Un atelier, une artiste , deux facettes :
Nahili…
Entre support classique et plus extravagant, Nahili… considère l’art comme thérapeutique.
Depuis peu, elle a troqué ses têtes de poupée contre le papier ou la toile. Elle revient à ses premiers amours la peinture et le dessin, elle utilise des supports plus classique, mêle différentes techniques pour obtenir des dessins allégoriques.
Alors qu’auparavant elle ne gardait que les visages ceux ci sont maintenant remplacé par des têtes d’animaux. elle s’inspire de l’astrologie amérindienne, du langage des fleurs et des couleurs ou encore de l’interprétation des rêves.
On y retrouve néanmoins les thèmes abordés sur la poupée et le lien entre l’ensemble des travaux se retrouve facilement.
Les dagydes*
Ici le visage des poupées se substitue à la toile, il est un support d’expression libre.
Le choix de la poupée de porcelaine n’est pas anodin : enfant, Nahili était surnommée « pop » (poupée en alsacien) ou encore « Axe » (sorcière)…
Ce sont des poupées-portrait, reflet de questionnements, de souffrances , de rejets, de regrets… Des poupées-miroir autant qu’exutoires .
Des Dagydes* inversées, non pas destinées à faire souffrir mais à guérir les maux.
C’est une démarche et un cheminement propre qui pousse Nahili dans ses retranchements.
Projections d’elle même, on se surprend à déceler de la douceur derrière la monstruosité des visages de ses poupées. Des poupées presque humanisées qui viennent révéler à l’extérieur ce qui se cache à l’intérieur de l’artiste et de ses contemporains : poupée cyborg contre la superficialité des rapports humains, poupée borgne qui refuse de le voir ou encore poupée bâillonnée qui refuse d’en parler ?
Toutes les interprétations semblent possibles et, toute personnelle et intimiste que soit la démarche de Nahili, force est de constater que tout un chacun peut s’y reconnaître.
*sorte de poupées vaudou occidentales
https://www.facebook.com/Nahili-49466099455/?fref=ts
Xia, peintre autodidacte
Comme possédé, le corps laisse le subconscient s’exprimer, dans un état quasi-méditatif les pensées circulent et les traits jaillissent sur le tissu.
C’est un travail qui se développe entre calligraphie et abstraction dans une approche intime et spontanée du support.
Ecriture automatique, jets de couleurs, coulures, à la fois une affirmation et un refus de soi, un frémissement de l’être, un murmure qui va jusqu’au fond des choses.
C’est une contradiction entre l’abandon de son corps, son être « superficiel », laisser agir la matière et tenter de maîtriser le hasard.
Xia c’est la régurgitation de l’incompréhensible subconscient corrigée par le toc d’une obligation esthétique!
https://www.facebook.com/Xia-247807995236457/?fref=ts