Présentation du travail de Bruno Lagabbe dit le Colonel
Les collages : Image reconstituée – Néo-dadaïste des sixties – Détournement de la publicité à des fins dramatiques – Jolies nuisances
Issu de la mouvance « punk » de la fin des années 70 et ses collages en papier déchirés « Le Colonel » développe avec le temps une esthétique « hors d’âge » à partir de la déstructuration au ciseaux des images de la réclame naïves et surannée des magazines de l’après-guerre et des revues spécialisées, périodiques de science, médecine, mode, cinéma. Evitant les carambolages incongrus
violent et hasardeux la démarche va vers la reconstitution en douceur d’images surréalistes ou les éléments des sources multiples s’assemblent dans une harmonie retrouvée faisant oublier les trucages de la pratique.
Depuis peu réalisation de « sculptures insolites » œuvre en trois dimensions par assemblage d’objets, dans le même esprit « hors d’âge » et non dénués d’humour.
Exemple : Le Porte-Greffe : récupération et installation d’un tire bouchon classique en cèpe de vigne (un classique des marchés aux puces) mis en pot et agrémenté de feuilles et de fleurs laissant apparaître le tortillon de métal de l’outil. (voir photo)
With her art Ariane manages to materialize emotional states with textile fibers and thus to let them interact with the environment, so that the observer recognizes it and feels like looking into a mirror.
Ariane born 1974 in Switzerland (Biel), she lives and works in Scandinavia & also since 2017 she works in Basel (CH) & in Hégenheim (F).
Autodidact. nonconformist. developing.
Since 20 years freelance artist.
Textilart, Installation, Performance, Photography
Embroidery and Knitting is her passion.
Revendiquant un design engagé et artisanal, je me suis fait connaître avec Chut ! Collections, un concept d’objets de décoration et de petit mobilier entièrement réalisés à partir de chutes de bois. Les pièces sont confectionnées en Alsace en collaboration étroite avec des artisans de la région. Le concept est né de l’idée qu’une simple chute de bois peut se transformer en tout nouvel objet, à la fois écologique et esthétique. Mais ma démarche va au-delà de l’éco-conception et du développement durable. Elle s’inscrit dans le mouvement du slow design, philosophie théorisée par Alastair Fuad-Luke. Prôner la lenteur face à la frénésie. Produire autrement. Produire moins, mais de meilleure qualité. Des pièces qui durent, que l’on aime garder longtemps voire transmettre. Des pièces intemporelles. Des pièces qui donnent à réfléchir. Utiliser des matériaux locaux, renouvelables, recyclés et recyclables. Des matériaux naturels et nobles comme le bois et le cuir. Des produits de finition écologiques. Renouer avec l’artisanat. Fabriquer localement, en circuit fermé. Des pièces uniques ou petites séries. Penser l’objet et sa fabrication dans sa globalité. Trouver l’équilibre entre l’Homme et la Nature. À partir de formes simples et géométriques comme le cercle, j’aime travailler en superposition, marier le brut et le fini. Je m’amuse à créer des surfaces intrigantes. Les matériaux dits pauvres s’anoblissent. Up-cycling oui, mais avec raffinement et sans effet de mode. Je désire insuffler une âme à l’objet et donner ainsi une valeur émotionnelle à mes créations. En insistant sur le travail bien fait, chaque pièce est le fruit d’un long travail de composition et de confection. Le résultat est une collection à l’esthétique singulière, sculpturale et pleine de poésie, qui invite à la contemplation. Du slow design de belle facture. Beatrix Li-Chin Loos
Passionnée de coulisses, Hélène Bléhaut s’attache à témoigner de réalités diverses à travers un prisme sensible et situé.
Travail de terrain, formes courtes, poétiques et quotidiennes entre bande dessinée du réel et photojournalisme sont ses outils de prédilection pour saisir portraits, paroles et contextes. Elle prend le parti de croiser les sources, de confronter la théorie et les archives aux expériences, de trouver de nouvelles formes de vulgarisation et de transmission.
Un travail de plusieurs années à la suite de musiciens haïtiens a donné naissance en 2016 au documentaire transmédia www.alloayiti.fr, réalisé en binôme avec le développeur Titouan Mathis (Studio Meta). En 2019, elle réalise un webcomic sur la perception du handicap publié par ERC Comics, en collaboration avec l’équipe de Monika Baár, chercheuse en Histoire à l’université de Leiden (Pays-Bas).
