Caroline Troppi

Des couleurs, des couleurs et encore des couleurs. La vie artistique de Caroline Troppi tourne autour de rouges francs, de roses tendres, de bleus turquoise, de camaïeux de jaunes et d’orange. Elle a également développé, toutes ces dernières années, des compétences en infographie, qui lui permettent d’enrichir des réalisations plastiques, les siennes ou celles d’autres artistes.

Mots clés. Couleur, dessin, aquarelle, collage, infographie.

Tatiana Blin

L’atelier est situé dans un bâtiment annexe à notre propriété. Ce local était un ancien lavoir que nous avons intégralement transformé pour réaliser un atelier de céramique. L’atelier se situe au rez-de-chaussée. Cette surface est complétée par une zone de stockage à l’étage. Au sein de cet atelier, nous avons créé plusieurs espaces : l’un dédié au tour, le second pour le façonnage, le troisième à l’émaillage et le dernier pour le four.

Alexandre Tal

L’espace d’une feuille est comme une aire de jeux. C’est un endroit où je m’amuse, où je doute, où je réussis, où j’échoue, où j’essaie, où je réfléchis, où j’explore.

PS: Ne pas sous-estimer le pouvoir distrayant du toboggan.

Stephan Jon Tramer

Décisions sur la peinture Il est essentiel que mes images expriment la durée et le temps. La peinture est une activité intellectuelle qui utilise la matière colorée pour former une parabole du monde en forme et en surface. Mon envie de peindre est transcendantale. La pénétration poétique de la réalité m’est évidente. Je ne crois pas au “progrès” de l’art. Il n’y a pas d’évolution vers les plus avancés. Il existe différentes expressions mutuellement équivalentes. Nous sommes à une époque incomparable de l’histoire. Le passé y est présent et réapparaît dans un lieu inattendu sous une forme transformée. L’art est aristocratique dans son origine intellectuelle. Depuis le début, je me moquais des “tendances et modes”. Cela m’a confirmé dans l’hypothèse que voir avec des «spécialistes de l’art» ne se fait pas indépendamment, mais est limité et non libre en raison de préjugés. J’écoute et regarde à l’intérieur pour garder mes yeux libres du monde extérieur. Il ne me serait jamais venu à l’esprit de faire un choix exclusivement conceptuel pour la méthode de représentation. Seuls mes sentiments sont décisifs. Mon travail a toujours inclus le passage aux formes naturelles comme reflet des processus de création, qui sont éliminés dans les sentiments personnels qui sont largement exempts d’influences externes. Je n’ai jamais évité de penser à tous les aspects de la vie et j’ai donc dû supporter certaines difficultés intérieures et extérieures d’existence. Je n’ai jamais aimé le confort. Il s’agit de la forme et de la forme, qui dérivent de la réflexion sur les lois de l’art visuel. La peinture est l’exploration et l’investigation de l’intelligence d’une image. Son objectif est d’être une énigme insoluble en camouflage. Il y a d’autres choses qui se cachent derrière des choses dont personne ne sait de quoi elles sont faites.

 

Chantal Tolwek

Dessiner C’est comme marcher sur les chemins caillouteux Arpenter les sentiers, griffonner le papier, courir et respirer Crapahuter, graver, colorier, peindre & assembler Gestes lents, quelquefois rapides, mais toujours le dessin D’abord le dessin… Extrait de l’exposition «Exode» – Saint-Dié-des-Vosges

Lili Tarentule

La représentation du vivant est au coeur des recherches et du travail plastique de Lili Tarentule.
 Paysages oniriques, animaux aux formes épurées témoignent d’un monde riche et fragile en perpétuelle mutation. Son travail se construit par strates, chaque couche favorisant l’existence de la seconde. Les papiers déchirés, froissés et collés établissent les lignes de construction et accueillent le travail à l’encre. En cherchant un frémissement constant de la matière, elle essaye de ressentir et de faire émerger l’énergie du vivant. Ses oeuvres invitent à la contemplation et proposent de s’offrir une parenthèse hors du tumulte de l’agitation quotidienne pour accorder du temps à l’observation et aux idées qui vagabondent.

