Tatiana Simmen

Je suis une touche-à-tout et ma tête est en constante ébullition, pleine d’idées et d’envies créatrices.J’aime varier les supports, tester de nouvelles techniques, explorer la matière…Au sein de cette effervescence, mes stylos, mes pinceaux, mes doigts, donnent naissance à un univers poétique et sensible d’où émane mes sujets de prédilection, le monde Animal et Végétal, la Sieste et bien entendu…la Femme.Je vous dévoile ici les premiers portraits de ma série « l’Envolée », réalisés à la gouache sur papier.C’est un projet qui me tenait à cœur et qui m’a fait poussé des ailes !Mes femmes incarnent la Féminité, en toute simplicité.Elles sont fortes, belles, courageuses et fragiles à la fois ; elles nous racontent une histoire, libre d’interprétation.Les oiseaux qui les accompagner sont comme une extension d’elles-mêmes,complices, sauvages, ils sont la métaphore de la liberté, de leurs « Envolées ».

Philippe Schoen

La photographie dévoile, la parole cachée de la lumière. J’ai une croyance, qui est en même temps une rêverie : je crois que le réel, ce que nous percevons par nos maigres cinq sens, ce contre quoi on se cogne, nous parle. Il nous parle et nous n’écoutons pas. Nous sommes trop préoccupés par nos petites affaires pour entendre. Je crois que les enfants, les ermites, les arbres écoutent et certains comprennent. Il est donc possible d’entendre ce souffle, loin des hommes, indéchiffrable et jovial, qui chante depuis la nuit des temps. J’écris et je photographie. Chacun de mes témoignages s’exprime simultanément en texte et en image.

Victor Schmitt

Dans le but de créer des images virtuelles photoréalistes et de les mêler à des recherches vidéo expérimentales, j’ai une pratique de l’image de synthèse depuis 2010 qui m’a amené à appréhender des outils industriels de modélisation et les détourner de leur but de divertissement et d’ingénierie mécanique. Ces détournements connaissent différentes approches, d’une part un travail de sculpture et de retranscription en 3D de formes dessinées à la main. Certains éléments étant des modélisations basées sur une documentation poussée (recherches historiques, reconstitutions, costumes historiques, architecture gothique, costume de cérémonie tibétain, …); d’autre part il y a le glanage sur le web d’éléments 3D de toute sorte, scan d’architecture, pièces mécaniques d’ingénierie et reproduction d’objets réels, qui sont réassemblés, remodelés pour former des machines protéiformes et des architectures oniriques. Il en résulte une hybridation surréaliste entre technologie, corps et nature. Je m’intéresse aux rapports d’échelle, de subjectivité et de symbolisme qui peuvent s’induire par le rapprochement de ces éléments, autant dans les constructions humaines que dans les systèmes et formations naturelles : grottes, forêts.

Ces édifices oniriques cherchent une forme d’illusion immersive, par leur caractère expansif dans la répétition de leurs formes symboliques à travers les échelles. Leurs structures virtuelles suggèrent l’illusion d’un ailleurs qui renvoie le spectateur en lui-même, ses possibilités de projection mentales. La ruine et l’usure, le délaissement, l’apparente inutilité et leur monstruosité, veulent être des témoins de la confrontation dramatique entre évolution industrielle, et nature originelle.
La vidéo (caméscope, drone) est un autre support que j’utilise, pour lequel j’ai une approche moins construite et plus expérimentale et qui est souvent un prétexte à des randonnées en forêt et en montagne où je puise beaucoup de ce qui fait l’énergie de mes pratiques artistiques. Ces vidéos apparaissent comme des bribes, errances, traces, dans mes films mêlées avec l’image de synthèse en stop motion ou animée. Je passe aussi par des images de synthèse figées, des instantanés de mes scènes, au rendu proche du «trompe l’œil», montrées imprimées.

Nicky SYMPTOME

Dans ma pratique, chaque collage est le résultat d’une coïncidence. Un « sumptoma » qui fait interagir un élément découpé avec un autre, précisément là où les deux morceaux devaient se rencontrer. L’utilisation des marges ou des points de fuite donne l’équilibre à la composition, provoquant ainsi le hasard des associations d’images. Ce protocole, répété au sein d’un même livre, permet de générer une série cohérente et significative.

Laurence Scheer

Laurence SCHEER vit et travaille à MARLENHEIM, elle découvre la gravure avec Joël ROCHE puis s’inscrit aux ateliers de la HEAR avec Odile LIGER.
Ses inspirations sont multiples mais le plus souvent figuratives.