En 2023, elle participe au collectif @experiences_militantes initié par Adèle Mesones, un compte instagram où l’on cherche à comprendre et raconter en BD les raisons de l’engagement de divers·e·s bénévoles.
Que raconter ? Pourquoi ? Qui parle et d’où ? Que disent de nous nos représentations ? Des interrogations fondatrices qui l’amènent à travailler autour des questions décoloniales et féministes, dans une perspective intersectionnelle.
«A rebours de la révolution numérique et du « tout dématérialisé », Mélodie Meslet-Tourneux investit depuis dix ans la céramique qu’elle marie à la photographie argentique dans un minutieux travail artisanal qui révèle simultanément images et volumes. Travaillant étroitement avec des potiers aux savoirs immémoriaux, elle est guidée par des postures, des façons de préparer la terre, mais aussi d’être potier. C’est par l’observation et le mimétisme gestuel que Mélodie s’imprègne d’un site et de son histoire. Elle modèle, tourne, monte la terre à la plaque ou au colombin, prend autant de notes dessinées, écrites que photographiques, pour constituer une collecte hétéroclite de sources. Elle ne néglige aucun mode d’écriture pour embrasser un sujet. Le résultat de ses recherches génère de multiples traces, documents et objets qui parfois s’hybrident avec finesse et sous la forme de pièces témoins aussi bien inédites que chargées de mémoire. De cette façon, en 2015, l’artiste a travaillé avec les potières de Dioulasso Ba au Burkina Faso aux cotés desquelles elle a réalisé des répliques d’objets traditionnels détournés de leur fonctions premières. Terre Burkinabée présente ainsi des contenants oblitérés par des clichés qu’elle réalisa de femmes façonnant la terre. En 2016, Bleu fassi raconte la rencontre avec des potiers d’un atelier marocain au travers de créations de monotypes, d’une vidéo et de photographies dont certaines sont développées sur la face des stèles modelées. Lors de ces expériences, Mélodie Meslet-Tourneux a perfectionné une technique de travail personnelle. Elle fait apparaître des images à la surface des reliefs de la terre cuite par l’usage de gélatines photosensibles. Ces expérimentations sont parfois longues et aventureuses, mais font partie du processus de recherche qu’elle élabore à chaque fois différemment pour faire advenir ces objets comme des apparitions visuelles et révèle ce qui habituellement ne se voit pas. Des lieux, des gestes, des situations de création, des histoires d’atelier dont l’objet devient le témoin. (…) « Sophie Auger-Grappin Critique d’art Directrice du centre d’art contemporain le Creux de l’enfer, Thiers
Camille Drai est scénographe, plasticienne et metteuse en scène. Elle a une affinité particulière pour les matières souples, notamment le textile. A partir de ces matériaux, elle imagine et conçoit des scénographies et des installations. En 2015, elle découvre l’univers de la Marionnette Contemporaine qui fait résonance avec ses préoccupations artistiques. Elle affirme, alors, ses scénographies comme des univers mobiles, manipulables, où le scénographe devient « marionnettiste de l’espace ». Avec cet univers en constante métamorphose, elle cherche à perturber l’ordre établi de nos représentations, ébranler nos certitudes face au réel et au surnaturel. Elle interroge les mécanismes inconscients et invisibles qui façonnent notre identité et notre conscience humaine.
C’est avec cette ambition qu’elle fonde en 2018, la Cie Sans Visage, compagnie de marionnette contemporaine, théâtre visuel et sonore. Elle signe la mise en scène du premier spectacle de la compagnie : « Résurgence », qui a été créé le 8 décembre 2022, au Manège, scène nationale de Reims. Il joué au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, à Charleville-Mézières en septembre 2023.
Résurgence s’intéresse aux liens transgénérationnels et en particulier aux fantômes familiaux : ces traumatismes enfouis et secrets de nos ancêtres, qui se répercutent dans l’inconscient des générations suivantes et viennent entraver leurs vies, leurs relations et leurs bien-être. C’est à travers l’oeuvre et la vie du poète visionnaire Arthur Rimbaud, qu’elle a choisi d’explorer ces liens familiaux invisibles.
