AnnKo illustratrice interroge sans cesse les liens entre théâtre, musique et Images.
• titulaire d’un diplôme supérieur de violon et pédagogie de la «Musikhochschule» de Karlsruhe
• Etudes de « Angewante theaterwissenschaft à Giessen
• illustratrice diplômée de l’école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg
AnnKo jongle entre l’illustration narrative, le théâtre et la musique.
Pour le bonheur des plus petits et des moins jeunes.
Réalise depuis plus de 20 ans des illustrations pour la pub, l’édition, la communication, l’évènementiel, le culturel. En parallèle expose son travail personnel dans divers lieux.
Je suis illustratrice depuis 2004, je travaille pour l’édition et la presse jeunesse.
Je réalise également des créations pour « les cartes de l’Aimant » (un collectif d’illustratrices)
http://lescartesdelaimant.com/
je fais également partie de l’association « central vapeur » et participe à des projets des « Rhubarbus »
Le bestiaire enflammé de Van Gysel
Il y a quelque chose d’antique dans tout ce que fait Marie Van Gysel. Une force animale qui nous précède. Dans ses motifs on découvre des empreintes de pieds nus, de mauvaises herbes et de ces choses mystérieuses dont on ne sait dire exactement la nature, cocons, graines ou fouillis d’arbres. Barbarie rauque et gazouillis, chants faux mais vrais, champs à labourer. Marie Van Gysel travaille à bras le corps, puise en elle comme d’un trou d’argile, en sort des images
qui nous percutent. La violence de sa sculpture se reçoit en douceur, par un miraculeux équilibre. Cire, laine, encres rouges, coquillages, feutre et tissus serrés, on sent le geste chaud pousser dans la matière. Elle donne à toucher des poupées les plus étranges: dans leurs grimaces ébahies on devine une tension, le souvenir d’un cauchemar, le battement d’un tambour poilu, la caresse des cailloux. Les monstres se sont échappés, et ils flamboient sous nos mains.
Sa horde de canards en feutre. Ils sont lourds et leurs regards se perdent derrière nous: rien ne nous dit leur age. Ils pourraient sortir d’un sarcophage, d’une caverne ou d’une barque depuis longtemps coulée. Des idoles qui s’offrent avec humilité. Les mères qui peuplent son univers: leurs seins et leurs sexes ébouriffés contiennent les légendes qui nous ont tous traversés un jour. Leurs mains exacerbées sont aussi génitrices. Nous voici confrontés à une crudité rare: nés d’un utérus, nous habitons aujourd’hui un corps matériel. Et même elle nous invite, carrément, dans des ventres vides où la température est idéale. On en devient sa créature, on a les ailes qui poussent. On se retrouve, un peu plus jeune. Marie Van Gysel travaille pour dénouer, pour guérir, pour vivre, pour jouir. Elle soulève dans son atelier des jupes insoupçonnées. Apparaissent alors des princesses callipyges et des loups débonnaires, des masques hagards, des figures grotesques, toutes étonnées d’être nées. C’est nous ! Dans le chaudron, la matrice, là où bout la gelée royale. Là où tout reste encore à faire.
Joseph Kieffer
Utilisant le répertoire des sciences naturelles, des arts populaires et folkloriques, les objets que je fabrique sont autant de mises en formes d’une pensée latente. Je manipule les matériaux sans hiérarchie et cherche des points d’équilibre entre le pérenne et le périssable. La matière a son importance mais ce n’est pas nécessairement le sujet. C’est une narration qui suit sa propre syntaxe.
Le propos de mon travail trouve sa source dans mon quotidien
Mon moyen d’expression est essentiellement la peinture à l’huile, quelquefois la photo
L’environnement urbain influence en grande partie ma création.
J utilise la peinture à l’huile, principalement sur de petits et moyens formats.
Sur châssis entoilés , mais également sur des plaques de métal ou des panneaux de bois. Cela me convient
Je suis un glaneur d’impressions, une conscience humaine parmi tant d’autres reste derrière moi , quelques peintures avec des formes et des couleurs
trasbourg, le 6 janvier 2015
Staebler Didier
Hervé Mairelle, né le 22/10/51.
Quelques pastels, quelques doigts, du bois, du carton, de la toile ou du papier, quoi de plus simple pour oublier les briefing et les debriefing, les copy strat’, les business plans et autres brainstorming qui furent mon lot quotidien dans la publicité pendant trente ans. Peindre aujourd’hui ceux et ce que j’aime sans contraintes, retrouver l’étudiant aux Beaux-Arts et l’enfant qui s’applique à faire un beau dessin.