Stéphanie Pelletrat

Stéphanie Pelletrat, sculpteur-plasticienne depuis près de 20 ans, a investi cet atelier de sculpture il y a 8 ans. Cet espace est dédié à la création de sculptures, installations, dessins.
Les Ateliers Ouverts 2018 seront la dernière exposition dans ce lieu avant déménagement de l’atelier.

Short Life Workshop

Atelier éphémère divisés en 2 espaces au RDC de la Cave Dimière à Guebwiller : un espace d’exposition « Les Végétatives » et un espace d’expérimentation et de performance sur « l’Informe ».

Jean-Luc Schické

La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.

Stephane Spach

L’univers de Stéphane Spach, emprunt de mélancolie, le conduit à photographier la nature. Tant avec des paysages, apparemment pauvres, qu’avec des vanités réalisées en atelier, il crée des ambiances théâtrales où la lumière, comme une obsession, constitue le matériau principal. Ses images, narratives, nous immergent dans un univers qui nous interroge sur le familier et l’étrange. Il a souvent recours à la série pour réaliser un travail parfois proche de la photographie documentaire, lui permettant ainsi d’interroger le monde. Il a publié Terres fertiles avec Gilles Clément (Les éditions de l’Imprimeur, 1999), 12 Couteaux avec Philippe Fusaro (La Fosse aux Ours, 2001), ainsi que quatre ouvrages aux éditions L’Atelier contemporain : Stéphane Spach, photographe (2022), Parcelle 475/593 (2023), Les Oubliées avec Gilles Clément (2024) et Le vent du boulet avec Anne Vigneux et Michel Bernard.

Lucile Salvidant

Né à Strasbourg en 2016, Marcel & Olga est un atelier de création d’objets, inspiré par le dessin et l’illustration.

Lucas Stoppele

 Je suis designer de formation et j’ai passé pas mal de mon temps à imaginer du mobilier. De la table à la lampe en passant par le tabouret et les bijoux, le point essentiel a toujours été le même, réussir à réaliser moi même, les pièces que j’avais dessinées. C’est ainsi que je me suis tourné naturellement vers le bois, un médium qui me convient parfaitement et qui a été présent au sein de chacune de mes réalisations.  Aujourd’hui et après quelques années sans toucher un crayon, je reviens au dessin mais de manière plus intuitive, avec des formes qui me parlent depuis toujours et que je retranscris sur des pièces de bois. Et oui, encore du bois!

Tatiana Simmen

Je suis une touche-à-tout et ma tête est en constante ébullition, pleine d’idées et d’envies créatrices.J’aime varier les supports, tester de nouvelles techniques, explorer la matière…Au sein de cette effervescence, mes stylos, mes pinceaux, mes doigts, donnent naissance à un univers poétique et sensible d’où émane mes sujets de prédilection, le monde Animal et Végétal, la Sieste et bien entendu…la Femme.Je vous dévoile ici les premiers portraits de ma série « l’Envolée », réalisés à la gouache sur papier.C’est un projet qui me tenait à cœur et qui m’a fait poussé des ailes !Mes femmes incarnent la Féminité, en toute simplicité.Elles sont fortes, belles, courageuses et fragiles à la fois ; elles nous racontent une histoire, libre d’interprétation.Les oiseaux qui les accompagner sont comme une extension d’elles-mêmes,complices, sauvages, ils sont la métaphore de la liberté, de leurs « Envolées ».

Philippe Schoen

La photographie dévoile, la parole cachée de la lumière. J’ai une croyance, qui est en même temps une rêverie : je crois que le réel, ce que nous percevons par nos maigres cinq sens, ce contre quoi on se cogne, nous parle. Il nous parle et nous n’écoutons pas. Nous sommes trop préoccupés par nos petites affaires pour entendre. Je crois que les enfants, les ermites, les arbres écoutent et certains comprennent. Il est donc possible d’entendre ce souffle, loin des hommes, indéchiffrable et jovial, qui chante depuis la nuit des temps. J’écris et je photographie. Chacun de mes témoignages s’exprime simultanément en texte et en image.

Victor Schmitt

Dans le but de créer des images virtuelles photoréalistes et de les mêler à des recherches vidéo expérimentales, j’ai une pratique de l’image de synthèse depuis 2010 qui m’a amené à appréhender des outils industriels de modélisation et les détourner de leur but de divertissement et d’ingénierie mécanique. Ces détournements connaissent différentes approches, d’une part un travail de sculpture et de retranscription en 3D de formes dessinées à la main. Certains éléments étant des modélisations basées sur une documentation poussée (recherches historiques, reconstitutions, costumes historiques, architecture gothique, costume de cérémonie tibétain, …); d’autre part il y a le glanage sur le web d’éléments 3D de toute sorte, scan d’architecture, pièces mécaniques d’ingénierie et reproduction d’objets réels, qui sont réassemblés, remodelés pour former des machines protéiformes et des architectures oniriques. Il en résulte une hybridation surréaliste entre technologie, corps et nature. Je m’intéresse aux rapports d’échelle, de subjectivité et de symbolisme qui peuvent s’induire par le rapprochement de ces éléments, autant dans les constructions humaines que dans les systèmes et formations naturelles : grottes, forêts.

Ces édifices oniriques cherchent une forme d’illusion immersive, par leur caractère expansif dans la répétition de leurs formes symboliques à travers les échelles. Leurs structures virtuelles suggèrent l’illusion d’un ailleurs qui renvoie le spectateur en lui-même, ses possibilités de projection mentales. La ruine et l’usure, le délaissement, l’apparente inutilité et leur monstruosité, veulent être des témoins de la confrontation dramatique entre évolution industrielle, et nature originelle.
La vidéo (caméscope, drone) est un autre support que j’utilise, pour lequel j’ai une approche moins construite et plus expérimentale et qui est souvent un prétexte à des randonnées en forêt et en montagne où je puise beaucoup de ce qui fait l’énergie de mes pratiques artistiques. Ces vidéos apparaissent comme des bribes, errances, traces, dans mes films mêlées avec l’image de synthèse en stop motion ou animée. Je passe aussi par des images de synthèse figées, des instantanés de mes scènes, au rendu proche du «trompe l’œil», montrées imprimées.