Anne Derivière

Une raideur tangueuse du tronc. Une résistance flottante de la tête. La météorite creusant le sol dans la violence de sa chute. Le trou fume, le son du crépitement a changé. La fumée gonfle jusqu’à se dissoudre dans le ciel. La vague s’élève transpercée par la lumière, le blanc mêlé à l’ocre quand elle craque. Les éléments s’entrechoquent, résistent, se pénètrent. Les forces opèrent. Je construis le fantasme de territoires introuvables et partout à la fois. Intérieur-Extérieur. L’échappée, au-dessus, en-dessous, au-delà.

IDeE Designers

IDeE est une association à but non lucratif engagée dans la promotion du design. Elle a pour but de favoriser la démarche design dans les entreprises. Elle initie des collaborations entre artisans, industriels et designers sous la forme de groupes de travail afin de valoriser le savoir-faire de ces entreprises. Attachée aux secteurs en mutations ou en difficulté, elle vise à proposer des innovations portées – à titre non exhaustif – sur les process, les transferts de technologies ou sur des réorientations en terme de marchés qui donneront une visibilité nouvelle à l’entreprise.

Véronique Duflot

Tout est contraste, cuivre/papier, blanc/noir, traits durs/souples. Chercher, prendre avec soi, avec force, ne rien cacher, ce qui est. Les portraits, les corps fragmentés, les paysages sont des sujets inépuisables qui permettent de multiples dérives, à la recherche d’un nouveau répertoire de signes, d’une écriture forte.

Decko

…/Decko/veut embrasser le monde, en saisir l’unité profonde – de l’infiniment grand à l’infiniment petit – dans ses rythmes sériels et ses variations fractales ; mais aussi en appréhender les fréquences et les vibrations, les forces et les énergies, pour en traduire à la fois l’ordre et le désordre, la genèse et le chaos… Tout cela par des lignes et des couleurs où la symétrie joue un rôle majeur autour d’un axe dont les irrégularités demeurent aléatoires : les lois de la physique se confrontent aux théories de l’incertitude !   Dans l’univers de Decko, la place de l’homme n’est pas oubliée, la sienne en particulier avec l’inclusion dans ses toiles de souvenirs personnels (Carnet de route) et familiaux (Ouranopolis). Quant aux symboles et aux signes, empruntés à diverses civilisations ou inventés, ils traduisent l’héritage commun de l’humanité (Traces). Mais l’artiste sonde avant tout la matière et trace son chemin dans des espaces indifféremment réels ou imaginaires qui mêlent géographie personnelle, rêverie scientifique et interrogation transcendantale. La peinture de Decko, méticuleuse et précise jusqu’à l’ascèse voire l’obsession, se donne ainsi comme une invitation à la méditation. Joël Delaine, conservateur en chef des Musées municipaux de Mulhouse in catalogue « Echo des origines », Mulhouse, novembre 2014 Ces résonances jouent une partition énigmatique dont on ne peut que ressentir la fréquence secrète, telle un soubresaut tellurique surprenant de sa secousse inattendue la quiétude d’une surface endormie. Dominique BANNWARTH (“L’harmonie invente le chaos  » in catalogue « Voyage à travers la matière », mars 2003, Musée de Voïvodine, Novi Sad, Serbie). « …Et puis il y à l’incessant aller retour devant la surface ; comme l’on peut se placer devant un mur infranchissable pour prier. Le peintre y revient tous les jours de nombreux jours, voir des années… ». Claude ENGEL, (in « La durée du désir », lettre à Decko, La Réunion, 2014)

