Christiane Irrmann

Initiée à la peinture abstraite auprès de GERARD HAUG pendant plusieurs années, initialement au cours du soir aux ARTS DECORATIFS de Strasbourg, puis fréquentation de son atelier privé à Strasbourg ,Grand’rue.
Cours auprès d’ELISABETH FRERING et fréquentation de l’atelier de dessin d’ElIANE KARAKAYA au centre culturel de l’Escale.
Fréquentation de l’atelier de céramique d’ANNE BULLIOT, de KARINE STEGMAIER ,DE LOUIS BUCHER.

Jean-Louis Hess

Parallèlement à mon travail professionnel (publicité, reportages, édition) et mes recherches théoriques, je développe un travail artistique personnel aussi bien en argentique qu’en numérique, utilisant depuis les appareils rudimentaires (sténopés, Holga, fotografia povera) jusqu’à la chambre 20×25. Refusant de me laisser enfermer dans une « manière », j’expérimente en permanence, passant de la photo de studio à la photographie sociale, du portrait au nu et au paysage. En collaboration avec l’illustrateur Christian Voltz, je travaille à la réalisation de livres pour enfants (une trentaine de livres parus). J’aime travailler en équipe avec Germain Roesz, Bruno de Chènerilles, Hervé Cellier, le collectif Chambre à Part, Peter Greenaway, …

Bettina Walter

Je suis créatrice de costume pour l’opéra et le théatre, et professeur de costume á l’accadémie de beaux arts á Stuttgart en Allemagne en section scénographie et costume.
Je travaille dans tous les maisons d’opéra en Europe comme la Scala de Milan, le festival de Glydnebourne, le Théatre du Chatelet, le festival d’Aix en Provence etc. etc.
Mon travail á l’atelier á Zone d’art est principalement le dessin, la préparations des maquettes de costume et mon travail de recherche dans l’histoire de la mode et du costume.

Caroline Steinbach

PETITE EXPLICATION… DU TRAVAIL…

Caroline Steinbach présente un univers plastique où dialoguent le dessin à la pierre noire et la sculpture en céramique. Son travail explore des formes organiques à la frontière du végétal et de l’anatomique. 

Dans ses dessins en noir et blanc, la pierre noire caresse le papier et sculpte la lumière. Le clair-obscur modèle les volumes avec douceur ; le grain, les transitions veloutées et la composition épurée créent un espace où l’ombre et la lumière deviennent langage. Les formes biomorphiques y demeurent volontairement ambiguës : elles invitent à une lecture intime, à une projection personnelle. Les « Fleurs », aux formes sensuelles et féminines, évoquent une symbolique proche de l’univers de Georgia O’Keeffe, tandis que d’autres œuvres interrogent la perception du corps et la porosité des genres, dans un dialogue intérieur/extérieur, masculin/féminin, qui n’est pas sans rappeler certaines explorations de Louise Bourgeois.

La céramique prolonge cette recherche dans la tridimensionnalité. Les volumes arrondis, les courbes dominantes, les formes épurées deviennent matière vivante. Là où le dessin explore la profondeur par le contraste du noir et du blanc, la sculpture affirme la présence par la couleur. Les teintes franches — jaune solaire, rouge vibrant, bleu profond, noir dense — fonctionnent comme des forces émotionnelles. 

Les fleurs, les graines, les formes germinatives traversent l’ensemble du travail. Les « Graines » apparaissent comme des métaphores de la genèse : elles portent en elles le potentiel, la latence, la transformation. De la dormance à l’émergence, elles traduisent le passage de l’invisible au visible, rejoignant une réflexion sur l’origine et la puissance créatrice, que l’on peut rapprocher de certaines recherches de Jean Dubuffet dans l’Art Brut ou de la matérialité essentielle explorée par Wolfgang Laib.

Qu’il s’agisse de la pierre noire ou de la terre modelée, le geste reste central. Il est à la fois doux et affirmé, minimal et chargé de symbolique. La simplicité formelle n’est jamais décorative : elle vise l’essentiel. Les formes se situent à la limite de la reconnaissance, laissant place au trouble et à l’ambivalence.

