Louis Lezzi

Né en 1961 et pur fruit de la culture audio-visuelle depuis 1982 et spécialiste des techniques de l’Image, je décide d’adopter le média photographique voilà une vingtaine d’année pour tenter d’exprimer l’inexprimable : La recherche de l’âme à travers la matière et le corps…Lors de mes quelques interventions au CUEJ de Strasbourg, Je commençais mon premier cours par cette phrase : « Sans lumière, pas d’image. Sans objet, pas d’image ».Cette phrase pourrait résumer à elle seule, l’importance de la lumière et de l’humain dans mes recherches photographiques, que ce soit en studio ou en lumière naturelle.

Anne Lerognon

Mon atelier est une pièce indépendante de mon habitation qui est une maison-atelier. Elle a été construite en priorisant cet espace qui est un lieu de vie au même titre que les pièces principales. Je l’ai souhaitée très lumineuse. J’y accueille des visites privées et des stagiaires occasionnellement. Espace intime et de travail solitaire l’atelier est ouvert régulièrement aux autres.

L’Angle

Mon atelier est à Bischheim, à l’angle du 5 rue de l’angle. C’est une petite rue pavée qui raisonne des rires des enfants qui vont et viennent de l’école voisine. L’atelier s’ouvre sur un petit jardin fleuri, c’est aussi mon habitation. Je vis et travaille là depuis bientôt 4 ans

Le Lion

Mon atelier se situe au premier niveau de ma maison d’habitation au 4 rue du Lion à Guebwiller. La surface est d’environ 40 m2. La partie intérieure sert surtout pour les petites pièces et l’hiver. Il se prolonge par une partie couverte en dur et une couverture en tissu. Mon lieu de travail se situe également à l’arrière de la maison sur une large plateforme pour le travail de taille sur des troncs ou des grosses pièces de bois et le travail de la pierre.

Caroline Laffargue

Au cours de sa dernière période picturale, Caroline Laffargue a souvent marqué ses toiles d’une empreinte urbaine au goût d’asphalte et de ciment des mégapoles américaines dont elle a foulé le sol.Après quelques années de pause, le voyage reste le moteur d’une inspiration qui prend cependant un chemin différent. En effet, il s’éloigne des origines urbaines et tend vers la nature, l’exotisme, le vivant.Les oiseaux.L’artiste en extrait toute une beauté, invitant à l’observation.Ouvrir nos yeux, penser, rêver, réfléchir.La touche subtile du geste donne une tension gracieuse mêlant la flamboyance de l’animal à une catastrophe annoncée. L’artiste réussit un tour de force en associant l’éclat, la délicatesse naturelle de l’oiseau qui contraste terriblement avec ce fond sombre, symbole d’une forêt amazonienne perdue.Les accords entre les formes et les couleurs nous plongent dans cette opposition saisissante d’un avenir sombre pour l’environnement et l’espoir de l’oiseau lumineux. Les peintures sont un zoom sur la nature nous forçant à voir sa fragilité, son importance et sa puissance.C’est une empreinte écologique que l’artiste couche sur ses toiles. Les oiseaux symboles de liberté et de paradis menacé prennent une dimension militante. Sa main, ses pinceaux, ses couleurs servent ses œuvres porteuses d’un message engagé.¬

La Cellule

Une cellule dédiée à la peinture, ouverte sur un jardin. Lieu de repli, frais en hiver, doux en été, au calme, à proximité des oiseaux.

Aurélie Lienhard

Assionnée par les arts depuis l’enfance, la couleur a peu à peu pris le dessus dans son univers. Elle peint pour atteindre cet état spécial dans lequel une vanne intérieure s’ouvre, une action démarre et donne naissance à quelque chose de neuf. L’envie sous-jacente est d’explorer l’inconnu, de raconter sans représenter, de trouver des correspondances entre l’intérieur invisible et l’extérieur visible. Cette exercice quasi méditatif lui permet de créer un espace-temps dédié à la concentration, à la respiration et à la sensibilité.  Sa pratique artistique est inspirée par les courants de l’expressionnisme abstrait et du Color Field painting. Cette approche non figurative la plonge dans des observations subtiles et dans une recherche d’équilibre entre les surfaces, les lignes et les couleurs. La construction des images se fait progressivement, selon le ressenti et l’intuition du moment, faisant émerger des univers de couleurs variés.  Elle utilise de la peinture acrylique sur toile et sur papier ainsi que des pigments, des encres et du fusain ou graphite. La couleur est travaillée avec différents outils, diluée en voiles translucides ou déposée en aplats couvrants, quasiment malaxée comme de l’argile.  Son esprit curieux s’offre à l’occasion des détours vers d’autres domaines (recyclage du papier, linogravure, tissages de textiles et végétaux, arts de la scène, installations…). Elle navigue ainsi entre l’intériorité du travail solitaire et l’émulation du travail d’équipe.

Lefebvre Zisswiller

Le travail de Lefebvre Zisswiller oscille entre documentaire et fiction pour interroger les relations que des individus entretiennent avec leur environnement dans un contexte de grande fragilité des écosystèmes. La mémoire, le langage ou encore le soin sont autant de manifestations invisibles qui traversent les questionnements du duo, inscrits dans le champ des humanités environnementales. Qu’il s’agisse du médium filmique ou d’images fixes, Camille Zisswiller et Nicolas Lefebvre s’intéressent dans leurs oeuvres au pouvoir qu’a l’image de témoigner de« ce qu’il reste » comme de « ce qu’il manque », dans la multiplicité des états du monde et de la matière. En prenant le temps de connaître et d’expérimenter un milieu, de rencontrer les espèces et les personnes qui y sont liées, le duo cherche à transcrire des gestes et des connaissances comme forces initiatrices d’un projet. De ce processus d’observation minutieux naît un motif récurrent : celui de décaler le regard pour identifier dans le réel une part d’invisibilité. « Dans nos recherches actuelles, notre regard se tourne plus particulièrement vers le sol et les profondeurs. »

Paul Lannes

J’ai suivi une double formation composée d’un bachelor en arts visuels à la HEAD de Genève puis d’un master en illustration à la HEAR de Strasbourg.

 

Mais avant cela, j’ai surtout grandi dans un petit village entouré de montagnes, où s’est développé mon goût pour la promenade. Je m’inspire des paysages naturels que je parcours pour créer des images chargées de mystère.

 

Aujourd’hui illustrateur, je cherche à déployer mon vocabulaire graphique, dans lequel dialoguent réalisme et fantastique, au sein de livres, d’expositions ou de commandes d’illustration.

Jérôme Léger

Architecte de formation, artiste plasticien, il concentre son travail sur une utilisation poétique de la perle d’hématite, avec laquelle ou à partir de laquelle il crée parures, sculpture.
L’apparition de Méduse dans l’exposition «Noir» à Strasbourg donne le ton à de
performances qu’il mène à Paris comme à Strasbourg.
Diversifiant son travail, le portrait est une récurrence dans sa démarche artistique.
Il diversifie ses techniques et se lance notamment dans le dessin, portraits ou
autoportraits qui intriguent. Plus récemment, il se lance dans l’impression de monotypes qui questionnent autant qu’ils étonnent.
Il mène parallèlement une carrière de théâtre et de clown de théâtre.