Diana Ianakieva

En parallèle de son métier d’architecte, sa pratique artistique gravite principalement autour de la photographie, de la gravure et de la vidéo. Les principaux thèmes de ses réalisations sont basés sur une recherche et une expérimentation par la gravure qui tentent plus particulièrement d’explorer le vide qui anime la matière, de chercher une tonalité générale pour faire ressortir des matérialités, d’explorer les fonds pour créer une atmosphère et mettre en valeur leur contenu, d’explorer l’empreinte, la trace sans vouloir les définir ou chercher une finalité. Aussi, par la photographie, elle tente de composer des cadrages avec des matières et des végétaux, de capturer des moments de vie des autres, des coins et recoins urbains pour explorer au hasard des histoires et compositions abstraites qui se présentent à nous. Par les vidéos elle essaie d’attraper des moments du quotidien, spontanés et innocents, laissant la perception par leur transformation “libre et ouverte”. Sa pratique artistique est nourrie en grande partie par le processus de création en lui-même, basé sur l’intuition et d’une certaine manière sur l’innocence de la création d’une œuvre, en laissant place à l’inattendu. Par ses travaux artistiques, elle tente d’explorer l’imaginaire pour traiter l’irréel afin de composer des espaces-temps où l’irréel laisse place à la rêverie, à l’errance. Il est ainsi question d’explorer à l’aveugle, en faisant confiance à l’intuition, les contradictions, les accidents et les doutes afin de révéler une autre réalité, la sienne. Gravitant autour du primaire et de l’innocence, sa démarche touche au réapprentissage et renvoie de manière analogique à l’infans, “l’enfant à l’esprit inachevé, sur la collecte systématique et sur le postulat de la possibilité de la découverte émerveillée” .

La spontanéité et l’expression libre sont mises à l’épreuve car il n’y a rien d’immédiat. L’émotion ou l’impulsion sont là quelque part en attente pour devenir lentement, par l’exploration et la transmission, une matière affective. Ces sensations intimes font naître et constituent une histoire particulière, racontée à un moment singulier afin de devenir un récit sous une forme imaginaire et bâtie.

Imago

L’Atelier Imago a été fondé en 2018 par Alban Dreyssé, artiste visuel aquafortiste, taille-doucier et imprimeur d’art.

L’Atelier Imago est un espace dédié aux techniques de la gravure taille-douce et taille d’épargne et l’impression d’estampes. Lieu d’initiation, de rencontre et de transmission, se donnant pour mission de créer une passerelle entre la tradition et la modernité, l’atelier se veut être un espace de travail, de formation, de réflexion et d’expérimentation, un laboratoire où se retrouvent artistes, à la fois amateurs et professionnels, dans l’échange des techniques et des savoirs-faire.

L’Atelier Imago accueille des artistes de la région en résidence et en collaboration, cherchant ainsi à promouvoir la jeune création, édite des estampes et anime des cours, workshops et stages de gravure. L’atelier utilise à la fois des procédés classiques de la gravure mais aussi modernes notamment dans les techniques non toxiques et alternatives.

https://atelierimago.net/ https://www.facebook.com/Imagoartprint https://www.instagram.com/imago.artprint/ http://www.kamilleplumecocq.fr/ https://www.instagram.com/anemomisti/

Îlot

L’Ilôt situé dans le quartier de la Krutenau, abrite trois artistes aux pratiques qui oscillent entre la sculpture, le bijou et la photographie. Lieu de création et d’échanges autour de réflexions contemporaines, il est souvent animé par la venue d’autres artistes qui participent à cette effervescence. (Entrée par la rue des bateliers face à l’Hôtel de l’Ill)

Iwan

L’atelier est aussi un lieu de pédagogie, d’exposition et de rencontre. Cela fait 17 ans que cet espace, nommé « Iwan » (en hommage à l’architecture iranienne) sert de cadre à ces activités. Et le hasard crée une place devant mes humbles vitrines ! Place encore inconnue à Strasbourg. Lieu à découvrir. Depuis 2003 ce sont près de 50 expositions, concerts, projections qui ont été montées.