Ainsi, par le dessin comme par la céramique, Caroline Steinbach interroge la conscience du corps, la dualité des forces et la poésie du vivant. Son travail propose un espace de contemplation où matière, lumière et énergie dialoguent dans une recherche d’équilibre entre ombre et éclat, intériorité et élan.

Jeremy Couvez

Ma production artistique s’alimente d’images issues d’archives privées pour la plupart. Communément appelées « images de famille », elles recèlent l’im-pénétrable entité d’une mémoire générationnelle, vecteur de récit, d’affabulation pour le regard qui tente de s’en saisir.
Ces images particulières m’engagent dans un processus artistique et poïétique qui cherche à exploiter pleinement leurs potentiels. S’engage alors un combat pour ces futures images oubliées. Je tente par mon travail de redonner à ces images, douées d’une fiction proche d’être révolues, un nouvel objet pour les maintenir à la vie. D’une mise en boîte en une dent, un mouchoir, une vidéo, une photographie, une parole, cela devient alors mon besoin de ré-inscrire l’image abîmée dans un nouveau support imagé, proposant ainsi des «images abymées ».
Mon travail plastique se charge de l’organisme esthétique et sémiotique de l’image de famille, et de l’organisme que je fabrique, vus comme transmission mais aussi altération de leurs signes. Il questionne son statut de représentation ainsi que ces outils narratifs et visuels. Ceux-ci théâtralisent le sens même de l’image. Ils fictionnalisent la perception même de l’image.
Partant de cette démarche, j’ai engagé une réflexion sur ce que la ré-inscription de l’image en de nouveaux supports imagés fait potentiellement gagner à celle-ci et des conséquences sur le regard.

Mina el Bakali

L’oeuvre de Mina El Bakali traite d’un certain rapport aux corps et d’une interrogation sur la vie et sur la mort. « Le collage est pour moi une façon de détourner la réalité, de changer le sens et de raconter une autre histoire. Dans mes oeuvres, il y a une certaine angoisse, celle de notre époque, qui touche à la définition de l’humain. Mais il y a aussi de l’humour et un certain souci de dépassement. Des êtres hybrides, moitié homme, moitié animal, semblent être pris dans un processus de métamorphose…
Article Paris Normandie

Nicolas Schneider

Artiste Français, vivant à Strasbourg, Nicolas Schneider crée le plus souvent à partir de petits dessins fais dans la rue, dans des espaces d’attentes tel que les aéroports, dans les trains. Cette matière de base passe ainsi par un processus de mutation via Photoshop et par diverses manipulations numériques.

Grâce à différents filtres informatiques, il déconstruit ses dessins. La technique consiste à utiliser différents procédés numériques pour atteindre une image abstraite

Quand le dossier numérique est projeté sur le papier, la matière de base a effectivement disparu en donnant une image inintelligible, laissant juste le spectre du dessin d’origine, Nicolas Schneider réalise alors minutieusement l’image à l’aquarelle.

Quand on parle d’aquarelle, on parle d’eau, de peinture à l’eau
Le phénomène de dilution matérialise le flottement, l’effondrement, la dislocation de l’image projetée. Il y a inondation, souvent “dégât des eaux ! “

Mais cette liquéfaction rivalise avec la palette monochrome de NS.

Haleh Zahedi

née en 1982 à Téhéran, vie et travaille à Strasbourg

Fabienne Delude

Il y a un peu plus de deux ans, j’ai fait un voyage dans l’archipel du Svalbard à 1 000 km au nord du cercle polaire. En bateau depuis Reykjavik, après 3 jours de tempête furieuse sans pouvoir mettre le nez dehors ni même tenir debout dans ma cabine, j’ai découvert l’île du Spitzberg (montagnes pointues en allemand). Après l’océan Arctique déchaîné, ce furent les montagnes pointues enneigées, démesurées, abruptes. Puis la banquise blanche confondue au ciel blanc, puis les glaciers gigantesques comme des remparts fissurés.

Je me suis mise à peindre tout cela pour comprendre ce que j’avais vu.

Peindre, c’est essayer de comprendre le monde.