Jamila Wallentin

Entre la sculpture, l’installation et l’objet, je maintiens une liberté des échelles, mais aussi des matériaux et des techniques mises en œuvre. Mon travail témoigne d’une présence au monde par des dénonciations subtiles, je me sens concernée mais éprouve souvent le besoin d’y échapper. Mes pièces sont construites dans une multiplicité, dans la série et la répétition du geste parfois très simple qui mène à un détachement progressif de la conscience, une façon de disparaître en tant que penseur derrière un geste. Je questionne les signes visibles de l’influence de l’être humain sur son environnement. Où sont les hirondelles ? Et le ciel ? Où vont l’eau et le temps ? Mais il ne s’agit pas de provoquer, simplement de montrer. Comme un appel silencieux. Inertie par exemple, est une installation dans l’espace, comme un éloge de l’immobilité, résistant à la précipitation de tout au monde, une invitation au ralentissement, et à la contemplation. Avec Semailles, je présente des graines stériles et plantes hybrides. Je tente de plus en plus d’ajuster le choix du matériau au propos, J’aime avancer dans l’expérimentation des techniques, comme l’archéologue expérimental, j’opère des voyages dans le temps, des recherches techniques approfondies sur la fonte du bronze durant la première période de la protohistoire : « L’âge des métaux », j’explore les techniques de fabrication de cordes et le tannage des toiles. J’aime les sculptures qui sont le résultat d’un voyage. J’établis un rapport intuitif et expérimental avec la matière en accompagnant la naissance et l’évolution des formes sur la durée : la morphogenèse. L’instauration d’un dialogue et d’une réciprocité d’action avec les matériaux me permet de démultiplier l’exaltation face aux inattendus.

Geoffroy Weibel

Travail du métal à chaud par forgeage. Travail de création de sculptures et objet. Travail de commande. Le monde de la forge est ouvert et collaboratif, je participe régulièrement à des événements, sculptures à plusieurs forgerons, workshop en Europe, aux USA et au Japon. J’apprécie transmettre le savoir faire du forgeron et propose des stages.

Julie-Anne Weber

Il était une fée née du froid de l’hiver, Il était une fée née du froid de l’hiver, Au cœur d’une nuit d’encre et de papiers froissés, Bercée d’antiques fables et de contes passés, Qui grandit au pays d’émerveillés trouvères. Dès l’âge le plus tendre, un crayon à la main, Elle illustre ses rêves peuplés de korrigans. L’art et le cinéma, deux chemins intrigants, L’emportent vers Bruxelles aux studieux lendemains. Revenue diplômée en sa ville natale, Elle ouvre son studio de films d’animation, Sans jamais oublier ses premières passions, Petite faiseuse d’images, aux mille idées étales. Qu’elle façonne en détail une perle de neige, Ou qu’elle projette en grand les façades alsaciennes, Traçant d’un pinceau neuf des légendes anciennes, Elle invite en son monde à un tour de manège. Biberonnée de contes et légendes depuis sa plus tendre enfance, Julie-Anne Weber a toujours vécu au pays d’Émerveille. Du bout de son crayon, elle s’essaye très tôt à illustrer de nouvelles histoires, glissant d’un univers à l’autre à coup de plumes et de pinceaux. Petite faiseuse d’images, elle se passionne bientôt pour le cinéma et trouve dans l’animation le parfait barbouillon de culture où déverser ses rêves. Peinture, couture, modelage… elle cultive l’expérimentation multi-techniques, enchaînant clips vidéo et événements artistiques. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles et membre fondateur de l’association Art Puissance Art dont elle deviendra directrice artistique, elle est désormais installée au sein de l’espace Colod’art, à la tête de son propre studio d’animation : Animaillons ! Projet après projet, Julie-Anne Weber façonne un monde miniature animé à la main, image par image, mais elle ne cesse de rêver en grand et se lance bientôt dans le vidéo-mapping, dépassant le cadre de l’écran pour projeter ses images sur scène puis sur des bâtiments. A travers ses créations, qu’elles soient animées ou picturales, comme avec les J’mages, un duo artistique mère/fille – photo/aquarelle, elle cherche à susciter l’émerveillement où on ne l’attend pas, à réenchanter le quotidien, et à sensibiliser son public, avec humour et poésie, aux causes qui lui tiennent à cœur (lutte contre les discriminations, les stéréotypes sexistes, les violences conjugales…).

