Baptiste Reymann

Baptiste Reymann est né à Colmar en 1983. Son bac en poche, il entre à l’université d’arts visuels de Strasbourg. La licence obtenue, il passe une année de formation au concours du CAPES d’arts plastiques pour finalement entrer à l’école MJM Graphic Design a fin de mieux maîtriser les outils informatiques. Désormais illustrateur strasbourgeois, il travaille la bande dessinée avant de s’orienter vers l’illustration. Toujours influencé par le 9ème art, ses images sont figuratives, narratives et veulent raconter une histoire à elle seule. Par son travail, il invite le spectateur à entrer dans ses univers imaginaires, aériens, teintés de surréalisme et souvent emprunt d’une certaine quiétude. Il aime aussi diversifier les formats et les techniques, passant du numérique aux techniques dîtes traditionnelles, du papier à l’écran. Chaque médias apportent ses avantages et ses contraintes, mais chacun influence l’autre, et nourrit de nouvelles idées pour les projets à venir.

Régine Reymann

A l’atelier je cultive une cour-jardin, une immersion dans le végétal comme présence méditative au monde ou pour raconter des histoires. Un brin d’herbe au creux de la main fait advenir la présence de tous les éléments, terre, eau, feu, air, espace. L’humain apparait en filigranes par des mains, pieds, cœurs ou maisons et, ce qui m’intéresse là est d’exprimer l’interdépendance entre l’humain le végétal, la nature, les éléments, le cosmos. J’expérimente et associe des approches et techniques multiples, pochoirs, empreintes, dessin d’observation, découpage et collage. Beaucoup d’œuvres se présentent en polyptyques, ou en suites pour multiplier les points de vue, exprimer d’infimes nuances ou créer une «symphonie visuelle».

Marie Freudenreich

Peindre, c’est un peu comme apprendre la mécanique. Démonter la réalité(ou l’ illusion), étaler les pièces devant soi, essayer en se grattant la tête de comprendre comment ça marche. Ensuite remonter tout ça. La plupart du temps on se trompe, abîme une pièce ou la remonte à l’envers. après tout c’est la panne qui révèle…

Sibylle Knapp

Sibylle Knapp est illustratrice de formation. Elle a exercé ce métier en tant qu’activité principale pendant plusieurs années. Depuis 2000, elle se consacre à la peinture de paysages. Sans pour autant abandonner l’illustration. 

En tant qu’illustratrice, elle aime la proximité. Le nez au-dessus de son bureau, elle travaille sur de petits formats, attentive aux détails, aux gestes minuscules, aux scènes de la vie quotidienne. Elle observe les attitudes, les expressions, les interactions discrètes. 

En tant que peintre, elle lève les yeux et prend du recul. Elle essaie de capter des paysages, des lumières, des couleurs qui traversent l’espace et le temps. Elle explore l’atmosphère, la vibration d’un ciel, la densité d’une ombre et la chaleur d’une fin de journée. 

L’illustration réclame du détail, tandis que la peinture oblige au contraire à l’oublier, à plisser les yeux pour chercher une sensation plus large, plus ouverte.

Ces deux pratiques dialoguent en permanence. Ensemble, elles construisent son regard et nourrissent sa manière de créer.

Nicolas Aramu

Je suis un artiste italien de Venise où j’ai étudié la peinture et la gravure à l’Accademia di Belle Arti. Titulaire d’un diplôme de Maître d’Art, je travaille entre Mulhouse et Venise.
Ma peinture est inspirée du quotidien, de la mémoire et de l’histoire. Le passé de ceux qui nous ont précédés me réapparaît en images : en cartes postales et anciennes photographies – des souffles de nostalgie et de douce mélancolie des choses perdues.
En donnant une deuxième vie à ces souvenirs privés et publics, je m’applique à la création d’une poésie fantastique et parfois ambiguë qui inspire notre mémoire et imagination.
La nature est un autre sujet central de mon travail, comme le montrent mes paysages aquatiques : une série de peinture de paysage consacrée à l’élément de l’eau à partir de points de vue plus ou moins classiques. Ils vont des études de couleurs abstraites et des peintures de paysages impressionnistes à des compositions poétiques dans lesquelles les lignes entre la réalité et le fantasme sont souvent floues. Ce faisant, mes paysages aquatiques reflètent la nature comme ils proposent des écrans de projection pour l’imagination du spectateur.

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Susanne Janssen

La pratique de Susanne Janssen peut se comparer à la démarche archéologique : dans son œuvre d’illustratrice, elle décompose les différentes strates d’un récit, transfigurant en profondeur la narration afin de générer une création contemporaine. L’onirisme des images dépasse le cadre figé de la double-page, assurant une mise en perspective et en lumière inattendue des textes.La redécouverte de la gravure a profondément inspiré ses recherches et créations en réorientant son travail d’illustratrice et de plasticienne.

