Lucie Muller-Karapostoli

« la fonction de l’artiste est fort claire: Il doit ouvrir un atelier et y prendre en réparation le monde, par fragments, comme il lui vient. » Francis Ponge

Laurent Moreau

Auteur-illustrateur dans l’édition jeunesse (Hélium, Gallimard jeunesse, Seuil Jeunesse…), il illustre aussi pour la presse adulte et jeunesse et conçoit régulièrement des affiches de théâtre et musique. Né en Bretagne, Il vit aujourd’hui à Strasbourg et partage un atelier avec d’autres illustrateurs.

Vincent Malarte

Travaux en cours:  » térébenthine essentiel, matières encore, énergies, couleurs, …lumière! »

Montanaro

C’est entre art et peintures, sculptures et pop art que Renato Montanaro façonne ses oeuvres. Innovant, Renato a mis en avant des concepts inédits, tels que la peinture 3D. Ses idoles ? Picasso et Michel Ange.

Clémentine Margheriti

Parce qu’au commencement, c’est un gouffre à franchir: de moi à la peinture, au geste de peindre. Ma peinture commence en écartant tous les autres chemins possibles. Alors un fil, et je me cramponne. J’ai plusieurs peintures en cours, qui finissent par être abandonnées, remplacées par d’autres, auparavant délaissées. Elles refont surface de nombreuse fois. Travail au long cours, à la limite de l’absurdité. Ce sont essentiellement des petits formats sur bois ou ardoise. Ces supports m’apportent la concentration et m’amènent à une densité, que j’observe parfois comme un point trop dense, sans échappée. Où est l’image? Où est la peinture? Je peins et dis « surface ». Je me colle à la paroi, comme une pulsion avec le désir de la franchir. Je suis Narcisse et je repeins Adam et Eve. La peinture me lie à ma langue, elle est ma matière à penser, ma présence au monde.

Véronique Moser

Le travail artistique de Véronique Moser se nourrit des contradictions de notre époque mais aussi de leur charge poétique. La profusion des informations, des objets, des statistiques et d’événements sensationnels agissent en permanence sur notre quotidien et le rendent multiple.  Sa pratique artistique raconte ou conte cet état des choses :  Amasser, accumuler, collectionner, thésauriser pour finalement jeter… nous rend paradoxalement fragiles et déraisonnables. Cette constatation est le socle de son travail. Suivant ses projets et leurs contextes elle présente des installations, des dessins, des monotypes et de la photographie. Une constante, l’emploi du papier et l’utilisation du petits formats, qui, présentés en nombre nous renvoie à la surabondance matérielle produite par notre société et incarnent notre fragile relation au monde.

MAJO

A la fois instinctive, entière et généreuse, j’affirme ma créativité au travers du travail en volume où mes toiles et mes objets aboutissent souvent à des sculptures. Plasticienne dans l’âme, proche des matières et des matériaux, je compose et réintègre tout objet dans mes réalisations. Bien souvent, partant d’une idée abstraite, je la personnalise sous les traits d’un objet, un animal voire un personnage. Dessin, coupe, assemblage, collage, où formes, couleurs, matériaux divers aboutissent à mon engouement total pour cet art, permettant une belle évasion. Expression de mes idées, mes rêves, mes sentiments. Mon attachement au volume et à la transformation dégage un travail objectif. Donner une seconde vie. Une nouvelle page. Un nouveau départ. Un autre regard. Le début d’une nouvelle histoire. Mon message est toujours de vouloir susciter, provoquer, stimuler, faire découvrir une nouvelle vision des choses, un univers autre.

Matt Mahlen

Matt Mahlen, né à Nantes en 1968, est un plasticien-poète qui développe un travail visuel mêlant land-art, interventions in situ et performances orales. Formé à l’école des Beaux-Arts de Marseille-Luminy, Matt Mahlen a aussi étudié à Londres et à Montréal. Simple bricoleur vagabond des mots, des papiers et des couleurs, Matt Mahlen travaille régulièrement avec les acteurs de la poésie (éditions, festivals, poètes, théâtres) en tant qu’illustrateur, poète ou interprète. Matt Mahlen est, depuis 2017, l’entrepreneur en chef d’ A comme Bleu, l’insolite design. Cette entreprise, inscrite dans le réseau coopératif, est le prolongement de mes activités de saltimbanque. C’est de l’art-isanat. Basé sur la récupe, fortement influencé par l’art brut et les arts premiers, les œuvres produites sont variées , uniques et font appel à différentes techniques (soudure, peinture, bois, vannerie…). Travaillant au sein du groupe de reggae INDIKA (écriture, image, décor et poésie) , Matt est aussi le fondateur de PO&zik, un duo de poésie dite et de piano jazz avec Martin Sadoux. En janvier 2021, Matt Mahlen conçoit et lance L’EPICERIE D’ART FRAIS avec 6 ateliers complices éparpillés en France. Vit et rêvasse à Strasbourg.

Gilles Michon

C’est ce qui m’entoure que j’ai d’abord considéré comme étant un paysage. Des formes d’arbre, des fragments de corps et d’architecture se sont imposés dans mes carnets de croquis. Ces formes sont devenues un dictionnaire que je consulte afin de renforcer et confirmer des impressions fugaces. Ces impressions sont devenues prétexte à déposer les couleurs sur des supports variés comme le papier, le carton, la toile et aussi à utiliser des matières comme le sable, la sciure ou même la terre.               

Ce qui est bon dans la peinture c’est son odeur, son onctuosité sa façon de couvrir et d’être recouverte. Le grand plaisir de mon métier de peintre c’est qu’il m’est permis de suggérer des traits particuliers, hasardeux, qui relèvent de l’anecdote et qui produisent, en fin de processus, une oeuvre douée d’une sorte d’existence en soi.   C’est ce qui m’entoure que j’ai d’abord considéré comme étant un paysage. Des formes d’arbre, des fragments de corps et d’architecture se sont imposés dans mes carnets de croquis. Ces formes sont devenues un dictionnaire que je consulte afin de renforcer et confirmer des impressions fugaces. Ces impressions sont devenues prétexte à déposer les couleurs sur des supports variés comme le papier, le carton, la toile et aussi à utiliser des matières comme le sable, la sciure ou même la terre.                Ce qui est bon dans la peinture c’est son odeur, son onctuosité sa façon de couvrir et d’être recouverte. Le grand plaisir de mon métier de peintre c’est qu’il m’est permis de suggérer des traits particuliers, hasardeux, qui relèvent de l’anecdote et qui produisent, en fin de processus, une oeuvre douée d’une sorte d’existence en soi.

Mélody Seiwert / Annalisa Mantovani

Un atelier au coeur du quartier allemand de la Neustadt à Strasbourg.
Espace de création partagé avec Annalisa Mantovani , Mélody Seiwert et Ingrid Rodewald : 3 artistes aux univers singuliers, respectivement d’origine italienne, française et allemande