Eva-Maria Übelhör

La qualité du « légèrement à côté » et l’irritation qui en découle, la déstabilisation des habitudes de pensée et de perception m’intéressent. Elles constituent des ouvertures : des interstices où ce qui est familier peut être remis en question et où de nouvelles significations peuvent émerger. L’espace devient alors une expérience sensible.  evauebelhoer.de  Dans le dialogue avec des objets trouvés, des matériaux du quotidien, des fragments et des traces de l’ordinaire, je recherche consciemment la simultanéité du familier et de l’inattendu. Qu’est-ce qui peut rester ? Qu’est-ce qui doit disparaître, être accentué, complété ou transformé ?  C’est une tentative continue de déplacer les certitudes du quotidien — ou plutôt un jeu qui trouve sa fin lorsque, au cœur du familier, une ouverture apparaît et qu’un nouvel espace de perception s’ouvre.

André Untersinger

Mon atelier se trouve au bord d’une rivière et donne sur un jardin. Pour aller à l’atelier, il faut longer la rivière. Plusieurs personnes, de celles qui connaissent mon travail et m’ont rendu visite, ont été charmées par cette proximité. Ça fait deux ans que je crée là.

Pendant plus de vingt-cinq ans, j’ai travaillé dans un débarras muni d’un vasistas. C’était l’endroit ultime où trouver une place. Là, nous avons choisi la maison pour son atelier, une pièce de stockage et une menuiserie. Trois pièces dédiées à mon travail. Il y avait bien sûr d’autres critères. Mais, pour la première fois, ceux-là ont compté autant que les autres.

Tous les matins, avant d’aller à l’atelier, je me pose au bord de la rivière pour écouter l’eau me raconter ses pérégrinations, me montrer sa force et sa vivacité. C’est une rivière très réactive aux aléas du cycle de l’eau. Il y a des poissons, des oiseaux et quelques bêtes à poil. Comme je sais qu’elle se jette à la mer, je la salue à son passage.

A l’atelier, j’invente des paysages où l’eau va se mêler au monde, en faire le tour, s’y engouffrer, le laver, abriter la vie. Une rivière comme un fil, un lien, un chemin vers un absolu, vers les origines. Et puis l’eau et à la croisée de l’horizon, une de ses sources. C’est là qu’elle rencontre le ciel, parfois s’y mêle, s’y débat, s’y noie. Y va et en vient infiniment.

 

Meine Werkstatt liegt am Ufer eines Flusses und öffnet sich zu einem Garten. Um zur Werkstatt zu gelangen, muss man dem Fluss entlanggehen. Mehrere Personen, die meine Arbeit kennen und mich besucht haben, waren von dieser Nähe begeistert. Ich arbeite nun seit zwei Jahren hier.

 

Über fünfundzwanzig Jahre habe ich in einem Abstellraum mit einem Dachfenster gearbeitet. Es war der ultimative Ort, um Platz zu finden. Hier haben wir das Haus wegen seiner Werkstatt, eines Lagerraums und einer Schreinerei ausgewählt. Drei Räume, die meiner Arbeit gewidmet sind. Natürlich gab es auch andere Kriterien. Aber zum ersten Mal zählten diese genauso viel wie die anderen.

 

Jeden Morgen, bevor ich zur Werkstatt gehe, setze ich mich ans Flussufer, um dem Wasser zuzuhören, wie es mir von seinen Wanderungen erzählt, mir seine Kraft und Lebendigkeit zeigt. Es ist ein sehr reaktionsfreudiger Fluss auf die Wechsel des Wasserkreislaufs. Es gibt Fische, Vögel und einige pelzige Tiere. Da ich weiß, dass er ins Meer fließt, grüße ich ihn auf seinem Weg.

Lucille Uhlrich

Les œuvres de Lucille Uhlrich traversent les styles à la recherche d’un équilibre entre la stabilité de la ligne et la puissance des métamorphoses. Après avoir questionné la fonction du langage dans l’art en faisant dialoguer le texte et le motif, son travail célèbre désormais les rencontres impromptues entre la peinture et les objets du quotidien.

Utopia

L’atelier Utopia a déménagé au centre de Barr en septembre 2022 dans une ancienne menuiserie réhabilitée. Il est lumineux et facile d’accès, avec un parking dans la cour.

Upermuth

L’idée première de ce projet est d’allier une mise en œuvre de mes compétences avec ma fascination pour les oiseaux. Pour se faire le volumes des oiseaux est tout d’abord dessiner à l’aide d’un logiciel 3d, puis mis à plat pour former un patron qui sera ensuite monté. À la structure seront ajoutés une multitude de plumes correspondants à l’esthétique de l’espèce choisie. Il en résulte une vision poétique qui tend à sensibiliser à la beauté des oiseaux.

Loic Urbaniak

Loïc Urbaniak fait bondir avec ardeur le trait et la littérature hors de la page.

Pluridisciplinaire, son travail chemine à la fois entre des constructions en volume, avec des mises en scène qu’il envisage comme ces tableaux qui finissent par bouger quand on les fixe trop longtemps, comme ces livres d’images que l’on voudrait mouvant, et sa pratique du dessin, nécessité complémentaire.

Ces deux mondes se rejoignent lors d’interventions artistiques, où Loïc Urbaniak rencontre public et praticiens, et où les imbrications et implications de recherches font face au pragmatisme.

Au cœur de tout, pour lui : raconter, sans répit.

Nadine Untereiner

Mon travail actuel porte sur la peinture d’un paysage dont je fixe et interprète les variations, d’un poste d’observation et d’évasion dont je tais le nom car il m’offre la liberté. J’apprends depuis quelques années à me familiariser avec les techniques de la gravure à l’eau forte . Précédemment c’est le matériaux textile qui m’a inspirée. J’en ai montré les productions lors de 2 expositions en particulier. Au château de Thanvillé une installation nommée « Paysage et petites coutures »: 60 petites pierres en tissus sur une plage de sable. A la galerie de « La Pierre Large »à Strasbourg, un ensemble d’objets en tissus inspirés de la cafetière italienne rassemblés sous le titre « Objets de consolation pour adultes » J’ai appris la technique du modelage à l’atelier de Louis Buecher. Mes personnages en céramique sont crées d’après de nombreux dessins exécutés avec modèle vivant. Le dessin et davantage l’aquarelle sont mes gammes depuis que je suis installée dans cet atelier; quand le temps est clément je travaille en extérieur. Mon activité principale est le métier d’enseignante en arts plastiques dans un collège.

Une vue

Une vue est un lieu de vie et de travail qui surplombe la vallée de Meisenthal, au coeur des Vosges du Nord, habité par Marine Froeliger et Michel Jacquet. Des expositions in situ, en lien avec le paysage et l’activité humaine environnante, seront proposées plusieurs fois par an.