Annick Mischler

Loin de nous faire vivre
sur le mode de la fantaisie gratuite, l’image semble
nous livrer profondément
à nous-mêmes. 
Maurice Blanchot
– Les deux versions de l’imaginaire –
Nous vivons dans un maelström d’images.
Images populaires, publicitaires, d’ici et d’ailleurs,
images cachées, révélées, images qui nous racontent.
Toutes sont de près ou de loin une partie en miroir
d’une réalité trop grande à embrasser.
Le cadre de l’image isole la partie du tout Pars pro toto
Il est un aménagement, une mise à distance.
Le cadre crée un hors-champ donnant accès à un espace fictionnel…
Un pas-de-côté qui nous arrache au flux du monde.
Il permet de voir autrement
Tous azimuts, la convocation et la juxtaposition des images créent un étonnement (oh !),
une interrogation (pourquoi ?) voire une énigme (mais encore…).
Comment comprendre la présence de ces images qui relève du hasard, comment comprendre « ce qui est » sans aucune intention ?
Comment appréhender  le hasard, radicalement, de façon absolument imperméable à toute récupération idéologique et à toute morale.
Et voici poindre l’insignifiant, si réel.

Antoine Paulin – LOU

LOU est un artiste né en 1998, intéressé par la peinture, la sculpture et la photographie. A travers une exploration du thème des masques, il cherche à questionner l’authenticité des rapports entre les individus, et les masques sociaux qu’ils doivent revêtir au quotidien.

Expo thématique collective, les vanités la mort.

Vanité des vanités, tout est vanité, adage phare guidant les peuples civilisés depuis des siècles, la vanité, ce sous-genre de nature morte, et le memento mori (souviens toi que tu vas mourir), sont devenus une thématique à part entière, quasiment un genre, qui traverse les époques, les frontières et les civilisations pour encore  toujours passioner les esprits et les imaginaires.
Il s’agit en effet d’interroger la mort, mystère parmi les mystères à la source de maintes philosophies, croyances et angoisses.
Ayant commencé il y a quelques temps un travail sur ce motif dont les premiers éléments de langage sont en gestation, et dans le soucis d’apporter une réponse à la hauteur du faste et de l’universalité de cette thématique, Oscar à décidé d’inviter ses amies et amis – perles parmis les perles –  artistes de tous horizons à se joindre à sa démarche pour explorer collectivement cette thématique et consteller son atelier d’une myriade de pépites graphiques allant de la peinture au collage en passant par le dessin et la gravure.
Crânes fleurs cendres et lambeaux, ou quelconque autre motif ayant trait à cette inéluctable fin sont attendus.
Lou Amoros Augustin, Hélène Cottet, Bill Noir, Quentin Bohuon, Géraldine Legin, Adrien Weber, Cyril Fourny, Nina Imbs, Gregory Avril, Corentin Seyfried, Alexandre Nachbauer et Oscar Hache vivent dans la hâte de vous y voir autant qu’ils en meurent d’impatience.

Jisays

Par ailleurs photographe dans la communication et la publicité, c’est lorsque les bruits s’atténuent, que les ambiances se feutrent, lorsque l’odeur du bois humide ou de la mousse emplit l’air que je trouve les ressources et le matériel nécessaire à mes prises de vues. Tantôt en numérique, tantôt en argentique, peu importe la technique, l’objectif est de partager la poésie qui habite le monde qui nous entoure, de cultiver l’émerveillement qui invite à en prendre soins, de faire renaitre la curiosité enfantine par le déplacement des points de vue, par la douce perte de repere que peut nous offrir la nature.Imprimée sur un papier Fin Art choisi avec soin, l’image revêt une dimension et une profondeur particulière et se fait fenêtre sur un monde qui peut sembler étrange ou imaginaire, et qui pourtant est bien réel.

Marie-Aude Yesou

Naturaliste de formation, je suis particulièrement sensible à la beauté de la nature, sa diversité et sa fragilité que je cherche à retranscrire par différentes techniques : dessin, aquarelle, encre, peinture à l’huile ou à l’acrylique et plus récemment gravure (bois, lino, eaux fortes). Je travaille souvent sur le motif dans la nature et je reviens en atelier sur ces prises de notes et ces émotions en utilisant des techniques diverses et en m’en détachant parfois jusque l’abstraction.

Marie Wacker

Marie Wacker est comédienne et marionnettiste (diplôme de l’ESNAM à Charleville). Elle a joué dans des spectacles pour le théâtre contemporain et la marionnette.

Elle a fondé sa compagnie de théâtre d’ombres et d’objets Art.Kaïk. Compagnie en 2002 .Elle travaille avec le Théâtre Tohu-Bohu (théâtre d’objets, de marionnettes et d’effigies) depuis 2005. Elle met en place des lectures d’archives avec les Archives d’Alsace depuis 2019 dans divers lieux. Elle enseigne de la maternelle à l’université le théâtre, la marionnette et la lecture à haute voix et les arts plastiques associés à des spectacles de marionnettes. Elle a mis en place des animations pour le Musée des Rohan ainsi que pour le Musée de l’Oeuvre Notre Dame à Strasbourg.

Liberio De Bastos

Liberio s’exprime au travers de différents médiums et a l’habitude de les combiner entre eux. Ceux-ci sont des plus variés de la gomme arabique, aux encres, des pastels aux huiles et autres. Il a ainsi développé des techniques mixtes propices à accompagner la phase de création. L’obtention des couleurs est également variée de l’utilisation de pigments bruts, brou de noix, graphite,…

Violaine Douarche

Je dessine en explorant différents mediums, de la peinture aux crayons de couleurs en passant par le dessin digital et en mêlant les techniques. Mes sujets de prédilections sont les humains, personnages que j’invente ou que je portraitise voire caricature selon le contexte. J’aime imaginer des personnages auxquels je prête une vie, un sentiment, un caractère. Mon inspiration me vient de mes observations, de ce que j’entends et de ce qui me touche. J’aime allier mon dessin à une petite narration pour que mon scénario inventé soit au mieux partagé et que chacun puisse se raconter sa petite histoire à partir de mes personnages. Mon univers peut être tour à tour poétique, tendre mais aussi drôle ou plus acerbe. J’aime aussi sculpter l’argile, plutôt de l’humain, des parties humaines ou quelque fois des animaux.

Rodérik Farny

Je m’intéresse aux situations qui nous font nous décaler. Je cherche à créer un état où il est possible de se surprendre soi-même. Dans ces scènes non officielles, faisant comme effraction dans l’ordre de la cité, je propose parfois à d’autres artistes de venir habiter des chorégraphies, des interactions. L’œuvre prend la forme d’une performance participative où les passants deviennent spectateurs, acteurs. L’œuvre leur est adressée et leur présence la rend parfois possible.Pour d’autres situations, c’est la sphère privée où je m’invite avec une caméra qui devient une partenaire capable de suivre l’improvisation issue d’un canevas que j’ai initié.Le lieu de l’atelier est une séance de montage, une recherche et création sonore, un trafic d’images, l’écriture de court métrage avant réalisation, des jeux entre bobines et outils numériques.