Daniel Brefin erforscht Umwege, Hindernisse und Klänge. Travail avec vidéo, texte, audio, photographie. Spaziergänge et Dokumentarfilme.
Daniel Brefin erforscht Umwege, Hindernisse und Klänge. Travail avec vidéo, texte, audio, photographie. Spaziergänge et Dokumentarfilme.
Ich bin eine Zeichnerin.
Mit meinen Architektur- und Menschendarstellungen eröffne ich Räume. Lebensgrosse Figuren begegnen uns auf Augenhöhe.
Sie zeigen gesellschaftliche Machtstrukturen und Konventionen aus einer subjektiven Perspektive.
Persönliche und soziale Identitäten sind ineinander verwobene Konstrukte. Als Frau, Mutter und Migrantin entflechte ich diese.
Ambivalenz und Widersprüche prägen die ständigen Verhandlungen unseres alltäglichen Lebens.
Die Zeichnungen symbolisieren die Hindernisse und Herausforderungen, die sich aus gesellschaftlichen oder selbstgestellten Erwartungen und Idealen stellen.
Meine Protagonist:innen bewegen sich in surrealen Kulissen, die zum Umbruch aufrufen.
Und doch sind die Bilder Haltestellen einer erdachten, ansatzweise erlebten und stets nie zu Ende erzählten Geschichte.
Meine Zeit rennt in unterschiedliche Richtungen.
Vergangenheit, Traum und utopische Vorstellungen sind stets ineinander verwobene Knotenpunkte.
Zeichnerisch trifft Präzision auf Abstraktion.
Weisse Leerstellen sind Platzhalter für das Ungeschriebene und das noch Ungewisse.
à Strasbourg basée depuis plusieurs années, je répare, modifie, détourne, tout ce que je trouve dans la contrée.
Je suis une As de la recup’, qui source son travail sur le dos gras de l’obsolescence programmé de ce qui nous entoure. Rien ne se perd tout se transforme.
C’est sur cette base là que commence mon travail de recherche, démontage, réassemblage de ce que je trouve (dans la ville, en don, chez Emmaüs, etc..).
Je m’adonne exceptionnellement à la musique électro-acoustique ainsi qu’au DJing et au dessin.
Mon travail est motivé par le moindre effort, la paresse et les choses simples
Je m’intéresse aux systèmes low-techs, l’autonomie (alimentaire, électrique, en eau), les objets d’apparat, le détournement matériel dans un but artistique ou parfois purement fonctionnel.
Matthieu Crimersmois aka Matt Crime, lui, n’a jamais vraiment choisi entre la peinture et la platine, entre l’objet trouvé et la machine bricolée. Il installe ses œuvres comme on déploie un laboratoire nomade, quelque part entre le théâtre anatomique, le plateau de scratch et l’atelier d’un archiviste halluciné. Ce qu’il cherche ? Peut-être à faire résonner le geste dans ses plis les plus ténus, à injecter dans l’image l’écho sourd d’un vinyle rayé ou d’un spectre sonore.
Dans son atelier ouvert — aussi ouvert que mécanique, vibrant, câblé — il ne montre pas, il rejoue. Les dessins s’y font en temps réel, tirés au cordeau ou aux pulsations, accompagnés de machines qui grincent, respirent, convertissent l’inaudible en visible. Un bras qui trace, une boucle qui recommence, un trait qui devient partition. Ici, les tableaux se frottent à la matière même de leur production, dans un chaos savamment orchestré de courroies, de pinceaux suspendus, de sons enfouis dans l’image.
On vient chez lui comme on viendrait à une séance de spiritisme technologique, pour écouter ce que les objets ou sons enregistrés murmurent quand ils sont mis sous tension. Et peut-être, repartir avec un fragment du récit.
Gauthier Déplaude explore les dimensions électriques de notre environnement quotidien au travers de recherches visuelles et sonores. Le point de départ de son travail est l’émerveillement et l’émotion face aux objets techniques, dans leur singularité, leur imperfection, leur fragilité.
Il invente et fabrique des outils qui les détachent de leurs contraintes fonctionnelles et les invitent à s’exprimer au-delà.
Ses champs d’intérêts esthétiques sont à la convergence du son, de la lumière et du mouvement.
Le gout de la matière, du son et d’une certaine technicité m’ont amené à une pratique pluridisciplinaire dans laquelle je questionne notre rapport à l’écoute, au vivant ainsi qu’au collectif. L’interaction du public avec le projet est importante, j’aime faire en sorte que l’un et l’autre puisse fonctionner ensemble. Mon travail aboutit sous forme d’installations, souvent sonores. Des éléments de matières glanées sont modelés, transformés ou encore assemblés et du son y est implémenté pour donner vie à l’installation.
