Vinca Schiffmann est à la fois plasticienne et styliste.
Sa démarche s’appuie sur l’expérimentation et l’appropriation de toutes formes de matériaux souples : les tissus, le latex, les cordes, les fils, les films plastiques… Elle y trouve les possibilités d’une expression en lien avec le corps, ses aspects organiques et viscéraux.
Dans ses installations en extérieur, au sein de friches industrielles ou sur des sites patrimoniaux, elle érige des formes sculpturales, élaborées à partir d’enveloppes souples, qui se confrontent de manière inattendue leur environnement.
Elle a par ailleurs développé une technique d’écriture au latex. Des textes réalisés par ce biais, une fois démoulés, deviennent illisibles. Ils sont agencés dans l’espace ou dans le cadre de sculptures comme une banale matière première sans lien avec leur contenu.
Depuis 2014, elle crée également des séries intemporelles, des vêtements aux lignes graphiques ou picturales, qui étonnent par l’appropriation originale qui est là encore faite du latex.
Jouant avec l’idée d’un vêtement « seconde peau », frontière entre l’intime et le monde extérieur, la matière alterne entre opacité et transparence allant jusqu’à faire référence, par le dessin ou des découpes, à l’anatomie.
Sa gamme de vêtements se décline hors du calendrier de la mode.
Les collections s’enchaînent au gré de son rythme de création.
Stéphanie Pelletrat, sculpteur-plasticienne depuis près de 20 ans, a investi cet atelier de sculpture il y a 8 ans. Cet espace est dédié à la création de sculptures, installations, dessins.
Les Ateliers Ouverts 2018 seront la dernière exposition dans ce lieu avant déménagement de l’atelier.
Atelier éphémère divisés en 2 espaces au RDC de la Cave Dimière à Guebwiller : un espace d’exposition « Les Végétatives » et un espace d’expérimentation et de performance sur « l’Informe ».
La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.
L’univers de Stéphane Spach, emprunt de mélancolie, le conduit à photographier la nature. Tant avec des paysages, apparemment pauvres, qu’avec des vanités réalisées en atelier, il crée des ambiances théâtrales où la lumière, comme une obsession, constitue le matériau principal. Ses images, narratives, nous immergent dans un univers qui nous interroge sur le familier et l’étrange. Il a souvent recours à la série pour réaliser un travail parfois proche de la photographie documentaire, lui permettant ainsi d’interroger le monde. Il a publié Terres fertiles avec Gilles Clément (Les éditions de l’Imprimeur, 1999), 12 Couteaux avec Philippe Fusaro (La Fosse aux Ours, 2001), ainsi que quatre ouvrages aux éditions L’Atelier contemporain : Stéphane Spach, photographe (2022), Parcelle 475/593 (2023), Les Oubliées avec Gilles Clément (2024) et Le vent du boulet avec Anne Vigneux et Michel Bernard.
Né à Strasbourg en 2016, Marcel & Olga est un atelier de création d’objets, inspiré par le dessin et l’illustration.
Je suis designer de formation et j’ai passé pas mal de mon temps à imaginer du mobilier. De la table à la lampe en passant par le tabouret et les bijoux, le point essentiel a toujours été le même, réussir à réaliser moi même, les pièces que j’avais dessinées. C’est ainsi que je me suis tourné naturellement vers le bois, un médium qui me convient parfaitement et qui a été présent au sein de chacune de mes réalisations. Aujourd’hui et après quelques années sans toucher un crayon, je reviens au dessin mais de manière plus intuitive, avec des formes qui me parlent depuis toujours et que je retranscris sur des pièces de bois. Et oui, encore du bois!