Feu Jean Claus
67000 Strasbourg
 
Dernière participation aux ateliers ouverts
2015
 
Techniques
- Peinture
- Sculpture
 
contact
10 rue du Hohwald
67000 Strasbourg
cecileclaus@hotmail.fr
https://www.jeanclausartistepeintresculpteur.com
 
Présentation
Le travail de Jean Claus (1939–2025) se caractérise par une évolution continue, où chaque période redéfinit la précédente. Après des débuts en peinture, marqués par des natures mortes et paysages encore liés au réel, le dessin et l’aquarelle occupent déjà une place importante comme moyens d’observation et de recherche sensibles.
Dans les années 1970, il opère un tournant vers des assemblages tridimensionnels réalisés à partir de matériaux modestes, affirmant une démarche expérimentale. Les années 1980 voient l’émergence des « reliquaires », œuvres centrales peuplées de figures angéliques, où se croisent mémoire, fiction et sacré, et qui lui apportent une reconnaissance institutionnelle. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, ces figures se déploient dans l’espace sous forme de sculptures, instaurant un rapport plus direct et théâtral avec le spectateur.
À partir du milieu des années 1990, avec le « Garde-Meubles », il développe des formes hybrides entre sculpture et mobilier, dans une dimension plus introspective. Parallèlement, dans les années 2000, il approfondit une pratique régulière du dessin et de l’aquarelle, notamment liée à ses marches dans les Vosges, prolongeant cette recherche par l’écriture, une pièce de théâtre et une réflexion théorique autour de « l’Art Météo ».
Dans les années 2010, il revient à la peinture en y intégrant pleinement le cadre comme élément constitutif de l’œuvre. Jusqu’à sa disparition en 2025, son travail reste traversé par des motifs récurrents — figures, mémoire, phénomènes naturels — et par une dynamique de transformation constante, où peinture, sculpture, dessin et aquarelle dialoguent dans une même recherche de renouvellement
 
Parcours
Jean Claus, artiste alsacien, (1939–2025) développe très tôt un rapport étroit à l’art, initié dès l’enfance à la peinture dans l’atelier de son père. Cette immersion précoce fonde un engagement artistique durable, même si son parcours débute de manière non linéaire, période d’après-guerre, engagement militaire au Sénégal, divers emplois exercés à son retour en France. Durant ces années, la pratique artistique reste constante mais en retrait, constituant une phase essentielle de recherche et de maturation.
À partir du milieu des années 1970, il affirme publiquement son travail, notamment avec une exposition marquante à Strasbourg, avant de se consacrer entièrement à la création. Au début des années 1980, son intégration au GRAPA — dont il devient un temps secrétaire — marque une étape importante en l’inscrivant dans un réseau artistique structuré. Parallèlement, le développement des « reliquaires » constitue un tournant, lui apportant reconnaissance, expositions et commandes publiques.
Dans les années 1990, son œuvre accède à une visibilité institutionnelle, tandis qu’il s’engage parallèlement dans la transmission, à travers l’enseignement de la sculpture et des ateliers en milieu carcéral. Cette double implication, artistique et pédagogique, devient structurante.
À partir du milieu des années 1990 et dans les années 2000, il élargit encore son champ de recherche : nouvelles séries comme le « Garde-Meubles », retour à l’aquarelle dans les Vosges, mais aussi exploration de l’écriture dramatique avec la création d’une pièce de théâtre. Il développe en parallèle une réflexion
théorique sur l’art à travers son blog « Art Météo ».
Dans les années 2010, il poursuit activement ses explorations et ses expositions, témoignant d’une reconnaissance continue. Resté actif jusqu’à sa disparition en 2025, Jean Claus laisse une œuvre marquée par une fidélité précoce à l’art et par une constante évolution, refusant toute fixité esthétique au profit d’une recherche libre, exigeante et poétique





