Suzanne Oertel

Am Anfang eines Bildes

steht die unbestimmte Sehnsucht, neues Land zu betreten, Spuren zu ziehen, zu verwischen, zu spielen, zu experimentieren – mit allen Sinnen.

Welche Farbe, welches Material zieht mich gerade an, was weckt meine Lust? Meine Lust, tätig zu werden, zu spielen? Wo finde – oder lege – ich eine Spur und welche verfolge ich?

Der Beginn eines Bildes geht über den Akt der Zerstörung einer reinen weissen Fläche. Eine Herausforderung, eine Aufforderung, so aus dem Nichts heraus zu beginnen. Alles ist möglich und offen und frei. Unentschieden. Dann legt sich Schicht über Schicht. Strukturen bilden sich, bedingt durch die Beschaffenheit der verwendeten Materialien. Sie begegnen sich durch die Bewegung des Tuns. Manchmal ist es ein Sich- Verlieren im Detail. Das fällt dann heraus aus dem Zusammenhang, muss integriert oder wieder aufgegeben werden – oder die Umgebung, die unberührt blieb. Übermalen, wegkratzen, auswaschen… Auch innerhalb des Bildes muss es immer wieder den Neubeginn geben. Ein Umkreisen eines noch unbestimmten Themas. Bis es beginnt, sich „herauszuschälen“. Wie eine Melodie. Klänge und „Klangräume“ entstehen, Flächen spannen sich und werden zu Rhythmen.

Welche Farben klingen zusammen? Welche Rhythmen? Was tritt in den hinteren Raum des Bildes, was kommt oder drängt nach vorne? Wo braucht es welche Form und wo muss diese wieder aufgelöst werden?

Zwischenräume, zwischen Räumen und zwischenräumen.

Irgendwann ist ein Punkt erreicht, an dem das, was ist, ausfliesst, die Bewegung ausschwingt, die Melodie verklingt. Etwas, das geworden ist und dennoch nicht „fertig“, vollkommen. Es lebt vielmehr von einer gewissen Unvollkommenheit – welche die Aufforderung – und der Anlass – zu einem nächsten Bild, einer nächsten Bewegung, ist.

Collectif Odl

Le collectif ödl fédère une galaxie fluctuante d’individus qui ont, presque tous, le même positionnement hybride : les pieds dans la musique, la tête dans les arts plastiques (ou inversement). Depuis 2008, le collectif organise des concerts, accueille des artistes en résidence, conçoit ses flyers et éditions, diffuse les travaux de ses membres et met à profit un atelier de création commun. En plus de démarches sonores individuelles et de collaborations ponctuelles, le collectif rassemble des membres des groupes Pauwels, Bakabaka, Chat+fouin et des jeuxnes artistes : Audrey Pouliquen, Cécile Lemaitre, Jacques Lopez, Julia Mancini, Marie Kolb, Marie primard, Sébastien Hermann, Sébastien Lamoureix et bien d’autres.

Rita Orekhova

Rita Orekhova
« Envolée »
(extrait : Collection 2015, de Danielle Junod- Sugnaux-Historienne de l’art)
Sa peinture, fortement influencée par la rigueur et l’académisme des années de formation, tend à s’éloigner des schémas imposés pour devenir plus libre et conquérante.
Dotée d’une énergie et d’une volonté communicative , Rita Orekhova s’immerge dans un travail qui
oscille entre deux mondes, deux extrêmes, entre douceur et force d’expression. L’un puise dans la
nostalgie de Saint-Pétersbourg où elle retourne régulièrement et à laquelle elle dédie une série
d’œuvres sur le thème du bal ; l’autre s’inscrit dans son environnement au charme sylvestre,
introverti, calme, une sérénité toute explosive, un bouillonnement parfois déchirant se déclinant sur
les thèmes des fleurs de son jardin et des ailes, entre le présent et le désir de l’envol de l’oiseau, de la
liberté, de la joie cherchée à l’intérieur d’elle-même.

Dominique-Anne Offner

Ma démarche artistique

Je me tiens légèrement en retrait du monde et je l’observe. L’observation me permet de saisir le merveilleux au coeur de l’ordinaire. Ce qui me mets aussi bien dans l’urgence de dire que dans la contemplation. Je peins, juste le temps de faire signe d’une de ces complexités : le temps n’existe pas, c’est une invention de l’humain ; l’inconscient existe, que nous nous sentions concernés ou pas ; quelle est une autre place des émotions que celle de l’hétérotopie… Quelquefois proche des lois physiques de la nature, quelquefois dans le constat d’une simple répétition du quotidien, bien plus encore à l’écoute des discours qui s’entremêlent.
Ce qui me donne une certaine compréhension du monde, voire son incompréhension.
Après avoir bien expérimenté quelques techniques d’art appliqué, la peinture à l’huile, l’acrylique, j’ai découvert l’aquarelle ; je suis allée de surprises en surprises : une autre utilisation possible. Contraste entre la forme et le médium, couleurs vives. Ma plus grande découverte est sans doute celle de l’eau, de cette force de l’aléatoire, à la limite du caprice, dont seuls les pigments posés peuvent rendre compte. La rapidité, l’intuition exacerbée par ce chemin unique, ce jeu des transparences.
J’ai quelquefois des modèles, qui, dans l’analyse, deviennent des abstractions : l’abstraction comme conclusion de ma démarche. Le concret devient vertigineux de sens. L’aquarelle devient enivrante.

Quelques repères biographiques

Je suis née en 1954 à Ste Marie-aux-Mines.
Je vis et je travaille à Strasbourg.