Laurent Waechter

Après une formation à la photographie aux Etats-Unis en 1991-1992, j’ai développé mon travail avec pour thèmes principaux le portrait et le nu. Je représente le corps sous ses formes les plus diverses ; corps en mouvement, corps en sommeil, corps peint, corps troublant, éblouissant, corps en jeu perpétuel avec toutes les sources lumineuses qui s’offrent à lui, bribes de corps transformées par la lumière. Photographe de studio tout d’abord, mes recherches me poussent à explorer les espaces extérieurs, en périphérie des villes, là où se croisent le monde naturel et le monde altéré par l’homme, industriel, urbain, où la nature finit parfois – toujours ? – par reprendre le dessus. Et de pousser mon chemin vers de lieux où l’homme n’a encore su imposer sa trace. Lieux hostiles ou simplement résistants ? Après avoir longtemps travaillé au format 24×36, je diversifie mes outils d’exploration, n’hésitant pas à reconsidérer des techniques anciennes, voire élémentaires, le sténopé, le photogramme, mais aussi par l’utilisation d’objets plus anodins tels que l’instantané polaroid, à la recherche d’une image unique.

Isabelle Wenger

Écrire une ligne, parcourir un espace, découvrir un ensemble, tout cela répond à l´univers d´Isabelle Wenger. Travaillant sur différents supports, toile, papier, cristal, métal (argent).Isabelle Wenger nous amène à explorer un monde où chacun peut se l´approprier à sa manière.

Fabienne Weber

Suite à un parcours universitaire et professionnel atypique, ce n’est que tardivement que j’ai renoué avec la pratique artistique. La concrétisation du rêve s’est réalisée en 2017, avec l’opportunité de partager un atelier avec une amie peintre.
Mon inspiration est souvent musicale, surtout lyrique. Je m’inspire de mises en scène que je détourne ou encore d’images découpées… Cela dit, de véritable fil conducteur, il n’y en a guère, mon travail s’oriente au fur et à mesure des expériences avec les médiums, les techniques, des résultats plus ou moins probants, des aléas et d’encourageants hasards…

Henri Walliser

Henri Walliser Mon travail est Pop au sens qu’il est jeune, spirituel, sexy, peu cher et fabriqué en série. Il exalte la vie, est positif, optimiste. Le Pop c’est de l’amour. Amour des êtres et des choses. Ma culture est urbaine, je suis un enfant des villes et du Rock. Je suis graveur et comme me disait Rémy Bucciali mon travail oscille entre sophistication et vulgarité, raffinement et trivialité. Je compose mes gravures comme des rock-songs. Je parle une langue ancienne régénérée au contact des années 80. Economie de moyens,patience; réalisme, mon travail est une ode à la liberté, une reminiscence d’un Eldorado perdu. Artiste graveur, diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, a exercé différents métiers (maquettiste,receveur,vendeur, manutentionnaire, enseignant) avant d’être assistant du peintre suisse Rémy ZAUGG puis de Rémy BUCCIALI imprimeur d’estampes à Colmar. Influencé par le rock et le Pop art trouve son inspiration dans la ville et le quotidien. A exposé en Angleterre (Loughborough,Bristol), Allemagne (Euskirchen,Karlsruhe,Landau…) Espagne(Cadaqués),est représenté par la galerie Orlinda Lavergne. Privilégie les techniques sèches que sont le burin et la mezzotinte. Depuis 2017 il incorpore la couleur dans son travail.Commence une série de gravures sur la route 66 qui traverse les Etats Unis d’est en ouest.

Jean Wollenschneider

Graphiste et illustrateur, Jean Wollenschneider propose un univers alliant dessin, papier découpé et céramique.