In Extremis

Association IN EXTREMIS Situé au 27 rue sainte Madeleine, l’espace d’exposition IN EXTREMIS est un Atelier à la forme particulière : c’est l’atelier d’une collection et non un atelier d’artistes au sens strict du terme. Depuis plus de 30 ans, le lieu permet à l’association In Extremis de présenter à l’occasion d’expositions temporaires les œuvres d’artistes figurant dans la collection de photographies de la collectionneuse strasbourgeoise Madeleine MILLOT-DURRENBERGER. Pour la collectionneuse, la « cave » de la rue sainte Madeleine est un lieu propice pour proposer à un large public de partager avec elle non seulement les richesses de sa collection mais surtout ses émotions de collectionneuse, ses découvertes, l’importance de ses relations directes et personnelles avec la plupart des artistes figurant dans sa collection. Par le biais d’expositions parfois thématiques, parfois monographiques, Madeleine, soutenue par ses amis de l’association In Extremis, partage sa connaissance et ses choix en matière de photographie (principalement contemporaine). Pour réellement partager au mieux sa passion, Madeleine assure elle-même des « visites guidées » à l’occasion de chaque exposition, répondant à toutes les questions. Bien souvent, quand cela est possible, elle invite les artistes qu’elle expose à venir sur place rencontrer le public ; d’autres fois, signatures de livres d’artistes, lectures, performance chorégraphique accompagnent les expositions. In Extremis participe à chaque nouvelle édition des Ateliers Ouverts depuis 2010.

Florence Ichter-Simon

Février 2021 Artiste franco-néo-zélandaise, d’origine alsacienne ma pratique artistique est profondément influencée par mes racines et mes voyages ainsi que par le monde dans lequel je vis. Issue d’une famille d’industriels textiles alsaciens et de coloristes je collectionne des matériaux : des tissus, patrons de vêtements et autres objets découverts dans les tiroirs familiaux. Lors de mes voyages je glane et trouve des morceaux d’affiches, des articles de journaux, des mots mêlés ou croisés. L’intention est de m’en inspirer et de les introduire dans mon travail selon ma réflexion philosophique et après une sélection minutieuse des mots et de manière plus spontanée avec les couleurs. Mon travail contient des messages personnels liés à l’actualité, à la condition de la femme et au respect de l’environnement. Je travaille sur papier ou bois avec des encres, des pigments naturels, du graphite, de l’acrylique et de l’huile. Ces dernières années je me glisse vers l’abstraction totale avec des aplats de couleurs mêlés à des structures et des traits de pinceaux plus graphiques laissant de moins en moins apparaitre les mots. Je tente de combler le fossé entre l’art et la vie quotidienne comme le faisait Robert Rauschenberg dans les combines et François Dufrêne dans les dessous d’affiches. “Ma pratique artistique est le témoin de la mutation du monde. Elle laisse place à l’esthétique, au questionnement et à une vérité subjective”.

Ilana Isehayek

Ilana Isehayek débute sa carrière au Canada avant de s’installer en France il y a une vingtaine d’années. Ses origines et son parcours apparaissent dans son travail à travers l’attention soutenue qu’elle porte à la question des racines, du voyage, des cultures d’origine et d’adoption. Une de ses préoccupations majeures est de créer du lien entre le passé et le présent, l’histoire et le vécu, en définissant le rôle du public dans l’œuvre, son regard ou son approche physique du lieu. Travaillant tour à tour la peinture, la sculpture ou l’installation, elle développe un langage très personnel où les motifs de la barque, d’éléments de planisphères en forme de fuseaux et de la toupie sont récurrents. S’y ajoute depuis quelques années une recherche sur la place du corps dans l’architecture qu’elle traite de manière littérale par l’aménagement de sculptures en creux, propres à recevoir des corps. Depuis ses débuts, elle est fidèle au bois qui occupe une place centrale dans son œuvre. Sollicitée à de nombreuses reprises dans le cadre de commandes privées, du 1% artistique ou de commandes publiques, elle travaille sur l’idée de l’écriture d’une partition commune entre un bâtiment et une œuvre d’art commanditée. Barbara Bay