Silviâme

L’argile est son matériau préféré pour exprimer ses ressentis. Elle modèle des têtes surréalistes le plus souvent mais également inspirées de modèles vivants. C’est au moment de ses méditations que les couleurs ou les patines lui apparaissent comme une évidence. Les couleurs sont souvent en lien avec l’émotion représentée.
Le doré évoque le sacré. Il est entré dans son art suite à son pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. C’est d’ailleurs de là que vient son nom d’artiste, Sylvie en latin se dit Silviam. Elle l’a découvert sur sa Compostela (document attestant que l’on a fait le pèlerinage) remise à Santiago en 2008 ; Sylvie a choisi « Silviâme » car lorsqu’elle créé, c’est avec son âme…
Déjà toute petite l’art faisait partie de sa vie. Elle a peint son premier dessin émaillé sur un plat à l’âge de 5 ans. Puis elle a expérimenté de nombreux médiums artistiques dont la peinture et la terre.. Le buste de sa grand mère a été sa première œuvre d’art-thérapie.
Pour beaucoup de ses œuvres, l’imaginaire est son guide et ses mains travaillent « seules », parfois les yeux fermés pour mieux ressentir la matière.
Son travail actuel se tourne vers l’expression du divin dans l’homme mais aussi vers une représentation de la détresse que vivent les humains comme les migrants par exemple. D’autres thèmes universels :
le respect, l’écoute, la paix intérieur, l’union du masculin et du féminin dans l’homme, l’amour inconditionnel, l’expression des sentiments, la beauté.

Une fois qu’un artiste a bien épuré son histoire personnelle, il est prêt à exprimer celle de son environnement et à témoigner de son époque.

Kiki Stierlin

Contours d’argile

Modeler l’invisible par des contours d’argile, ressentir sa forme presque imperceptible, la recouvrir d’une fine peau de glaise.

Dans le travail de la céramique ce qui m’intéresse est de rendre visible  cette énergie de vie cachée, la révéler par des contours, lui donner un espace de vie. Cette manifestation nous renvoie directement à notre propre conscience, cloisonnée dans notre corps de chair. La céramique comme un langage s’adressant à l’intime, au sensible, au subtil.

Et une citation de P.Claudel qui colle bien à ma vision de la céramique et de l’art en général.

« Par des choses visibles, nous sommes conduits à la connaissance des choses invisibles » Paul Claudel

Annie Sibert

Mon travail est intimement lié au lieu ou il se réalise. L’expérimentation avec les outils et les matières est le centre de mes intérêts. Je prend du temps pour regarder comment fonctionne une machine, je m’intéresse à la fonction des outils et à la façon dont un matériaux réagit au changement. Comme une alchimiste, j’ai développé une relation intime avec les matières et les éléments qui constituent mon atelier. Pour que les choses deviennent mienne, je les transforme, je les détourne, et je créer des objets ou des bijoux qui parlent de mon point de vue. A chaque fois, je considère le contexte de la création de façon à mettre dans mon travail, un sens bien précis.
J’ai récemment trouvé de nouvelles inspirations à travers des résidences en Asie et les motifs sont devenus des éléments qui ajoutent un sens profond à mes objets.

Erik Samakh

Né en 1959 à Saint-Georges-de-Didonne, Erik Samakh a commencé, en véritable pionnier, à recourir à l’informatique et à l’électronique dans les années 1980 pour créer des installations sonores, sensibles à leur milieu et au comportement du public.
Erik Samakh a participé à des biennales d’art et Festivals (comme Venise, Barcelone, Johannesburg ou Ars Electronica de Linz…) et exposé dans de nombreux centres d’Art et musées internationaux (dont le Centre Georges Pompidou, le MAC de Santiago du Chili ou le Musée Rodin…). Sa démarche artistique s’inscrit surtout aujourd’hui dans des espaces naturels ou des parcs (Parc National de la forêt de Tijuca au Brésil, Centre International d’Art et du Paysage de Vassivière en Limousin…).

Il a également réalisé de nombreuses installations dans des contextes de patrimoine historique : Villa Médicis, Abbaye de Maubuisson, Château de Chambord, Château de Chaumont sur Loire…
Professeur des écoles nationales supérieures d’art depuis 1989, il a enseigné à l’école nationale supérieure de Dijon, à l’école nationale supérieure de la photographie de Arles et à l’école supérieure d’Art de Aix en Provence avant de rejoindre l’Ecole Supérieure d’Art des Pyrénées.

Aberto Sanchez Martinez

Dans le cadre du programme international de résidences et d’échanges d’artistes Atelier mondial, La Kunsthalle accueille l’artiste mexicain Alberto Sanchez Martinez (né en 1988).

Le Musée du Textile d’Oaxaca au Mexique a sélectionné Alberto Sanchez Martinez  pour passer 6 mois à Mulhouse.

Initié par son père, dès son plus jeune âge, aux techniques ancestrales de filage, il puise son inspiration dans les motifs traditionnels de la communauté Zapotèque dont il est originaire pour les revisiter et inscrire son travail dans une réelle contemporanéité.