes perdues au milieu des bois, loin du monde, et la nature au travers de graphismes doux, épurés, minimalistes aux couleurs douces. Une grande partie de son travail tire son inspiration de livres qui lui sont chers, comme Walden de Thoreau, Indian Creek de Pete Fromm, Winter de Rick Bass. Des grands espaces, une nature sauvage, une vie plus simple, minimale. Souhaitant toujours évoluer et explorer de nouvelles manières de faire, Maud a également travaillé sur des illustrations incarnant Strasbourg, sa ville d’adoption, mais également sur des portraits de femmes inspirantes, des incontournables de l’architecture et une série végétale. Dans son processus, Maud travaille parfois par collages, croquis préliminaires, avant de sortir sa palette graphique, mais le numérique reste son médium privilégié aujourd’hui, lui permettant de faire-défaire-refaire à l’envi, pour ensuite à faire ses tirages à Strasbourg avec des imprimeurs locaux.
Alix Videlier est né dans le Jura en 1987. Il part faire ses études en Alsace à Strasbourg. Titulaire d’un DEUG en Arts visuels ainsi que d’une Licence design, il s’engage dans le Master design au sein de l’Université de Strasbourg. En 2012, il s’installe en tant que designer produit indépendant. Spécialisé dans le design d’objets, de mobiliers, sans pour autant délaisser une certaine culture graphique et spatiale, Alix œuvre pour différentes entreprises du grand Est de la France. C’est en questionnant ces dernières sur leurs savoir-faire, leur histoire, leur culture ainsi que leur environnement qu’Alix envisage la création. Il possède également une véritable volonté de valoriser le patrimoine local, de favoriser les échanges entre les différents acteurs de la création, de mettre en exergue les forces créatrices locales afin de donner une légitimité narratrice au processus de conception. À coté de cela, il expérimente de nouvelles technologies avec l’émergence de l’impression 3D. Il questionne alors la confrontation de la tradition avec la modernité. Chacune de ces notions entrant en résonance l’une avec l’autre, elles sont un reflet direct du monde actuel. A la fois tourné vers l’avenir tout en prenant en compte l’histoire du passé.