Parallèlement, elle collabore avec d’autres Compagnies comme la Cie les ailes de Samare, Cie Muutos, la Cie Juste Après, Cie le 7 au soir, en tant que scénographe, accessoiriste ou constructrice de marionnette. De 2016 à 2018, elle travaille avec l’agence de graphistes, Fabrication Maison, à la conception d’une signalétique originale pour la nouvelle Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette.
Ma pratique questionne la scénographie non comme un art réservé à la boîte noire du théâtre mais comme une tension des rapports entre l’espace, le temps et le public. Les performances, les installations comme les scénographies que je conçois ont agitées de la même interrogation : comment rendre l’espace et le le temps signifiants au regard du spectateur ? Ces notions sont travaillées comme des matières à tordre, à transformer, à épuiser. L’objet scénographiquedevient moteur de jeu et de fiction. C’est de cette activation du lien concret et poétique avec la matière, de ce corps bousculé par l’objet que se nous une expérience sensible de l’espace et du temps. Comme dans les arts vivants, ma pratique est collective. J’ai cofondé Milieu de Terrain avec Floriane Jan et Club Sandwich avec David Séchaud. Je travaille régulièrement avec des plasticiennes (Gretel Weyer, Célie Falières).
Loïc Urbaniak fait bondir avec ardeur le trait et la littérature hors de la page.
Pluridisciplinaire, son travail chemine à la fois entre des constructions en volume, avec des mises en scène qu’il envisage comme ces tableaux qui finissent par bouger quand on les fixe trop longtemps, comme ces livres d’images que l’on voudrait mouvant, et sa pratique du dessin, nécessité complémentaire.
Ces deux mondes se rejoignent lors d’interventions artistiques, où Loïc Urbaniak rencontre public et praticiens, et où les imbrications et implications de recherches font face au pragmatisme.
Au cœur de tout, pour lui : raconter, sans répit.
Conception scénographique et lumière, constructions légères, couture et bricolage en tout genre.
«Ma réalité est une usine, de transformation qui noircissent ses bouts. La violence y meurt aveugle,
puisque faire confiance à la science, c’est à la fois faire confiance au savoir orienté vers la connaissance. Mon intelligence est un calcul, au moment opportun il faut savoir se convaincre pour persuader l’autre, lui faire correspondre les apparences selon les critères admis par la correspondance, entre ce qui est dit et ce qui est fait. C’est le vrai sens de la vérité. Si vous en cherchez autre sens j’estime qu’il n’y a pas. Les intérêts, chacun y trouve le sien, çà en rajoute un autre d’un côté comme de l’autre. Il n’y a qu’un pas et s’il faut le franchir pour y trouver le sien, chacun franchira et viendra ensuite expliquer jusqu’à quel point sous les apparences, l’intelligence même un combat pacifique. Si ma résilience artistique continue d’exister sous sa forme primitive, on constate que ses principes fondamentaux se dissolvent peu à peu dans les formes normatives des politiques or la création artistique est bien loin au dessus de la politique. Pendant que les politiques cherchent perpétuellement à résoudre des problèmes des sociétés humaines, réponse « Mans succès »L’Artiste quand à lui il ouvre la porte des problèmes des sociétés entre et cohabite avec comme étant le premier collaborateur complice de la création artistique.»
«Je fais recours à l’art vivant pour explorer de multiples stratégies en vue de construire, puis
d’exprimer dans l’espace public, un raisonnement, pour lui qui s’affrontent à la représentation des complexités ethniques du Sud et identitaires dans le cas international. L’Art vivant m’offre des langages alternatifs qui me permet de récrire la doxa post-coloniale dans un ton pacifique pour inventer des nouveaux mondes. La performance m’ouvre de nouveaux lieux pour comparer et contester les idées reçues sur la différence culturelle. De plus en plus je construis dans un corps de performeur, en effet de véritables installations qui au delà du geste initial, continuent d’exister comme des entités autonomes. Inversement, des nombreux photographes, sculpteurs, vidéastes, voire peintres, créent des oeuvres qui peuvent être perçues comme des objets performatifs, sans forcement être utilisés comme tels. Cette utilisation du corps comme lieu de l’action, de la transgression, qui place les pratiques de l’art vivant au centre du débat contemporain sur la place organique. (La science du vivant). L’ Être.»