Corto Koller

Après s’être spécialisé en dessin narratif à l’école Pivaut où il a apprivoisé bon nombre de techniques, Corto Koller est revenu à Strasbourg et a intégré l’Atelier M33. Depuis sa sortie d’école, il développe plusieurs projets en parallèle, peinture, bande dessinée, animation 2D.

Francine Clerc

Je peins pour mon plaisir et non pour faire du commerce. » Ses visages sortis de l’ombre ou piégés dans l’obscurité ne sont pas sans refléter l’intensité dramatique que l’on retrouve chez certains peintres russes du siècle dernier. Si l’on retrouve la puissance de son trait dans ses pay-sages» ceux-ci renouent plutôt avec l’im-pressionnisme. « J’ai une grande prédilection pour l’eau, ses mouvements, ses re-flets. » Et elle les rend à merveille. Pour obtenir ses effets de contraste, Francine Clerc prépare les fonds et les esquisses à l’acrylique. pour casser la forme elle applique des pigments avec des rajouts de craie pour augmenter les effets structurels de la surface. puis elle fini avec des glacıs

Isabelle Wenger

Pour moi, chaque ligne tracée, chaque espace exploré, chaque ensemble découvert reflète mon univers unique. Travaillant sur une variété de supports — toile, papier, cristal, métal (argent) — je vous invite à plonger dans un monde où l’interprétation et l’appropriation sont infinies. Mon art ouvre la porte à une expérience personnelle, permettant à chacun de s’y retrouver et d’en faire sa propre histoire.

Jim Ceneda

LA DIVERSITÉ.

Elle caractérise mon travail : diversité de thématiques, de techniques et de styles – qu’ils soient semi-figuratif, abstrait ou onirique.

 

MES RECHERCHES.

  • L’approche de la vie.

Mon approche est celui du « Presque-rien » cher au philosophe Vladimir Jankélévitch ; la fragilité de la vie sous ses multiples aspects : la temporalité, la solitude, la jouissance, la sensualité, la sexualité, l’amour, la mort, la vie intérieure, la beauté, les autres. J’aime mêler des textes dans m ; on y trouve souvent des messages philosophiques qu’il s’agira de décrypter.

  • L’engagement : le monde contemporain.

Pour paraphraser Antonio Gramsci dans ses cahiers de prison,  il y a entre un ancien monde et un nouveau  «cet interrègne où [on] observe les phénomènes morbides les plus variés »

Je crois que tout artiste est un résistant, contre les dangers actuels de la dynamique exponentielle des forces du marché et de la globalisation, et ses bouleversements sociaux ; pour l’avenir de Gaïa (Bruno Latour), unique solution à la vie des générations actuelles et futures.

 

MES TECHNIQUES, MES PREFERENCES ET MES PRODUCTIONS.

. Le papier. Il se laisse gorger d’eau, maculer par les pigments, plier, déchirer. Ses fragments peuvent se rassembler dans de nouvelles cohérences plastiques, selon des processus de déconstruction-construction.

. Le dessin, les encres, l’acrylique aquarellée, le travail à la plume.

. Le collage.

. Ex-sérigraphe, j’ai un faible pour l’imprimé et les petits tirages : la gravure sur bois et mieux encore la linogravure sont des procédés artisanaux qui demandent humilité, patience, mais qui offrent des résultats souvent très étonnants.

. Les livres d’artiste avec mes propres créations poétiques.

. Le dessin parodique : activité secondaire, je l’utilise surtout pour illustrer des évènements sociétaux ou/et politiques.

. Les petits formats :travailler sur des petits formats dans une société de la démesure est une gageure. Chemin de méditation pour l’artiste, le petit format invite le spectateur à l’effort de l’intériorité.

 

L’ART IN VIVO, LA PERFORMANCE____________________________________________________

Danseur de tango argentin, amateur et créateur de textes poétiques, la performance de groupe « ART&TANGO » est l’occasion pour moi de réunir quatre passions : la danse, la poésie, la performance picturale et la création collective avec d’autres artistes tels que danseurs, musiciens, plasticiens. Elle est aussi la possibilité de combler un manque vécu dans la solitude l’atelier, celui du contact avec le public ; cette opportunité de voir, en direct, son émerveillement, quand la danse survient, quand la poésie fait mouche, quand l’œuvre picturale se crée, in vivo, incertaine, spontanée, éphémère. L’instant magique, la jouissance.

 

« L’art retrouve un ordre qui peut ressembler à du désordre […] ». Christian Boltanski.