“Ma pratique de la sculpture s’est construite selon une logique de recherche continue autour de la matière, de l’idée d’intuition et de contact.
Celle-ci tend à questionner le rapport que nous entretenons avec le non-humain par l’expérimentation et la confrontation de mes moyens propres avec les éléments (des matières brutes, généralement) que je rencontre dans mon environnement de travail. La sculpture et l’installation ne sont pas pour moi des moyens de donner forme à des idées définies, mais plutôt des espaces-temps me permettant de prendre la mesure des choses et de faire pleinement l’expérience de l’idée de pouvoir, dans le sens d’une énergie, d’une capacité à transformer les choses et à choisir de le faire, et non d’un ascendant sur ces dernièr—es. J’aime penser ces temps d’action comme des moments d’apprivoisement de ces éléments, en cela que l’apprivoisement est un acte allant dans les deux sens, et muet, qui trouve d’autres lexiques que celui de l’Homme.
Je ne peux pas prétendre pouvoir affecter une autre entité si je ne la laisse pas m’affecter en retour. Suivant cette logique, je considère les limites de son corps et la maîtrise de techniques manuelles comme autant de critères majeurs de faisabilité de ces transformations.
C’est le moment précis où les choses se font et où les gestes se trouvent qui prévaut, les pièces résultant de ces interactions prenant alors le statut de témoin, de restes.”
Après avoir eux une longue discussion avec les peuples des animaux de la forêt des hautes Vosges
-Y- est un duo de commissaire-artiste constitué de Julie Laymond (fondatrice de l’association d’art contemporain Co-op) et Ilazki de Portuondo (artiste). Le Duo -Y- explore la relation entre l’art contemporain et les pratiques séculaires de magie pour révéler des récits occultés de l’histoire écrite.
Dans leur travail conjoint, elles prennent le parti de reconnaître les faits et figures légendaires comme une substance vivante, reflétant une réalité émotionnelle atemporelle. C’est ainsi qu’elles s’engagent dans des investigations où l’irrationnel se structure et entre en résonance avec des faits ou contextes historiques. Elles envisagent le champ de la création en y intégrant les techniques de sourcellerie, d’où le choix de la lettre Y pour leur duo qui est l’idéogramme des baguettes de sourcièr.e. Le duo cherche dans les profondeurs temporelles des lieux les blocages émotionnels qui font dérailler le temps et créent des répétitions historiques. Selon elles, « l’art est autant un objet de production de pensée qu’un producteur d’expérience esthétique » (Duo -Y- / Texte de présentation Karine Mathieu – commissaire et directrice de l’espace d’art départemental MEMENTO.)
Pierre Dagens, né le 24/08/1988 à Strasbourg, est artiste plasticien, musicien et vidéaste, co-fondateur du groupe techno/hip-hop Strasbourgeois Strass &Paress, conçoit compose, performe et réalise des installations artistiques visuelles, sonores et se produit en live.
Son travail, mélange synthétiseurs, boites à rythmes, matériel vidéo analogique et de radiodiffusion immergeant son public dans des univers oniriques et abstrait.
«Les installations vidéos et sonores que je crée sont en étroite connexion avec mes rêves, je veux en dégager des ambiances oniriques vaporeuses.
Installations/performances, mon travail vidéo se veut esthétique et «aesthetic».
Il s’agit de feedbacks composites vidéos, espèces de larsens vidéos en re-filmant les images glitchées de mes écrans.
L’image vidéo, par cette mise en abyme, devient alors esthétisée à son maximum.
Ces envies proviennent de ma fascination pour les VFX vintage.
La boucle est la base de mes gestes de musicien et de vidéaste.
A partir de cette matière, j’assemble, je transforme, je pétrie.
Mes idées de performances sont dérivées de celles d’un live musical dans le sens traditionnel du terme, je détourne cette forme pour proposer au public quelque chose d’autre de différent.
Mon matériel est essentiellement récupéré, réparé puis transformé et souvent je modifie la destination première de la machine.
J’expérimente pour trouver des erreurs de systèmes, des illusions issues de problèmes de connexions électriques ou radiophoniques.
Depuis quatre ans je travaille la musique électronique et depuis une année pour la vidéo.
Je joue pour la radio ODC en live ou à distance depuis le premier confinement.
J’ai performé dans plusieurs lieux culturels à Strasbourg dont le Syndicat Potentiel.
La vidéo s’est imposée pour moi à travers l’envie de sublimer mes concerts avec de l’image.»