Seunghee Choi
67000 Strasbourg
 
Dernière participation aux ateliers ouverts
2015
 
Techniques
- Objet
- Sculpture
 
contact
1 rue du Rempart
67000 Strasbourg
schoimade@gmail.com
tél : 06 17 38 11 02
https://www.schoimade.com
 
Présentation
Au cœur de sa pratique, l’artiste s’attache à décortiquer les liens unissant le vivant à l’inerte, articulant sa réflexion autour de trois axes majeurs : 1. Le verre et le soi : une matière mémorielle Le verre est pour Seunghee CHOI un solide qui conserve intrinsèquement la mémoire de son état liquide. Sa capacité à retrouver sa fluidité sous l’effet de la chaleur suggère que l’objet n’est jamais figé, mais engagé dans une mutation constante. À l’image du « soi » qui se façonne au gré du temps, le verre coule, se solidifie ou se brise. En se figeant à nouveau, il capture et révèle, par sa transparence, les traces cristallisées d’un instant éphémère. 2. L’extension du soi : possession et attachement Son travail interroge également la transformation d’un objet industriel ordinaire en « objet d’affection ». En résonance avec la pensée de Hegel — pour qui la possession est une projection de la volonté dans la matière créant une « extension de l’ego » — l’artiste imprègne ses objets de son temps et de ses émotions. Une fois adopté, l’objet ne la quitte plus; il devient une parcelle de son propre être, étendue vers l’extérieur. 3. Métamorphose étrange : l’objet vivant Enfin, l’objet, réceptacle de cette projection, acquiert une vitalité animiste et manifeste des formes humaines. Sous les mains de l’artiste, les anses s’allongent pour garder l’empreinte d’un geste, tandis que des attributs anthropomorphes surgissent pour capter les sons ou les parfums environnants. Cette étrange mutation abolit la frontière séparant l’inerte du vivant, faisant du verre le théâtre d’un dialogue entre ces deux mondes.
 
Parcours
Basée entre Strasbourg et Séoul, l’artiste verrière Seunghee CHOI explore, à travers la technique de la pâte de verre, la complexité des relations entre les êtres qu’ils soient inertes ou non. Son travail s’intéresse particulièrement aux métamorphoses singulières qui surgissent au cœur de ces interactions.
Puisant ses racines dans la philosophie et la littérature allemandes étudiées à l’université Chung-Ang de Séoul, sa démarche s’est enrichie en France dès 2018. Diplômée de l’École Supérieure d’Art de Lorraine en image narrative ainsi que du CERFAV (Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers), elle développe aujourd’hui un univers plastique où le verre devient le vecteur d’un récit contant et explorant l’interaction entre l’humain et l’objet.