Karima Duchamp

Karima Duchamp est une artiste et céramiste basée à Mulhouse en France. Elle a obtenu son DNSEP avec mention à l’Ecole des Beaux-Arts de Besançon et un diplôme en céramique. La pratique de Karima Duchamp est intuitive : avec de l’argile, de la terre, sur papier ou sur toile libre, l’artiste manipule, lâche prise, se dégage d’une pratique académique de la sculpture et du dessin. Elle déploie des paysages, où s’entremêlent les architectures primitives et les corps fantomatiques, si légers qu’ils semblent prêts à s’envoler, à disparaître. Le corpus de sculptures Déconstruction montre une forme d’habitat schématique, qui semble avoir été détruite puis recomposée, dont l’équilibre paraît précaire, presque miraculeux. Assemblage de plaques de terre, l’objet est enrobé et habillé avec des engobes, des terres colorées : comme dans un tableau en volume, Karima Duchamp dépeint une situation étrange, avec personnages masqués et lignes de fuite. Le processus de cuisson comporte des risques et des mutations maitrisées par l’artiste, entre primitivisme et alchimie élémentaire. Dans le corpus de sculptures Golden Rocks, la céramiste construit des volumes de plaques de terre découpées, à l’image de feuilles d’origami froissées. Les surfaces prématurément vieillies semblent porter les traces fossilisées d’une histoire passée. Les reliefs intérieurs sont révélés par un travail sur un engobe blanc et sur les surfaces extérieures, les engobes bleus, blancs et noirs mats contrastent avec la lumière de l’or, à la fois matériau et symbole. Elle s’intéresse à la couleur, au flou, à la patine, à l’usure et au vieillissement de la couleur. L’argile lui permet de raconter le temps qui passe, l’histoire de ses souvenirs laissés par des relations diverses et imprévisibles avec les autres. Ses souvenirs s’expriment en utilisant des formes précaires et fragiles. Ces mêmes souvenirs peuvent être représentés dans son travail à travers l’exploration de la dualité entre faiblesse et force. Elle utilise principalement des plaques d’argile pour créer des surfaces en céramique inhabituelles. Ce qui émerge dans son travail peut provenir d’un détail qui la transporte dans des histoires, des souvenirs et des projections possibles. Ses œuvres uniques ont remporté de nombreux prix et ont été incluses dans de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers le monde, telles que The Salon Art + Design à New York, Design Miami et à Bâle. Son travail est dans des collections publiques telles que le musée Ariana à Genève et le musée Yingge à Taipei. Membre de l’Académie Internationale de la Céramique, elle poursuit ses explorations céramiques à travers des résidences artistiques dans le monde entier.

Céline Delabre

Je vais à l’atelier comme je grimpais à l’arbre ; pour prendre de la hauteur.
Je suis illustratrice, auteure et intervenante. Je dessine, je grave le bois et je découpe le papier, au scalpel.
Ces dernières années j’ai développé une technique de gravure découpée puis collée.
J’ai fait 4 albums pour la jeunesse, pour deux d’entre eux j’ai écrit le texte et fais les images.
De retour d’une résidence de 3 mois au brésil je change d’outils, de matériaux.
Je cherche d’autres gestes, d’autres formes, je provoque l’inattendu.
En ce moment à l’atelier une série de gravures brésilienne et un album en cours.

Pascale Duanyer

Démarche et travail Interroger et donner forme à mon rapport à la vie, homme et nature. Pour ce faire, je privilégie l’instant et l’émotion, heureuse ou douloureuse, qui fait feu de tout bois dans l’urgence de se dire. D’où, des travaux aux formes très diverses quant aux supports et aux techniques, mais orientés dans leur ensemble vers l’abstraction, bien que s’appuyant parfois sur des éléments figuratifs très présents. Le papier reste un de mes supports préférés . Au gré de l’inspiration, il devient dessin, collage, peinture, estampe, volume, oeuvre éphémère, livre d’artiste ou écrits. Sa fragilité n’est pas pour rien dans l’intérêt que je lui porte. Il arrive aussi que je l’associe parfois à des éléments végétaux ou minéraux.

Jean Daubas

JUSTEMENT, ICI les photographes alsaciens de ma collection A l’occasion des Ateliers Ouverts 2021, l’association In Extremis offre au public un point de vue nouveau sur un aspect parfois un peu méconnu de la collection de photographies (principalement contemporaines) de Madeleine Millot-Durrenberger.

En effet, la collectionneuse strasbourgeoise souhaite tout particulièrement mettre l’accent sur la présence importante, au sein de sa collection, d’œuvres créées par des artistes vivant – ou ayant vécu – et travaillant en Alsace (justement, ici). Les murs de l’espace In Extremis accueilleront donc les œuvres signées par presque 30 artistes « régionaux » aux approches incroyablement diverses, mais dont le travail a su, pour chacun, à un moment ou à un autre, attirer suffisamment l’œil et l’intérêt de la collectionneuse pour lui donner envie d’accompagner l’auteur et d’intégrer ces images dans sa collection, aux côtés d’autres artistes du monde entier.