Hélène Thiennot

Mon travail s’articule autour des notions de trace et de mémoire, ce que j’appelle le fantôme réel , soit une réflexion picturale autour de ce qu’il reste d’une existence ou d’un événement. Chaque trace laissée sous quelque forme que ce soit est un indice précieux qui nous permet de se faire une image plus ou moins précise de ce qui a pu se produire. Ma démarche est avant tout observatrice : je collecte, je contemple, je photographie chaque détail qui me touche, qui pourrait par sa seule présence raconter une histoire. Je veux faire parler les objets morts , leur donner de la voix là où justement leur utilité s’est évanouie. Tout ce que nous touchons, tout ce qui nous entoure est un prolongement de notre propre corps ; le paysage, les bâtiments, les objets sont des extensions. On pourrait dire qu’ils sont les organes inorganiques de notre existence et témoignent ainsi de notre vécu après même notre disparition. C’est principalement au travers de la photographie argentique que je construis mon travail, je la vois comme un spectre, un instant qui n’apparaîtra plus jamais, le fameux « ça a été » de Roland Barthes. Elle est une apparition, créée par la lumière qui devient image, elle se matérialise. Cette idée de matière persiste également au travers d’autres expérimentations dessinées, installées car c’est bien la matière qui est marquée par le temps, grâce à quoi on peut deviner les traces et les faire parler. Ma recherche, à la fois archéologique, artistique et matiériste se veut l’interprète d’un certain passé,le mien, celui des autres. On ne peut construire un « après » sans connaître l’ « avant ». Nous déambulons dans un monde jonché de stigmates qui contribuent à nous façonner

Cécile Tonizzo

Cécile crée des oeuvres pluri-disciplinaires qui s’appuient sur des questions de société, elle cherche notamment des moyens de questionner notre rapport à la notion de bon goût, aux modes de consommation, au geste artisan. Elle utilise des techniques manuelles telles que le dessin, la broderie, la céramique, pour créer des jeux de lectures polysémiques. Elle mène depuis 2012 une recherche, intitulée tuning9, sur notre rapport aux cultures populaires ouvrières, à l’objet industriel, à l’action méticuleuse, à partir de la pratique du tuning. Lauréate du Fonds Gulliver, elle réalise la pièce radiophonique Amour drift (2016) qui s’inscrit dans ce projet.

Sandra Tritschler

Artiste autodidacte à l’ADN pluriel je navigue entre papier et toile, paysage et nature morte. Encre, aquarelle et acrylique. Le paysage m’interpelle par son intensité. Silencieuse et simple. Globale et émotionnelle. L’encre ou l’aquarelle s’y colle. Et le papier, les pinceaux dansent… libres. De l’eau, du pigment. Du risque aussi. Il s’agit alors de capter l’essentiel, l’ambiance. La vibration. Et puis je me pose parfois, happée par un sujet à décortiquer. La nature se meurt…Je m’approche au plus près et me recentre. Envie de restituer. Tout simplement. Montrer le sujet, dans une mise en scène sobre. Il me plait, le voilà. Acrylique, toile, concentration. L’observer et le peindre pour révéler sa beauté, telle qu’elle se présente. Jeux d’ombres et de lumières, palette de couleur réduite font le lien et signe mon travail artistique. Peindre est une évidence, une respiration saccadée entre ces deux mondes qui font écho en moi. Ils se complètent et m’harmonisent.

Marc Trichot

Je vis la Ville & l’Architecture La Ville et l’Architecture font parties de ma vie Je les pratique avec sensibilité J’observe, j’écoute, je ressens puis j’interprète les usages et les besoins de chacun C’est ainsi que petit à petit, j’imagine et je conçois mes projets d’architecture Je participe à moindre mesure à leur fonctionnement et à leur organisation Précis, réfléchis dans le trait, ma nature et ma profession me dictent cette rigueur Lignes, épaisseurs, directions et croisements sont disposés de manière significative et rationnelle afin de constituer un plan Mes plans deviennent des supports de communication empruntant codes et nomenclatures Le hasard n’y a pas sa place Je vis MA Ville Elle fait partie de ma vie, elle se livre à moi Urbain avant tout, je la pratique avec plus de sensibilité encore J’observe, je contemple, je suis attentif aux moindres détails qu’elle veut bien m’offrir Mon regard se porte notamment sur une production urbaine sauvage : le fouillis des affiches de rue usées par le temps Des affiches collées à la hâte, de manière hasardeuse ou clandestine Sans égards, sans précaution aucune, aux quatre coins de la ville Ma ville regorge d’œuvres intimes et éphémères à la charge artistique discrète et modeste Brutes, désorganisées, écorchées voire tourmentées, ces affiches urbaines me racontent des histoires intimes, celles de ma ville Déchirures, scalpes et autres signes du temps font d’elles une production urbaine sauvage, et torturée. Mais néanmoins chargée d’histoires où le hasard a toute sa place Mon travail Ces affiches délavées et torturées s’abandonnent à moi Je les examine, je les dévisage, je les scrute avec sensibilité Je capte des instants fragiles, des associations insolites, des beautés éphémères Le dialogue établi, je tente de leur répondre Je les confronte au structuré de ma profession afin d’écrire une nouvelle histoire C’est ainsi que petit à petit, j’imagine et je conçois mes œuvres Pour emmener MA ville ailleurs, vers une nouvelle histoire Voire sur un autre terrain Voilà ma découverte, voilà mes découvertes que j’ai dorénavant choisi de vous livrer A travers mes créations, c’est ma sensibilité la plus intime qui se révèle à vous